Dans son discours, le ministre a salué la réalisation de cette infrastructure, qu’il a qualifiée de « capitale pour la ville historique de Saint-Louis ». Ce projet, qui bénéficie d’un financement de 26 milliards de francs CFA, dont 5,8 milliards financés par la commune de Saint-Louis, vise non seulement à améliorer l’accès à l’énergie dans les zones urbaines, mais également à soutenir l’économie locale, notamment les petites entreprises, et à progresser vers l’objectif d’un accès universel à l’énergie. Actuellement, le taux de couverture urbaine est de 98 %, tandis que le taux en milieu rural se situe entre 65 et 68 %. L’ambition affichée par le gouvernement est d’atteindre 100 % d’accès à l’énergie sur l’ensemble du territoire.
Birame Souleye Diop à l’inauguration de la sous-station électrique de 30 kV de Saint-Louis : « On ne vendra pas de rêve, on dira simplement la vérité »
Banque africaine de développement: Batailles tenaces d’influence, mais au prix de servir l’Afrique
La course pour la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) est lancée pour succéder au nigérian Adesina Akinwumi dont le mandat expire mi- mai 2025. Sur fond de tractations en.coulisses et de déploiement timide pour l’instant des machines diplomatiques de NDjaména à Lusaka, Confidentiel Afrique a recueilli en exclusivité le décryptage de l’éminent Professeur Tchadien, Zakaria Ousman Ramadan, Directeur du Centre Tchadien des Études Stratégiques et Recherches Prospectives
Elle s’est acccélérée au fur et à mesure que l’on s’approche de la date de clôture des dépôts des candidatures. En effet, les zones et groupements d’intérêts économiques du continent commencent à préciser discrètement leur choix et préférence.
En tous les cas, il faut rappeler qu’Il s’agit d’élire le pays dont le ressortissant sera choisi et non du candidat lui-même. Le poste de Président de la BAfD est certes stratégique mais il est imminement politique, d’où l’intérêt pour les différents gouvernrments de se mêler à la danse pour donner un coup de pouce à leur ressortissant.
Par conséquent, le poids économique du pays et sa diplomatie sont deux critères extrêmement importants.
Quelle chance pour le Tchad?
Le Tchad descend sur les arènes avec ses arguments politiques etéconomiques, ainsi que ses avantages comparatifs. Le candidat Tchadien a sur son tableau de bord plusieurs cartes. Il convient de noter qu’à ce point, tous les états majors des pays engagés dans cette course peaufinent leurs stratégies dans les moindres détails.
Disons que la chance des candidats issus de certains « petits pays » pourrait dériver de la malchance des candidats de certains « poids lourds du continent ». Comme en toute chose, l’excès de confiance tue. La victoire dans le football s’obtient au dernier coup de sifflet.
La carte de l’efficacité diplomatique
Rien n’est donc joué d’avance car les alliances et les éventuels soutiens des candidats sont susceptibles d’évoluer dans un sens comme de l’autre.
La geostrategie et la logique des intérêts détermineront les soutiens ou non des « Non-Régionaux ». Il faut attirer et fidéliser les partenaires avec des arguments de poids.
Avec l’annonce de la candidature Sénégalaise, Mauritanienne, Béninoise en plus de celle de la Zambie et de l’Afrique du Sud ( unique femme en lice), les voix se diviseront en fonction des affinités de circonstances et intérêts du moment.
En principe, les candidats se valent plus ou moins, sur le plan professionnel et académique tout en sachant que « le diable se trouve dans les détails ».
Les choses risquent de se compliquer davantage si on examine à la loupe, les CV des candidats dont le Biodata de certains poids lourds. Le vote des non- régionaux fera la différence dans une Afrique fragmentée. Si le choix pour le UK, Canada, US, Japon, Chine etc, sera facile, la France aura du mal à libérer sa voix entre le Bénin (soutien inconditionnel de la France en Afrique de l’Ouest), la Mauritanie (producteur de gaz, producteur de fer, producteur de l’or, producteur de pétrole, zone de pêche la plus importante du continent), le Tchad (base française et fidèle allié dans la lutte contre le terrorisme au Sahel) et le Sénégal ( producteur de Gaz, de pétrole, base française, quartier latin, producteur de phosphate, modèle réussi de démocratie exemplaire).
L’Afrique du Sud fait le pari du genre avec Mme Swazi Tshabalala
Faute d’un consensus politique sur le choix d’un président, le choix se décidera sur la base de l’examen des CV des candidats. Si tel devait être le cas, l’arbitrage sera très serré entre 3 candidats phares de cette élection dont la Sud-Africaine qui, a compétence égale, sera préférée probablement au nom de l’égalité de genre et de la rotation, homme- femme dans une telle institution continentale.
Voici par ordre chronologique les différents présidents de la BAD:
1. MAMOUN BEHEIRY Soudan. Novembre 1967- Août 1970
2. ABDELWAHAD Labidi, Tunisie. Août 1970 – Mai 1976
3. Kwame Donkor Fodwor, Ghana. Mai 1976 – Juillet 1978
4. Goodall Gondwe, Malawi. 1979 – 1980
5. William D’Israël Mung’Omba, Zambie. Juin 1980 – Mai 1985
6. Babakar Ndiaye. Sénégal Mai 1986 – Août 1995
7. Oumar Kabbaj Maroc Août 1996 – Août 2005
8. Donald Kaberuka Rwanda Sep 2005 – Août 2015
9. Akinwumi Adesina Nigeria. Mai 2015 – Mai 2025
En résumé on peut retenir qu’il ya eu:
-Trois (03) présidents d’Afrique du Nord
-Trois (03) présidents d’Afrique de l’ouest
-Deux (02) présidents d’Afrique autrale
Un (01) d’Afrique centrale si on considère que le Rwande fait toujours partie de l’Afrique centrale.
Et si le Rwanda fait plutôt de l’Afrique australe alors, il ya Trois (03) pays de l’est.
Les pays lusophones et la Guinée Equatoriale n’ont pas eu leur part de gâteau en temps qu’états membres . Leurs chances demeurent intactes en l’état actuel, puisque les 3 autres zones linguistiques du continent : arabe, française, anglaise, ont été déjà servies.
Les prières seules ne suffiront pas pour tel ou tel candidat, il faut mettre en marche la machine diplomatique.
Il ne reste qu’à souhaiter aux différents candidats bonne chance dans cette quête de pouvoir. Mais pour servir exclusivement l’Afrique.
Que le meilleur gagne car toute victoire dans ce cas sera celle du continent africain.
Par le Professeur Zakaria Ousman Ramadan
Directeur du Centre Tchadien des Études Stratégiques et Recherches Prospectives
Chadian Center for Strategic Studies and Prospective Research
Elections législatives anticipées au Sénégal
Sur la ligne de départ : les élections législatives anticipées provoquées par la dissolution de l’Assemblée nationale voulue par le président Bassirou Diomaye Faye, auront lieu le 17 novembre prochain. Pas moins de 49 partis ou coalitions ont déposé des listes de candidats avant la date butoir du 29 septembre.
Grande recomposition : À ce stade, l’enchevêtrement de listes déposées s’avère très difficile à décoder, y compris pour les responsables politiques eux-mêmes. Mais on peut déjà noter que la désagrégation de la carte politique sénégalaise, débutée avec la victoire de Bassirou Diomaye Faye en mars dernier, se poursuit.
Ainsi, la coalition Benno Bokk Yakaar qui aura régné pendant douze ans sur l’Assemblée nationale, a volé en éclats : à la suite d’un courrier adressé le 2 septembre à ses lieutenants et partenaires par Macky Sall, cette alliance entre son propre parti, l’Alliance pour la République (APR), le Parti socialiste (PS) d’Aminata Mbengue Ndiaye et l’Alliance des forces de progrès (AFP) de Moustapha Niasse, n’existe plus. Une nouvelle coalition, Takku Wallu Sénégal, rassemblera l’APR, le PDS et Rewmi. Le nom de leur tête de liste a été officialisé le 1ᵉʳ octobre dans la soirée : il s’agit de l’ancien président Macky Sall.
Amadou Ba (La Nouvelle Responsabilité), le candidat malheureux de Benno lors de la présidentielle après avoir été partiellement lâché par son propre camp durant la campagne, a constitué une autre coalition (Jàmm ak Njariñ) avec les anciens alliés de l’APR au sein de la défunte coalition Benno Bokk Yakaar : le PS, l’AFP, la Ligue démocratique et d’autres petits partis de la gauche sénégalaise.
Le favori. Porté par sa victoire dès le premier tour de la présidentielle et face à une opposition morcelée en crise de leadership, le Pastef de Bassirou Diomaye Faye et d’Ousmane Sonko part largement favori.
Diomaye Faye invite le gouvernement à lancer, «sans délai, un vaste programme de résorption des abris provisoires»
Ce mercredi, «le Chef de l’État a invité le Gouvernement à procéder au lancement, sans délai, d’un vaste programme de résorption des abris provisoires, de réhabilitation et de construction aux normes d’établissements scolaires ».
Selon le communiqué du Conseil des ministres du jour, il a, en outre, indiqué l’impératif de finaliser le nouveau Programme national de l’Éducation et de la Formation en adéquation avec les valeurs historiques et culturelles de la Nation. «Ce programme doit également tenir compte des défis de notre société et des enjeux liés au numérique et à l’Intelligence artificielle », indique le document.
Mieux, «au regard de la jeunesse de notre population, le Président de la République a insisté sur l’urgence de rebâtir notre modèle d’école publique autour du civisme, de la citoyenneté, de nos langues nationales et de l’ouverture aux langues étrangères universelles mais également à la préparation aux aptitudes scientifiques, techniques, technologiques et professionnelles de nos élèves face aux évolutions du monde contemporain ».
Par ailleurs, «le Chef de l’État a félicité le Premier Ministre et les Ministres concernés pour les efforts significatifs consentis pour redresser et réorienter le système éducatif national par la méthode, dans le consensus, la culture du résultat et la confiance des partenaires sociaux ».
La France doit reconnaître le massacre de Thiaroye !
Six des tirailleurs exécutés en 1944 à Thiaroye sur ordre d’officiers de l’armée française sont désormais reconnus « morts pour la France ». Pour Karfa Diallo, si ce geste marque une avancée, quatre-vingts ans après les faits, l’État français doit aller plus loin en réhabilitant les victimes.
Le 1ᵉʳ décembre 1944, des dizaines de tirailleurs sénégalais – trente-cinq soldats, selon la première version officielle, plusieurs centaines, selon certains historiens – étaient exécutés sur ordre d’officiers de l’armée française au camp de Thiaroye, près de Dakar, au Sénégal. Présentés comme des « mutins », ces soldats originaires des anciennes colonies françaises d’Afrique de l’Ouest, qui avaient servi durant la Seconde Guerre mondiale en Europe, réclamaient simplement leurs arriérés de solde. Jugés le 6 mars 1945, 34 d’entre eux seront condamnés à de lourdes peines de prison, avant d’être graciés en juin 1947. Cet épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale est longtemps resté secret.
Symbole de l’injustice coloniale
Pour moi qui suis pourtant né dans ce camp militaire et y ai effectué mes premières humanités ; pour mon père, tirailleur sénégalais pendant la guerre d’Algérie puis caporal-chef de l’armée sénégalaise, qui reprendra ce camp à l’indépendance au profit d’un bataillon de parachutistes ; pour ma toute ma famille qui vit encore aux abords de ce quartier structuré par l’histoire coloniale française en Afrique de l’Ouest. Mais aussi pour les autorités françaises, dont le déni et le manque de courage vont peupler ces quatre-vingts ans d’imposture mémorielle. Des dizaines d’années où ces hommes-martyrs, leurs familles et les nombreux militants, qui se sont heurtés à l’indifférence administrative et à l’ingratitude politique, n’ont cessé de se demander s’ils ne payaient pas pour le « sang noir » qui coule dans leurs veines. On imagine mal des soldats métropolitains blancs et leurs familles subissant pareil traitement !
Une reconnaissance progressive de cet épisode s’amorce néanmoins depuis une dizaine d’années. Le 1ᵉʳ décembre 2014, rompant avec une certaine pratique du déni, François Hollande, en visite au Sénégal, prononce un discours au cimetière militaire du camp de Thiaroye, dans lequel il reconnaît la faute de la France dans la fusillade qui a coûté la vie aux tirailleurs et annonce la restitution d’archives numérisées à l’État sénégalais.
C’est le point de départ de l’intégration, dans la mémoire coloniale française, du drame de Thiaroye, devenu en Afrique de l’Ouest l’un des symboles de l’injustice coloniale et un ferment incontournable des luttes syndicales et politiques d’affirmation indépendantiste et souverainiste sur le continent. Portée par la société civile africaine diasporique et certains historiens – lesquels se mobilisent fortement et entament de nombreuses procédures –, la demande de vérité et de justice a progressivement conduit à la prise en compte de ce mensonge d’État.
Regarder l’histoire en face
En effet, le 18 juin 2024, l’État français a annoncé que six tirailleurs sénégalais (quatre Sénégalais, un Ivoirien et un Burkinabè) tués lors du massacre de Thiaroye sont reconnus « morts pour la France ». « Ce geste s’inscrit dans le cadre des commémorations des 80 ans de la libération de la France comme dans la perspective du 80ᵉ anniversaire des évènements de Thiaroye, dans la droite ligne mémorielle du président de la République [Emmanuel Macron], qui souhaite que nous regardions notre histoire “en face” », a alors indiqué le secrétariat d’État français chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire. L’ampleur de cette tragédie semble enfin prise en compte par l’État français. Cet élément nouveau, qui constitue une indéniable avancée, nous oblige. De « rébellion armée », ce drame colonial, par la vertu de la récente décision française, devrait être requalifié par les représentants de la nation française afin de lui donner toute la force symbolique et matérielle qu’implique cette mention « MPF ».
Seul dirigeant africain à réagir à cette mesure, Ousmane Sonko, le Premier ministre sénégalais, a rappelé à la France qu’« elle ne pourra plus ni faire ni conter seule ce bout d’histoire tragique. Ce n’est pas à elle de fixer unilatéralement le nombre d’Africains trahis et assassinés après avoir contribué à la sauver, ni le type et la portée de la reconnaissance et des réparations qu’ils méritent. » En effet, si le traumatisme et le souvenir de ce massacre restent vifs au Sénégal et en Afrique, cette tuerie demeure aussi une blessure ouverte au cœur de notre République française. Nous sommes nombreux à avoir refusé que la poussière de la mort ne recouvre Thiaroye et ses valeureux Africains, tués parce que résistants, condamnés parce qu’Africains et oubliés parce que noirs.
Nous sommes désormais au cœur d’une réalité historique et politique qui nous oblige à la réhabilitation de ces hommes. Citoyens d’aujourd’hui, garants de cette République, allons-nous continuer à laisser prospérer le déni et le mépris racial ? Allons-nous continuer à alimenter le ressentiment que de nombreux Africains éprouvent à l’endroit de notre pays ? À la veille du 80ᵉ anniversaire de Thiaroye 44, il est temps pour la nation française de reconnaître officiellement et solennellement ce drame, afin que toutes les conséquences militaires et politiques en soient tirées.
Ouvrir un procès en révision
Porter une résolution de reconnaissance officielle et de condamnation du massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye est une initiative que la société civile voudrait voir soutenue par les représentants de la nation française. Cette initiative, dont le point d’orgue sera une conférence-plaidoyer, le 4 novembre à l’Assemblée nationale, vise également à inscrire une journée de commémoration du massacre à l’agenda des journées officielles. Et, puisque le doute sur la culpabilité des 34 tirailleurs rescapés condamnés pour mutinerie est définitivement levé avec cette mention « MPF », il importe aussi de demander l’ouverture d’un procès en révision. Enfin, les États africains doivent avoir toute leur place dans ce processus de reconnaissance. On devrait les y associer dans un souci de mise en œuvre d’une démarche multilatérale respectueuse de leur souveraineté.
Cela est nécessaire si on veut faire face à ce passé pour le connaître, le comprendre et bâtir un avenir à la mesure des enjeux éthiques de civilisation qui se dressent devant nous. Non pas à coups de mesures individuelles ou de déclarations médiatiques mais à travers des actes forts et concrets qui engagent la nation française. Car, au-delà de la vérité, le massacre des tirailleurs de Thiaroye exige un sursaut moral pour que le droit, celui de la représentation nationale, vienne parachever cette exigence de justice. Loin des polémiques infondées, la priorité est à la réconciliation des mémoires, à l’apaisement des passions, tant en France qu’avec les peuples auxquels nous lie ce passé commun et, plus encore, un avenir que nous voulons écrire ensemble.
Il est urgent désormais d’ériger Thiaroye en lieu transnational de mémoire, d’histoire, de savoir, de pédagogie, de transmission, de culture et de débat. C’est de cette manière que nous pourrons combattre le racisme, les préjugés et l’ignorance. C’est une condition impérieuse pour que nous vivions ensemble de manière sereine et apaisée
Banc des Lions : La réaction d’Aliou Cissé, après son limogeage
Sur la sellette depuis l’élimination du Sénégal en huitièmes de finale de la dernière Coupe d’Afrique des nations, Aliou Cissé n’est plus l’entraîneur des Lions. Le ministre des Sports a décidé de ne pas prolonger son bail.
Selon Dsport, la tutelle a informé le président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, de cette décision gouvernementale, à son retour d’Arabie saoudite où il a assisté à la finale de la Super Coupe de la CAF. Le patron du football sénégalais a ensuite informé le concerné par téléphone.
Le désormais ancien coach des Lions dit l’avoir pris « avec philosophie, hauteur et grandeur», lit-on sur le fil de Dsports.
Selon le site sportif, Cissé a fait savoir à Augustin Senghor que ‘’l’intérêt du Sénégal est au-dessus de tout le monde et que si les autorités en ont décidé ainsi, c’est parce qu’elles ont leur raison’’.
Contrat de Aliou Cissé : l’État se radicalise dans une «lettre confidentielle»
Une nouvelle qui tombe mal. À proximité de la double confrontation du Sénégal contre le Malawi dans le cadre des qualifications de la Can 2025, le 11 puis le 15 octobre. Alors que le coach des Lions a déjà envoyé les convocations des joueurs retenus pour ces deux rendez-vous. «Le contrat liant le sélectionneur national, Aliou Cissé, à la Fédération sénégalaise de football (Fsf) ne sera pas renouvelé. Ainsi, en ont décidé les nouvelles autorités.»
C’est Sud Quotidien qui donne l’information dans son édition de ce mercredi. Le journal précise que c’est la ministre des Sports, «dans une lettre confidentielle envoyée à l’instance fédérale du football», qui a posé son véto face à la volonté de celle-ci de prolonger d’un an le contrat du technicien de 48 ans.
Sud rapporte que la Fsf rendra publique la décision de l’État ce mercredi, lendemain «de la réunion du comité d’urgence» consacrée au sujet. La ministre aurait été convaincue de sonner la fin pour Aliou Cissé par les sifflets qui sont descendus des travées du stade Abdoulaye-Wade après le récent nul (1-1) des Lions face aux Étalons du Burkina Faso.
«La victoire (0-1) acquise à l’extérieur devant le Burundi à Lilongwe au Malawi n’a pas fait fléchir la position de l’État», soutient la même source. Qui se demande, maintenant que la reconduction de Aliou Cissé est à l’eau, qui va diriger les Lions pour la suite des qualifications, notamment pour les deux matchs contre le Malawi. «Est-ce que c’est son adjoint, Pape Bouna Thiaw, qui va assurer l’intérim ? Le cas échéant, jusqu’à quand» interroge le quotidien d’information.
Aliou Cissé est à la tête des Lions depuis 2015. Le capitaine de la Génération-2002 a offert son plus beau palmarès au football sénégalais en tant que sélectionneur : vainqueur de la Can 2021, deux éditions de Coupe du monde (2018 et 2022) et finaliste de la Can 2019. Sous son magistère, le Sénégal a longtemps occupé la tête du classement Fifa/Afrique.
Hommage à Amadou Makhtar MBOW
Amadou Makhtar MBOW « Scout toujours »
Acteur majeur de l’Histoire du scoutisme en Afrique, Ousmane Thiané Sar, connu sous le
nom de « Sanglier zélé », fonde en 1938 à l’École Normale William Ponty, à Sébikhotane. le
Groupe local Pontyville, qui compte plusieurs unités, et c’est grâce à lui qu’un pontyn sur
deux a franchi le pas vers le scoutisme.
De cette manière, la contribution peu connue d’Amadou Makhtar MBOW « Ecureuil actif»
était sa participation au mouvement scout. Avec la majorité des routiers et des
responsables, ils réclamaient une accélération du processus d’indépendance par
rapport aux EDF (Eclaireurs de France) tout en appelant, dans des motions de congrès,
les Autorités à mettre fin aux guerres coloniales fratricides qui touchaient surtout la
jeunesse, qui est la force vive des Nations.
À cette époque, l’École Normale William Ponty de Sébikhotane était connue pour former
tous les cadres de l’administration, des instituteurs (d’où son nom d’École Normale), des
candidats à l’École de médecine et de pharmacie Jules Carde, des candidats à l’École de
vétérinaire ou supérieure de technique de Bamako… Ceux-ci, de toutes ethnies et de
toutes croyances, étaient des habitants des territoires de l’AOF (Afrique occidentale
française) et même de l’AEF (Afrique équatoriale française).
Parmi eux se trouveront de nombreux hommes d’État, diplomates de carrière,
enseignants brillants, médecins de renom : Bakary Djibo, professeur Assane Seck,
Abdoulaye Albert Ndiaye, Baffa Gaye, Dr Thianar Ndiaye, Thierno Souleymane Diop,
Abdoulaye Seck dit Douta, Sidi Mohamed Ould Déyine, Professeur Papa Kouaté, Demba
Bèye, Macodou Diène, Bocar Cissé, Ibrahima Ahmadou Sangho, Arona Sy, Mody Diagne,
Malick Thioye, Séga Gueye, Abdoulaye Diallo, Dr Lamine Sine Diop, Abo Damadia,
Kassory Bangoura, Paul Zoukou Bailly, Issa Diop, Alassane Diop, Dr Brelotte Sow, Dr Papa
Gaye, Dr Abdourahmane Kélétigui, Edouard Coll, Lompolo Koné, etc.

Au cours de la période décolonisation, la majorité des membres du scoutisme laïque, qui
est un mouvement d’éveil de conscience et de prise de responsabilités, seront parmi les
principaux dirigeants des divers partis politiques, mouvements de jeunesse ou syndicats, parmi lesquels on pouvait mentionner, entre autres : Ousmane Thiané Sar, Ouézzin Coulibaly, Majhemout Diop, Amadou Makhtar M’Bow, Abdoulaye Ly, Abdoulaye GueyeCabri, Assane Seck, Ibrahima Sangho, Bocar Cissé, Alassane Diop, Bakary Djibo, Saër Gaye, Baffa Gaye, Kassory Bangoura, Issa Diop, Mody Diagne, Ali Bocar Kâne, Alioune
Badara Paye, Tibou Tounkara, Boubacar Diallo Telli, Abel Goumba, Abdoul Maham Bâ,
Mamadou Marone, Amadou Ndéné Ndaw, Malick Diop, Mbakhane Ndaw, Cheikh Dé
Thialaw Dieng, Bara Goudiaby etc.
Avec Ousmane Thiané Sar, Amadou Makhtar MBOW et d’autres frères éclaireurs avaient
initié entres autres à St Louis un projet d’auto-construction populaire appelé
communément « Cité castors ». Pa Mbow comme l’appelé affectueusement certains
avait servi sa communauté, son Pays, l’Afrique et le Monde. Pour paraphrase quelqu’un «
il reste à l’image de son totem, toute sa vie durant, le travailleur acharné et infatigable que
le monde entier connaît. Inusable militant de la cause humaine, du Tiers-Monde et des
valeurs de la République pour lesquelles il donnera jusqu’à sa santé ».
Lamine FALL
Le Camerounais Dieudonné Gaïbaï porté à la direction de l’Africa Global Logistics Côte d’Ivoire
Il vient de rejoindre le poste auquel il a été promu depuis août dernier et devra y relever de nouveaux défis.
L’ancien journaliste d’origine camerounaise Dieudonné Gaîbaî est désormais le directeur général adjoint d’Africa Global Logistics (AGL) Côte d’Ivoire. Il a été promu à ce poste depuis le mois d’août 2024. Il arrive dans un contexte où l’AGL n’est pas au meilleur de sa forme. Avec ses 20 années d’expérience, le Camerounais devra donc relever de nouveaux défis après une récente régression observée dans le chiffre d’affaires de l’entreprise. L’entreprise a connu une véritable baisse au premier trimestre 2024, qui était par ailleurs une résultante des facteurs défavorables déjà observés depuis 2023, notamment avec la baisse de la production cacaoyère et celle du transit maritime import. Avec un résultat porté antérieurement à 168%, l’entreprise a enregistré une perte de 416,35 millions de F CFA. Le chiffre d’affaires quant à lui est passé de 23,47 milliards à 21,7 milliards de F CFA (données du premier trimestre 2023). Il s’agit donc là d’une chute de 7,5%. Anciennement journaliste, Dieudonné Gaïbaï est titulaire de plusieurs diplômes prestigieux au nombre desquels le plus récent, un Executive MBA en Management Stratégique de l’IAE de Paris Sorbonne Business School obtenu en 2022.
Dieudonné Gaïbaï
Ghana : 42 arrestations lors de manifestations publiques
42 personnes arrêtées au Ghana, suite aux affrontement survenus à l’occasion de manifestations populaires dans la capitale, Accra, contre les difficultés économiques et la gestion gouvernementale de l’exploitation minière illégale, connue localement sous le nom de « galamsey
La police ghanéenne a déclaré avoir arrêté 42 manifestants dans la capitale, Accra, après que des affrontements ont éclaté lors de manifestations contre les difficultés économiques et la gestion par le gouvernement de l’exploitation minière illégale, connue localement sous le nom de « galamsey ».
