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L’histoire méconnue des sachets d’eau pratiquement omniprés

À côté de monticules de sachets d’eau usagés à Dakar, la capitale du Sénégal, une silhouette bien connue se dessine dans la rue. Elle ressemble à une grande tour de déchets, mais celle-ci se déplace. C’est « l’homme plastique », vêtu de déchets de la tête aux pieds et arborant des sacs, des gobelets et des sachets d’eau à usage unique. La mission de sa vie : alerter sur les dangers de la pollution plastique.

Modou Fall, père de quatre enfants, a grandi dans la banlieue de Dakar. Il a commencé sa vie professionnelle en tant que soldat. « J’ai beaucoup appris lorsque j’étais en poste à la frontière entre le Sénégal et le Mali », indique M. Fall. « J’observais les oiseaux migrateurs au sol, cernés par les déchets plastiques. » C’est à ce moment que M. Fall a pris conscience de l’ampleur de cette crise dans son pays. Il a décidé de rendre la menace impossible à ignorer en se vêtant de déchets plastiques.

L’activiste environnemental sénégalais Modou Fall, surnommé « l’homme plastique », parcourt les rues pour alerter la population sur la pollution par les plastiques à usage unique à Dakar. Photo : Annika Hammerschlag/Anadolu Agency via AFP
L’activiste environnemental sénégalais Modou Fall, surnommé « l’homme plastique », parcourt les rues pour alerter la population sur la pollution par les plastiques à usage unique à Dakar. Photo : Annika Hammerschlag/Anadolu Agency via AFP.

Les sachets d’eau font partie des produits à usage unique les plus emblématiques de l’Afrique de l’Ouest. Ces sachets en polyéthylène remplis d’eau et scellés à chaud sont devenus omniprésents au cours des dernières décennies. M. Fall fait de son mieux pour diffuser son message antipollution chaque jour, mais des spécialistes affirment que la résolution de cette crise nécessite une approche mondiale.

« L’analyse de l’histoire des sachets d’eau fournit un bon exemple permettant d’améliorer la compréhension des différentes facettes de la crise mondiale de la pollution plastique », souligne Elisa Tonda, Cheffe du Service des ressources et des marchés du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « Les besoins à l’échelle locale et les contextes qui y sont associés doivent être pris en considération avant de déployer des solutions dans le but de s’affranchir d’une culture du “jetable” et d’opérer une transition efficace vers une économie circulaire

Pourquoi les sachets d’eau sont-ils appréciés ?

Les sachets d’eau sont utilisés quotidiennement dans de nombreuses communautés à revenu faible et intermédiaire d’Afrique de l’Ouest. L’utilisation courante de sachets d’eau résulte en grande partie de l’indisponibilité récurrente de services publics d’alimentation en eau : la plupart des personnes vivant dans des villes d’Afrique subsaharienne ont du mal à accéder aux services élémentaires d’alimentation en eau. Le prix bas, la légèreté et la solidité des sachets d’eau s’ajoutent à la liste de leurs avantages – il est plus facile de porter un petit sac en plastique que de porter un pot traditionnel fragile en terre cuite ou un jerrycan volumineux.

« Les sachets d’eau en plastique répondent à un besoin concret en eau potable », explique Mme Tonda. « Assurer l’accès à une eau salubre de davantage de personnes, en particulier au sein des communautés à faible revenu, permettrait de traiter les causes sous-jacentes du problème, plutôt que ses symptômes. Nous avons besoin d’un changement culturel en sens inverse afin de revenir aux bouteilles et gobelets réutilisables. »

Comment fonctionne le secteur ?

Jusqu’aux années 1980, il était courant de boire de l’eau dans un gobelet en métal ou en plastique dans les rues du Ghana, que l’on se procurait dans de grands réservoirs. L’accroissement de la demande, associé à des préoccupations d’ordre sanitaire, a conduit à conditionner l’eau différemment. Le sachet plastique moderne est apparu pour la première fois à la fin des années 1990 en raison de l’apparition de nouveaux équipements.

Pour créer une petite entreprise d’emballage de sachets d’eau, il suffit d’avoir accès à l’eau du robinet et de posséder un réfrigérateur. Certains sachets d’eau sont ainsi produits et vendus sans indication concernant leur origine ou qualité. D’autres sont fabriqués par de grandes marques, comme Si Belle ou Teranga au Sénégal, et sont soumis à une réglementation.

Des menaces pour la santé et l’environnement

Il n’est pas rare que les consommateurs jettent des sachets vides sur le bord des routes. Toutefois, les déchets plastiques jetés peuvent obstruer les voies d’écoulement et être une source de pollution atmosphérique lorsqu’ils sont brûlés, et offrir des zones propices à la reproduction de vecteurs de maladies tels que les moustiques. Entre 19 et 23 millions de tonnes de plastique se déversent dans les écosystèmes aquatiques chaque année, ayant une incidence sur plus de 800 espèces.

Au Nigéria, les sachets sont de plus en plus répandus, en particulier dans les villes connaissant une croissance rapide comme Lagos. Des recherches indiquent qu’entre 50 et 60 millions de sachets d’eau usagés sont jetés dans les rues quotidiennement.

Actions des gouvernements et sensibilisation

Des distributeurs automatiques d’eau apparaissent peu à peu à Dakar. Photo : UNEP/Tal Harris
Des distributeurs automatiques d’eau apparaissent peu à peu à Dakar. Photo : UNEP/Tal Harris

L’alimentation en eau potable à la demande serait une solution durable du point de vue de la santé humaine et de l’environnement. Cependant, étant donné que la population de l’Afrique devrait augmenter et passer de 471 millions de personnes en 2020 à un milliard de personnes d’ici 2050, et que les infrastructures liées à l’eau sont inadéquates dans de nombreuses villes, de nouvelles politiques et solutions alternatives sont nécessaires.

Trente pays d’Afrique se sont engagés au titre de la Convention de Bamako à améliorer la gestion des déchets dangereux, y compris des plastiques. Beaucoup ont déjà imposé des interdictions à l’échelle nationale concernant les plastiques, notamment les sachets d’eau. À la dernière session de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, qui s’est tenue à Dakar, des ministères de l’environnement ont pris l’engagement de contribuer à l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique.

www.unep.org

La Falémé face à la menace de l’or

Autrefois, la frontière entre le Sénégal et le Mali était source de vie. La Falémé, qui s’étend sur plus de 650 kilomètres entre les deux pays, approvisionnait en eau et poissons les villages le long de ses rives. En saison des pluies, les populations pratiquaient le maraîchage et l’agriculture. Pendant les mois de sécheresse, elles se tournaient vers l’orpaillage artisanal à petite échelle, munies de bassines et de calebasses.

« L’eau est polluée »

Mais l’expansion de l’exploitation aurifère dans la région a chamboulé le quotidien des riverains. Dans la zone de Saraya, dans le sud-est du Sénégal, la ruée vers l’or commence au lever du soleil. Sur des motos, tricyles, et parfois même à vélo, des jeunes hommes traversent les chemins sablonneux des paysages de savane. Équipés de simples pelles, piques et sceaux, ils viennent parfois de loin pour essayer de trouver la pépite d’un avenir meilleur. Mali, Guinée, Burkina Faso…la région de Kédougou rassemble aujourd’hui plus de 20 nationalités. Et voit son environnement se dégrader.

Sur la mine de Bantaco, des milliers d'orpailleurs s'activent chaque jour, venus de toute l'Afrique de l'Ouest
Sur la mine de Bantaco, des milliers d’orpailleurs s’activent chaque jour, venus de toute l’Afrique de l’Ouest

Souleymane Keita se souvient avec nostalgie d’un temps où « l’eau de la Falémé était buvable » et « produisait beaucoup de poissons ». Le jeune enseignant, originaire du village frontalier de Sansamba, accuse des entreprises étrangères et une partie de la population locale de polluer le fleuve via un orpaillage irrespectueux de l’environnement. « La population vit à l’agonie. L’eau est polluée, il y a du cyanure, du mercure, et ça peut impacter même nos forages au niveau des nappes phréatiques », déplore-t-il.

Atout ou facteur de vulnérabilité ?

L’orpaillage représente certes un atout économique pour les populations de la zone. L’activité génère des dizaines de milliers d’emploi, et un gain potentiel qui dépasse les revenus issus de l’agriculture vivrière.

« Cet argent permet aux communautés de subvenir à leurs besoins de base, et dans une certaine mesure il y a une amélioration de leurs conditions de vie », affirme Paulin Maurice Toupane, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS) à Dakar.

« Mais l’orpaillage a aussi des conséquences énormes sur l’environnement, la santé des acteurs et sur le plan social. A moyen et court terme, si des mesures ne sont pas prises pour essayer de limiter les conséquences, la tendance va se renverser. Au lieu que l’orpaillage soit une opportunité, il va devenir un facteur de vulnérabilité pour ces communautés qui vivent dans les zones aurifères », prévient-il.

Des femmes trient des pierres sur la mine de Bantaco.
Des femmes trient des pierres sur la mine de Bantaco.

Menaces sur la santé

Plusieurs études ont déjà révélé la présence de métaux lourds dans les écosystèmes de la région de Kédougou, l’épicentre de l’orpaillage au Sénégal. Des analyses scientifiques menées autour de la mine de Bantaco en 2021 faisaient état d’une présence importante de mercure, plomb et cadmium dans les eaux de puits et de ville.

« On a retrouvé des taux jusqu’à 300 fois supérieurs aux doses recommandées par l’OMS », explique le Dr Fode Danfakha, qui était jusque récemment médecin chef de district à Kédougou. Il évoque aussi une présence dangereuse de métaux lourds dans l’organisme des 16 personnes et 21 moutons souffrant de troubles neurologiques et ayant fait l’objet de prélèvements.

Pour la Falémé, peu de chiffres sont disponibles. Pourtant, l’enjeu est de taille : il s’agit du principal affluent du fleuve Sénégal, le 2e cours d’eau le plus important d’Afrique de l’Ouest.

Selon un échantillon prélevé par la BBC, et analysé dans un laboratoire à Dakar, la concentration en mercure dans la Falémé serait plus de deux fois supérieure à la norme sénégalaise. En ce qui concerne le cyanure, les techniques d’analyses sont complexes, coûteuses et difficiles d’accès au Sénégal. Mais son utilisation est courante dans l’extraction de l’or.

En mélangeant le mercure dans ces bassines, les orpailleurs peuvent extraire l'or plus facilement.
En mélangeant le mercure dans ces bassines, les orpailleurs peuvent extraire l’or plus facilement.

« Aujourd’hui avec le cyanure déversé là-bas, on ne peut plus pratiquer ces activités économiques, ce qui va rendre les populations encore beaucoup plus pauvres », regrette le Commandant Mamadou Gaye, inspecteur régional des Eaux et Forêts de Tambacounda.

Au-delà des études scientifiques, l’aspect opaque et orangé ainsi que des problèmes de santé avaient depuis longtemps détourné les populations de son usage.

« Avant, on disait que l’eau n’a pas de couleur. Mais quand tu demandes à nos enfants, ils diront que l’eau du fleuve n’a qu’une seule couleur. C’est rouge douze mois sur douze », regrette Souleymane Keita. Les villages riverains dépendent désormais de l’eau de forage, qu’ils doivent parfois acheminer depuis d’autres localités.

Un orpailleur de Bantaco extrait l'or via un procédé artisanal
Un orpailleur de Bantaco extrait l’or via un procédé artisanal

Prise de conscience ?

La pollution de la Falémé est bien connue du gouvernement. Lors d’une prise de parole à Tambacounda en décembre 2022, le Président sénégalais Macky Sall a même fustigé « le déversement de cyanure et de mercure » dans la Falémé par des utilisateurs « mus par la recherche du gain facile ». Le ministère des mines évoque un projet pour que « l’exploitation de l’or soit réalisée sans pour autant utiliser ces substances nocives » via notamment des « techniques de gravimétrie ». Par ailleurs, le Sénégal et le Mali « sont en train de trouver une solution pour limiter l’exploitation sur le site » de la Falémé, assure Lamine Diouf, le directeur du contrôle et des opérations minières au sein du Ministère.

Mais, au niveau des villages, les habitants se sentent délaissés. « Cette brave population se bat tous les jours pour avoir une vie meilleure. Les gens ne viennent pas au soutien », fustige Souleymane Keita, qui est membre de l’Association des jeunes pour la protection et le développement de la Falémé (AJPDF).

« Quand vous parlez du côté Sénégal, il faut aussi faire la même chose côté Mali, et réunir les populations est une difficulté. Au niveau des autorités, on ne se sent pas accompagné dans ce sens-là », poursuit-il.

Les forces de défense et de sécurité auraient été chargées de prendre à bras le corps le problème de la Falémé. Mais, l’étendue de la zone frontalière, son manque d’accessibilité, et les nombreux autres problèmes de trafics dans la région sont autant d’obstacles à la concrétisation de ces mesures.

« C’est une catastrophe écologique », déplore le Commandant Mamadou Gaye.

« On essaie de faire de la répression pour arrêter les gens qui sont en train de faire ces activités et les traduire en justice, mais ce n’est pas suffisant. Le problème est arrivé à un niveau où il faut des mesures très fortes pour nettoyer définitivement le fleuve et suivre avec des mesures de répression », poursuit-il.

« L’autre aspect qui rend le travail difficile est que le fleuve est partagé entre le Sénégal et le Mali, donc si les gens exploitent au niveau du Mali, ça ne vaudra rien, l’eau n’a pas de frontière ».

Un sceau rempli de pierres provenant de la mine de Bantaco.
Un sceau rempli de pierres provenant de la mine de Bantaco.

Une activité opaque

Sur place, les forces de l’ordre sont réticentes à la présence de journalistes. La police et les autorités locales évoquent des risques de sécurité et demandent des autorisations préalables pour se rendre dans les villages riverains. Notre reportage a été coupé court, et la gendarmerie de Saraya a pris une déposition.

Il n’existe pas de chiffres officiels recensant les sites informels et semi-artisanaux le long de la Falémé. Selon Paulin Maurice Toupane, il y aurait plus de 200 sites informels dans l’ensemble de la région. Des chiffres qui pourraient être bien plus élevés. Autour de la Falémé, les habitants dénoncent des octrois opaques, impliquant parfois des ressortissants chinois. Le dragage à même le lit du fleuve contribuerait également à sa destruction, selon plusieurs membres de l’AJPDF.

« Ils utilisent une machine pour plonger dans l’eau et creuser, chercher de l’or », explique Souleymane Keita. « Ça fait des trous qui représentent un danger pour les populations, pour les enfants. »

De son côté, Kama Dansokho déplore la présence de sites irréguliers et d’exploitants « qui n’ont pas tous les papiers ».

« Je ne sais pas ce qui se passe, mais on les laisse travailler, ce qui n’est pas bon », soupire-t-il.

Le village de Sansamba est situé sur les rives de la Falémé.
Le village de Sansamba est situé sur les rives de la Falémé.

Un agriculteur originaire de Sansamba, qui a souhaité garder l’anonymat de peur de représailles, dit avoir perdu les ¾ de sa surface agricole en raison de la propagation des sites d’orpaillage. Une perte de rendements qui impacte la situation économique de sa famille. Quant aux sites d’orpaillage laissés à l’abandon après extraction, ils nécessitent des moyens importants pour être réhabilités. « On ne peut plus les cultiver, car le sol n’est plus fertile », explique l’agriculteur.

La pêche, largement pratiquée dans les cours d’eau au Sénégal, est devenue inexistante sur la Falémé pendant une grande partie de l’année. Le nombre de poissons dans le fleuve aurait commencé à décroître dès les années 2010, début de la ruée vers l’or. Mais, « depuis 5 ou 6 ans, il n’y a plus de poissons », déplore Kama Dansokho. « Pour l’instant, les gens se débrouillent, mais dans 10 ans, plus rien ne va fonctionner dans la région de Kédougou, que ce soit l’agriculture ou la pêche », alerte-t-il.

Défis sécuritaires

Une précarité qui renforce les inquiétudes sécuritaires. Car l’expansion des groupes extrémistes au Mali laisse craindre une arrivée sur le sol sénégalais. Un risque accentué par l’attrait des sites d’orpaillage et une jeunesse désœuvrée. Un rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) publié en février indiquait que « l’espoir de trouver un emploi constitue le principal moteur du recrutement » des groupes armés.

Si pour l’heure, la criminalité dans la région se limite surtout aux trafics, banditisme et autres coupeurs de routes, l’État sénégalais prend d’ores et déjà des mesures préventives pour faire reculer la menace terroriste et préserver l’«exception sénégalaise ».

La mine de Bantaco dans la région de Kédougou.
La mine de Bantaco dans la région de Kédougou.

Depuis 2016, l’État a investi 32 milliards de francs cfa dans un Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA), afin de créer de l’emploi et renforcer les infrastructures. Sur le plan sécuritaire, « il y a une politique d’implantation des unités au niveau national. Particulièrement dans les zones sensibles frontalières, il y a le maillage territorial qui est réel, et qui se développe toujours », indique le Général de brigade Wagane Faye, consultant pour l’ONG Partners West Africa.

Autour de la Falémé, les populations malienne et sénégalaise se côtoient depuis des générations et partagent des identités culturelles. Mais des tensions récentes, liées notamment à l’exploitation aurifère dans la Falémé, rappellent que la destruction de l’environnement et la chasse aux ressources peuvent être précurseurs de violences.

« Chaque fois qu’il y a les coupes abusives de forêt, au fur et à mesure la pluviométrie aussi va diminuer. Et quand ça diminue; ça va donner la pauvreté. Dès que la pauvreté s’installe dans un milieu il faut s’attendre au banditisme. Et le banditisme c’est ce qui se termine par ce qu’on appelle le terrorisme », s’inquiète Kama Dansokho.

Son association organise régulièrement des sessions de sensibilisation, mais aussi des journées de reboisement et de dialogue avec les populations pour « les réveiller sur le sens de la nature ». Mais leurs moyens d’actions restent limités. « Ce n’est plus la population qui pose problème, il y a maintenant d’autres personnes qui sont plus puissantes que nous, auxquelles on ne peut même pas s’adresser », affirme Souleymane Keita. « La jeunesse est engagée et la communauté est engagée. Nous lançons un appel à toutes les bonnes volontés et aux deux États, pour sauver ce fleuve qui nous a vu grandir », conclut-il.

Maria Gerth-Niculescu

Role,Pour BBC Afrique

Femmes divorcées = « femmes faciles » : la dignité à l’épreuve des clichés

Mariama Baldé âgée de 30 ans est assistante dans une direction dans un cabinet aux Almadies. Taille fine, elle ne passe pas inaperçue. Sa beauté coupe le souffle. Malgré ses atouts, elle en est à son deuxième divorce. Cette originaire de Kolda de teint clair avec une petite corpulence a su surmonter ses périodes douloureuses. Elle s’était mariée dans un premier temps avec un célèbre député. Elle se remarie avec un transitaire.

Après un premier divorce, elle s’est retrouvée avec une fille de 6 ans à sa charge. Elle ne parvient plus à joindre les deux bouts. Elle était contrainte de prendre son destin en main.

« Je suis divorcée deux fois avec un enfant. J’ai vécu deux épreuves. Des moments hyper compliqués avec la souffrance, le traumatisme, le stress, la solitude. Je me croyais dans un rêve. J’ai galéré avec ma fille. Parce qu’à l’époque j’étais étudiante. Je n’étais pas prête financièrement et je n’avais personne pour nous soutenir. Ma mère n’était pas dans les dispositions de m’aider par faute de moyens et j’ai perdu mon père », relate Mariama Baldé. Ces moments étaient durs. Sa narration est empreinte d’émotion. Les larmes couvrent les yeux lorsqu’elle confie : « Je ne suis pas chanceuse en mariage ». Le roman de son mariage est un sanglot. Son ex-mari ne s’occupe pas de son enfant. Pourtant ce dernier est au Sénégal.

 » J’ignore où se trouve mon ex-mari. Il est bel et bien vivant. D’ailleurs, c’est un député très connu. Mais il ne fait rien pour sa fille. Au début, je l’appelais pour lui demander de l’argent pour sa fille et il me rapprochait sans cesse. Parfois même c’est sa femme qui me décrochait pour me dire de laisser son mari. Après, j’ai arrêté les appels. Ce n’était pas facile car à l’époque, je n’avais pas de boulot. J’étais encore étudiante. Mais je me débrouillais avec le peu que je gagnais et c’était ma bourse pour nourrir ma fille dans la dignité. Ma fille n’a jamais connu l’amour paternel », narre la dame.

Elle ne peut pas comprendre pourquoi son ex-époux qui a les moyens ne puisse pas prendre en charge son enfant. Mariama Baldé a été conseillée de le traduire en justice.

« Il a les moyens. Mais je refuse. J’ai rompu tout contact avec lui parce qu’il a les moyens et refuse de le faire. Je ne l’appelle plus. Certains m’ont conseillé de le traduire en justice mais je ne vais pas le faire. Je l’attends. Je sais qu’il va revenir vers sa fille un jour et c’est là que je vais lui bloquer l’accès. Je l’ai effacé de ma vie. Ma fille n’a pas de père. Elle n’a qu’une mère et je ferai tout pour assurer toute seule son éducation même si ce ne sera pas facile », confie la jeune maman dans une grande tristesse.

Remariage, sa deuxième belle-famille déteste sa fille

Après le divorce d’avec le député, elle a convolé en secondes noces avec un transitaire. Elle espérait refaire une nouvelle vie. L’espoir s’est envolé. Sa deuxième belle-famille ne porte pas sa fille dans son cœur.

« Après mon premier divorce, je me suis remariée avec un transitaire qui travaille au port autonome de Dakar. Mais notre relation s’est très vite cassée parce que sa famille, à savoir sa mère et ses sœurs, n’appréciait pas ma fille. Elles la maltraitent à longueur de journée parce qu’elles disaient que ma fille est impolie. Elles frappaient la petite chaque jour. Quand j’ai décidé d’en parler à mon mari, il m’a fait savoir clairement qu’il ne peut rien faire. Il a suggéré d’amener ma fille vivre avec ma mère », dévoile la dame. Elle s’opposa à une telle option. Pour Mariama, qu’il vente ou qu’il pleuve, sa fille restera à ses côtés.

« J’ai pris mes gardes en demandant le divorce pour vivre en toute quiétude avec ma fille car on ne peut aimer une poule et rejeter ses poussins comme le dit un proverbe. Ma fille, c’est ma vie, c’est mon tout. Je ne compte pas me marier avec un homme pour tourner le dos à ma fille. Que le prochain prétendant le sache », lâche-t-elle en riant.

Le syndrome des divorces

Des prétendants, n’en manquent pas mais Mariama préfère encore prendre son temps. Elle souhaite profiter de l’occasion pour bien prendre soin d’elle-même et de sa fille. Les séquelles de ses deux divorces, et les difficultés qu’elle a traversées ont fait qu’elle a fini par avoir peur de s’engager à nouveau dans un mariage.

« Honnêtement, je ne suis pas encore prête à m’engager, à nouveau, dans un mariage. Parce que j’ai encaissé beaucoup de coups. Mes blessures ne sont pas cicatrisées. J’ai souffert. J’ai peur de revivre ces deux moments. J’avoue que j’ai pas mal de prétendants en ce moment, mais ils ne me rassurent pas parce que tantôt ce sont des propositions indécentes tantôt ce sont des hommes qui sont là uniquement pour te bouffer ton argent », raconte la dame. Son cœur est habité par la peur. C’est pourquoi, elle fera attendre les prétendants. Elle veut du sérieux. Elle croit qu’il a encore ses atouts pour faire craquer les hommes.

« J’ai mille chances de trouver l’homme qu’il me faut et de me remarier. Mais je préfère encore prendre mon temps afin d’écarter les vieux loups sur mon chemin. Je gagne bien ma vie Hamdoulilah. Je n’envie aucun homme. Je subviens aux besoins de ma famille et de ma fille », glisse notre interlocutrice.

La dignité à l’épreuve des tentations

Elle est restée forte durant ces moments d’épreuves. Sans quoi, elle aurait opté pour le plus facile en se réfugiant dans la prostitution. Elle a surmonté ses obstacles dans la dignité. « Je remercie mes parents de m’avoir donné cette éducation car si ce n’était pas le cas, je serai déjà dans le monde de la prostituion. Avec les bonnes valeurs qu’ils m’ont inculquées, je suis sortie avec la tête très haute. A Kolda où j’habite, certains de mes voisins et même des membres de ma famille me taxaient de prostituée. Ils disaient ne pas comprendre le fait que je suis une femme divorcée et que je refuse de revenir au village auprès de ma mère. Ils disent que je suis ici à Dakar pour être libre et faire ce que je veux », rapporte-t-elle.

C’est durant ces périodes difficiles, qu’elle se battait pour trouver du travail. Sa nouvelle vie d’une femme travailleuse n’efface pas les clichés que certains voulaient à tout prix lui coller.

« Ils disaient à ma mère sans cesse que je traîne partout à Dakar sans même savoir sur quoi je suis. Un jour ma mère m’a appelée au téléphone pour me rappeler à l’ordre et j’ai pleuré ce jour-là et ça m’a déstabilisée car je n’étais pas sur ces trucs. Tout ce que j’évitais, c’est d’être un fardeau pour ma mère et heureusement que je ne le suis pas car j’ai cru en moi et je suis devenue indépendante financièrement », soupire la jeune assistante. Elle refuse d’être une proie. Elle a reçu toutes les propositions, celles réalistes et celles les plus folles. La promotion canapé, la prise en charge intégrale, à durée indéterminée de sa petite et elle en oublie.

« J’avoue que certains hommes ne respectent pas les femmes divorcées. J’ai eu des prétendants qui m’ont proposé des heures dans des hôtels et auberges. Des directeurs d’entreprises qui m’ont proposé la promotion canapé. Certains hommes, tout ce qui les intéresse c’est le sexe. Ce qui me choque le plus, c’est quand un homme m’a dit un jour sans gêne que je n’ai rien à perdre car je ne suis plus vierge. Je peux devenir riche en exposant mon corps. Une manière de m’encourager à la prostitution. Excusez-moi du terme », s’offusque-t-elle. Un jour, un homme lui a demandé de lui satisfaire sexuellement en contrepartie de la prise en charge totale de ma fille durant le reste de sa vie. « Si j’ai un message à véhiculer c’est d’inviter les hommes à respecter les jeunes femmes divorcées. Elles ne sont pas des prostituées et ne sont pas divorcées pour s’exposer à ce phénomène. », prodigue la dame.

Amy, 24 ans, comptable divorcée avec une grossesse

Elle s’appelle Ndèye Amy Ndiaye. Elle s’est mariée à l’âge de 23 ans et a divorcé 4 mois après son mariage. Elle se souvient avec amertume de son divorce. Même si elle a tourné la page, les souvenirs ne s’envoleront pas. « Je ne n’avais aucun souci avec mon mari, mais c’est ma belle-famille qui m’a fait vivre l’enfer. Elle me menait la vie dure. Je travaillais dans une entreprise de la place en étant célibataire de 9 h à 17H 30 mn. Une fois au domicile conjugal, ma belle-mère m’imposait de cuisiner et de faire les tâches ménagères avant d’aller le matin au boulot », indique la fille. C’est difficile de concilier son travail et la cuisine. La solution, c’était une femme de ménage. Sa belle-mère comme un juge s’attaque à cette décision car elle estime ce sont des dépenses supplémentaires.

« Ce qui est plus grave raconte Amy « elles n’ont jamais eu de femme de ménage ce sont mes belles-sœurs qui faisaient le boulot et cuisiner. Lorsque je suis arrivée , elles ne voulaient plus rien faire .A un moment donné, c’était compliqué pour moi ,et je pouvais plus cumuler les deux et j’ai commencé à avoir des problème au sein de mon ménage et à mon lieu de travail parce que j’accusais beaucoup de retards », a signifié la jeune dame. Lorsqu’elle a informé sa mère de son sort. Cette dernière lui a demandé d’endurer et d’être patiente.

Dans la société traditionnelle, le « mougne » faire preuve de patienter d’une femme était une vertu cardinale, disait-on, cela est une condition pour que ses fils et filles réussissent dans la vie. Le mari a beau être frivole, tyrannique, on demandait à la femme de tout supporter.

« Je n’adhère pas à ce point de vue. Une femme ne doit pas hésiter à divorcer si son mari ou sa belle-famille lui rendent une vie difficile. Se marier avec une personne ne va pas dire qu’on devient esclave. Je n’ai jamais vécu ça auparavant chez-moi, je ne compte pas le vivre ailleurs. Après avoir bien réfléchi, j’ai pris ma propre décision de divorcer tout en portant une grossesse de trois mois », dit-elle.

Dans la société sénégalaise, le divorce a toujours été perçu comme un échec. Les concernés, surtout la femme, éprouvaient d’énormes difficultés à rebondir voire à retrouver leur place dans la société. Comment Amy a réussi à gérer son divorce ?

« Les jugements de personnes me faisaient mal au cœur. J’étais incapables de supporter cela. J’allais au boulot avec ma grossesse. Au début j’étais seule et traumatisée, mais au fur et à mesure j’ai commencé à m’habituer », rapporte-t-elle.

La dame n’a pas vécu le syndrome des femmes divorcées. Toutefois, Ndèye reconnaît que c’est une réalité. En conséquence, elle invite les hommes à plus de considération.

« Il faut que les gens arrêtent de stigmatiser les femmes. C’est mon destin. Je devais passer par là pour me refaire et puis c’est tout. On aime trop les jugements, c’est ça qui nous retarde au Sénégal. J’ai continué mon boulot et avec le peu que je gagne, je prends soins de moi et de mon bébé. Je n’ai pas de problèmes financiers », a laissé entendre Ndèye.

La peur d’un nouveau divorce

La comptable cherche un époux. Toutefois, elle est hantée par une éventuelle désunion. Elle est encore traumatisée le divorce après 4 mois de mariage.

« Je ne n’ai pas de temps à m’attarder sur des détails. J’ai vécu quelque chose et c’est le passé. Je compte me remarier et fonder une famille, gérer ma vie professionnelle et ma vie familiale. Je tiens beaucoup à mon travail. Mes parents se sont sacrifiés pour que je puisse réussir donc ce n’est pas quelque chose à négliger », argumente Ndèye.

Une vie après le divorce

Le divorce n’est pas la vie du monde. Il y a une vie après une désunion. Pour elle, on peut être divorcée et vivre dignement. Un divorce fait partie du destin dans la vie d’une personne. « Chacun a son destin, le fait d’être divorcé ne veut pas dire qu’on est mauvais. Dans un couple, personne ne souhaite la séparation. Mais parfois c’est ce qui est mieux pour le bien-être de tout un chacun », tranche Ndèye.

Hausse des factures de l’électricité : Pape Demba Biteye (SENELEC) donne les causes

La hausse notée sur les factures d’électricité est liée à la hausse des températures cette année. C’est la raison donnée par le directeur général de la Senelec Pape Mademba Biteye ce mardi 17 octobre à l’occasion d’une visite de chantier à la centrale à gaz en construction au Cap des Biches. Une centrale qui devrait être livrée d’ici la fin de l’année.

La demande en électricité a connu une nette hausse entre janvier et octobre 2023. Plus exactement, il s’agit d’une hausse de près de « 50% » selon le directeur général de la Senelec. « Au mois de janvier, nous avions une demande en électricité qui tournait autour de 700 mw. Au mois d’octobre, nous avons enregistré 1050 mw de demande en électricité », a expliqué Papa Mademba Biteye.

Une augmentation qui impacte directement sur le coût de la facture du client. « Si vous prenez cette hausse de 50% que vous combinez à l’augmentation de tarif qui a été opérée au mois de janvier, vous comprenez clairement qu’il peut y avoir une hausse des montants des factures », poursuit le DG de la Senelec.

Ce dernier affirme par ailleurs qu’il “n’y a pas eu de modification de tarifs ». Il rappelle, en outre, « que la Senelec n’a pas la possibilité de modifier les tarifs sans l’accord de la commission de régulation ». Pour y voir plus clair, Papa Mademba Biteye invite les clients à faire la comparaison entre deux factures de mois différents pour se rendre compte du fait que les tarifs n’ont pas changé.

Le directeur général de la Senelec informe avoir reçu les pétitionnaires qui fustigent la hausse du coût de l’électricité. « On a échangé et je pense qu’ils ont compris. On s’est donné rendez-vous d’ici un mois ».

Dans le cadre du renforcement du réseau de production d’électricité, le parc de production de l’électricité va s’agrandir avec la centrale du Cap des Biches qui a une capacité de 366 mégawatts. Ce projet qui coûte 283 milliards a été financé à 100% par des Sénégalais à travers un partenariat public-privé. « Le délai contractuel c’est janvier 2024 mais j’ai reçu les assurances nécessaires quant à la mise en service avant la fin de l’année », a fait savoir Papa Mademba Biteye

En Guinée, une douzaine de journalistes arrêtés en manifestant contre la censur

Des professionnels des médias avaient appelé la profession à une marche dans le centre de Conakry pour réclamer la levée des restrictions imposées au site « Guinée Matin ».

Les forces de sécurité guinéennes ont arrêté lundi 16 octobre à Conakry une douzaine de journalistes et dispersé à l’aide de gaz lacrymogène leur manifestation pour le déblocage d’un site d’information très suivi, selon les organisateurs et des médias. Les journalistes ont été relâchés dans la soirée en attendant d’être convoqués au tribunal la semaine prochaine à une date non précisée, a précisé leur avocat MSalifou Béavogui.

Le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) avait appelé la profession à une marche dans le centre de la capitale pour réclamer la levée des restrictions imposées au site Guinée Matin. Ce dernier est inaccessible directement en Guinée depuis mi-août sans VPN (réseau privé virtuel). L’organisation Reporters sans frontières a créé un site miroir pour pouvoir consulter le site. La junte au pouvoir depuis septembre 2021 n’a fourni aucune explication au blocag

« Nous avions l’intention de nous rassembler au rond-point du port. Les forces de l’ordre mixtes police et gendarmerie nous ont gazés », a indiqué à un correspondant de l’AFP Abdouramane Diallo, un responsable du SPPG. Une journaliste a été légèrement blessée, a-t-il souligné.

Des images diffusées sur Internet montrent des journalistes s’éloigner de nuages de gaz tandis que résonnent des détonations et que passent des véhicules de gendarmerie. Au moins douze journalistes ont été arrêtés, dont le secrétaire général du SPPG, ont précisé les organisations professionnelles. Ils ont été déférés au tribunal pour participation délictueuse à un attroupement illégal. La junte a interdit les manifestations en 2022.

Quatre associations de presse ont déclaré dans une déclaration conjointe qu’elles « condamnent ces violences gratuites commises contre des journalistes » et « exigent leur libération immédiate et sans condition ». « Les associations de presse prennent l’opinion nationale et internationale à témoin du recul grave de la liberté d’expression et de la démocratie », ajoutent-elles.

Source : Le Monde avec AFP

Comment convaincre les journalistes et bloggers de publier votre article ?

Avez-vous déjà tenté de contacter des journalistes ou des bloggers pour proposer vos services de rédaction ou pour la publication d’un de vos articles ? Combien d’entre vous ont essuyé un refus ou n’ont tout simplement pas obtenu de réponse ?

Bien souvent, si les journalistes et bloggers ne répondent pas c’est parce qu’ils n’ont pas le temps de traiter toutes les demandes. Ils se concentrent sur celles qui les intéressent le plus, celles qui sont pertinentes.

Pour sortir du lot, voici quelques conseils pour retenir l’attention des journalistes et bloggers et les convaincre de publier votre article.

Connaître son interlocuteur

Le premier conseil que l’on peut vous donner est d’effectuer quelques recherches sur votre interlocuteur et sur le média qu’il détient.

Cela peut vous paraître bête, mais beaucoup envoient des propositions d’articles sans même connaître les sujets traités par le blogger ou le journaliste. Pourtant, cette petite recherche préalable ne prend que quelques minutes.

Si vous n’arrivez pas à cerner ce que le journaliste attend comme type d’article, n’ayez pas peur de prendre votre téléphone. Appelez-le et posez-lui la question. Vous développerez par la même occasion une première relation, montrerez combien vous êtes proactif et dynamique et créerez d’emblée un lien plus personnel qu’un simple mail formel comme les journalistes et bloggers en reçoivent des dizaines par jour.

Prenez garde cependant à ne pas être redondant avec des choses déjà parues. Plus que le thème en lui-même, qui ne peut pas varier à l’infini, surtout sur un blog très spécialisé, pensez à varier les approches. Si ce blog abrite un auteur unique, aussi bon soit-il, il y a fort à parier que les approches des différents articles sont peu ou prou les mêmes.

L’auteur prend toujours le point de vue du client ? Prenez le point de vue de l’employeur, ou installez un jeu de questions-réponses dynamique pour moderniser la perspective sur un thème déjà connu.

Si vous êtes vraiment spécialiste du domaine dans lequel vous rédigez votre article (typiquement si vous avez effectué une recherche universitaire approfondie sur ce sujet), vous pourrez même dénicher le sujet pas encore traité, qui manquait jusque là dans les articles déjà parus sur ce thème.

Si vous y parvenez, vous ferez mouche en vous positionnant d’emblée, dès l’envoi de ce premier article, comme un véritable expert capable sur un sujet qu’il connaît par cœur au point de parcourir et d’analyser efficacement les articles déjà parus sur un blog.

Attention cependant quand vous vous apprêtez à contacter un journal pour un article à toujours garder, lors du premier envoi, une posture humble. Votre aura doit venir de la qualité indéniable de l’article que vous proposez, et non pas de la haute estime que vous avez de votre travail.

Soigner l’objet de l’email

Dans les nombreux messages qu’ils reçoivent, les bloggers et journalistes effectuent un premier tri rien qu’avec l’objet de l’email. S’il n’est pas assez attirant, s’il ne semble pas correspondre à leurs attentes ou s’il ressemble à du spam, ils archivent.

Le fonctionnement est exactement le même que pour les méta descriptions des sites web : leur formulation est cruciale, car ce sont elles qui apparaissent dans la page des résultats de recherche, et vont décider ou non le lecteur à cliquer sur votre site.

C’est là où, lorsque vous allez contacter un journal pour un article, vous devez développer votre savoir-faire rédactionnel en mêlant l’objectif et le subjectif, l’informationnel et l’émotionnel. En peu de caractères, vous devez à la fois renseigner sur l’objet de votre demande et piquer la curiosité de votre journaliste ou blogger qui, rappelons-le, a bien autre chose à faire que d’ouvrir tous ses mails. Un peu comme un tweet où vous devez transmettre une information avec une limite de texte.

L’objet de votre email est votre première chance de sortir du lot. Écrivez une accroche percutante et attirante, et évitez à tout prix les termes tels que « Important » ou « Communiqué de presse ».

Cela paraîtrait arrogant ou pire, ferait atterrir directement votre mail dans le courrier indésirable avant même qu’il n’ait été ouvert. Une fois trouvée la bonne formulation pour l’objet de votre mail, n’hésitez pas à le rappeler dans le corps de votre mail, puis à le garder sous les yeux quand vous serez amené à contacter un journal pour un article par téléphone.

Personnaliser son message

Guidé par la simplicité et la rapidité, vous avez peut-être tendance à envoyer un email générique à tous vos contacts. Est-ce que cette technique fonctionne ? Pas vraiment.

Les emails impersonnels ont très peu de succès auprès des journalistes et des bloggers. Cela prend donc plus de temps, certes, mais vous devez personnaliser votre message pour chacun de vos destinataires.

Cette personnalisation des échanges trouve son pendant commercial dans l’essor du content marketing. Plutôt que d’envoyer à tout va des publicités impersonnelles sans chaleur qui toucheront plus de monde, mais auront au final très peu de chances d’être vraiment lues, il s’agit de proposer des contenus de fond personnalisés pour chaque lecteur ou au moins pour une catégorie bien déterminée de lecteurs.

Cette personnalisation du message intervient naturellement après la phase d’enquête, de recherche de connaissances non seulement à propos du thème, mais aussi du journal et du journaliste que vous envisagez de contacter pour proposer un article

En faisant cet effort, vous aurez plus de chance de retenir l’attention et de voir votre article publié.

Et quand bien même votre article n’est pas retenu, le journaliste ou le blogger prendra certainement la peine de vous répondre, de vous expliquer les raisons de son choix, voire de vous aiguiller vers des modifications à apporter à votre article ou encore des thèmes connexes sur lesquels il serait bienvenu de proposer un autre article.

De toute façon, le journaliste ainsi respecté par un messager personnalisé gardera une bonne image de vous, ce qui peut toujours servir à l’occasion. Par exemple, si ce journaliste croise un confrère à qui il parlerait de vous et dont le journal serait plus apte à publier votre article.

Aller droit au but

Votre article est certainement très intéressant et vous voulez vraiment le faire comprendre à votre destinataire. Mais rappelez-vous, les journalistes et bloggers n’ont pas le temps de tout traiter.

Vous devez donc immédiatement attirer leur attention, ce qui signifie qu’il est inutile de rédiger des introductions trop longues. Soyez clairs et concis.

Dans ce cas précis où vous souhaitez convaincre les journalistes et bloggers de publier votre article, le but d’une introduction est bien différent de l’introduction d’un article universitaire par exemple.

Il ne s’agit plus de remonter méthodiquement à la racine étymologique ou épistémologique d’un concept, d’en poser le contexte scientifique et historique, mais bien de créer la surprise par une accroche originale. Et pourquoi pas en prenant le lecteur à parti, en proposant un point de vue paradoxal ou en détournant une idée reçue fréquente sur le sujet que vous allez traiter dans votre article.

Trouver d’autres moyens de contact

Si même en suivant ces conseils vous n’obtenez pas de réponse, vous pouvez engager la conversation autrement. Par exemple, au lieu d’envoyer directement un article ou un communiqué de presse vous pouvez essayer de soumettre des idées.

L’email n’est pas le seul moyen de contacter les journalistes et les bloggers. Utilisez les réseaux sociaux pour développer un premier contact.

Un réseau idéal pour cela est certainement le célèbre LinkedIn. Soignez vos relations, mettez à jour votre CV en valorisant vos qualités journalistiques, suivez et commentez habilement les publications des journalistes et bloggers que vous souhaitez convaincre par la suite. Si vous menez bien votre réseau, peut-être ces journalistes et bloggers vous contacteront d’eux-mêmes, ce qui serait idéal.

Vous pouvez même aller plus loin en essayant de les rencontrer en chair et en os. C’est une démarche originale qui peut être efficace en sortant la relation naissante du tout numérique, et permettant un échange nettement plus chaleureux.

Conclusion

Quoi que vous fassiez, ne perdez pas espoir et tentez d’analyser pourquoi vous n’avez pas obtenu de réponse.

Ce n’est pas parce que vous avez reçu un refus que vous devez baisser les bras. Travaillez vos emails, rendez-les uniques et touchez des journalistes toujours plus intéressants pour vos articles.

Google Core Update Août 2023 : deuxième mise à jour de l’année !

Google continue de tenir la sphère SEO en haleine… Cette année, nous avons eu le droit à deux mises à jour majeures de ses algorithmes. Après celle de mars, place à la Google Core Update d’août 2023 !

Comme toujours, c’est la qualité du contenu qui sera au cœur de ce déploiement… Il est donc temps d’envisager un accompagnement par un rédacteur web freelance, pour obtenir des textes à forte valeur ajoutée, essentiels à votre référencement.

La firme de Mountain View poursuit son engagement indéfectible à offrir des résultats de recherche toujours plus pertinents et précis. En tant que gérants d’entreprises et/ou professionnels du web, que vous réserve cette nouvelle Google Core Update d’août 2023 ?

La Google Core Update d’août 2023 cible les résultats de recherche

En août 2023, le monde du référencement connaît une nouvelle évolution, témoin de la puissance de Google dans la définition des normes du web !

Annoncée le 22 août 2023 sur les réseaux sociaux, la mise à jour du cœur de l’algorithme de Google, couramment appelée “Google Core Update d’Août 2023”, a débuté sa phase de déploiement. Elle s’est achevée le 7 septembre.

Cette évolution de l’algorithme Google est d’autant plus significative, car c’est la deuxième mise à jour majeure de l’année, la précédente datant de mars 2023.

Ces Core Updates, essentielles au bon fonctionnement du moteur de recherche, ont pour principal objectif d’améliorer la pertinence et la qualité des résultats proposés aux internautes.

Bien entendu, comme toujours avec la firme de Mountain View, nous ne connaissons pas les détails précis de cette update. Nous savons seulement qu’elle peut avoir des répercussions notables sur la visibilité de certains sites web…

Quel est l’impact de cette mise à jour majeure sur les sites Web ?

En tant que mise à jour majeure, les conséquences de la Google Core Update d’août 2023 touche plusieurs points des sites Web :

Les performances et le trafic

Google a annoncé que cette mise à jour pourrait impacter les performances des sites web. Toutefois, le géant américain précise qu’une chute de trafic n’est pas forcément synonyme d’erreurs. Ses conseils sont de vérifier les contenus et, éventuellement, de les compléter ou de les améliorer afin qu’ils retrouvent leur trafic initial.

La visibilité dans les résultats de recherche

Les Google Core Update impactent souvent le classement d’un site Web, que ce soit positivement ou négativement ! Certains médias pourraient perdre leur visibilité du jour au lendemain ou, à l’inverse, gagner des places et améliorer leur notoriété en ligne.

Les taux de conversion

La conséquence directe de la baisse (ou la hausse !) des performances et de la visibilité d’un site Web est de constater un changement au niveau de vos taux de conversion. Qu’il s’agisse des ventes directes (dans le cadre d’un e-commerce) ou du remplissage de formulaires pour acquérir des leads, ces taux subissent directement les mises à jour des algorithmes Google.

Si vos pages se positionnent sur de nouvelles requêtes, mieux qualifiées, ou si elles remontent dans les résultats, c’est jackpot ! Le taux de transformation devrait augmenter… Par contre, si la Google Core Update dégrade votre classement ou modifie votre stratégie SEO, vous risquez de constater une diminution des conversions.

Comment savoir si mes contenus sont impactés par cette la Google Core Update d’août 2023 ?

La Google Core Update d’août 2023 a terminé son déploiement 16 jours après son démarrage soit le jeudi 7 septembre. Généralement, il faut patienter quelques jours après la fin du déploiement pour évaluer les conséquences d’une modification dans l’algorithme.

Si de premiers mouvements peuvent être détectés pendant le déploiement, il est conseillé de ne pas prendre de mesure tant que ce dernier n’est pas terminé.

Utilisez Google Search Console et Google Analytics pour effectuer un audit des points suivants :

  • La visibilité du site web : vérifiez le trafic, les impressions, les clics et le CTR. Toute modification peut indiquer un impact de cette nouvelle Google Core Update.
  • Le classement dans les résultats de recherche : identifiez tout changement dans les positions de vos mots-clés principaux et secondaires suite à la mise à jour.
  • Le comportement et l’engagement des utilisateurs : toute évolution dans les taux de rebond ou la durée de session indique un impact sur votre référencement.
  • La qualité du contenu : les mises à jour majeures de Google se concentrent sur la qualité globale du site et notamment la valeur du contenu. Toute page ou article de blog qui subit une baisse de performance doit faire l’objet d’un audit. Il est peut-être temps de compléter, mettre à jour ou supprimer ces contenus pour regagner des places dans les SERPs.

Notre astuce pour réagir face à la Google Core Update d’août 2023

Face à une mise à jour de l’algorithme Google, la clé est la patience. Surveillez étroitement les indicateurs de performance, analysez votre contenu mais ne précipitez pas les décisions !

Les updates majeures peuvent entraîner des fluctuations temporaires dans le classement. Elles se stabilisent souvent à la fin du déploiement. Inutile de revoir vos stratégies marketing et SEO de suite…

Cependant, si vous constatez que la Google Core Update d’août 2023 a réellement impacté votre visibilité sur le moteur de recherche, il est l’heure de prendre des mesures correctives. Concentrez-vous sur l’optimisation des contenus de votre site web et des articles de blog, en vous faisant accompagner par un rédacteur web !

Social media : 5 étapes pour réussir une stratégie éditoriale

Les réseaux sociaux ont réussi à occuper une place importante dans la stratégie de communication des entreprises. En effet, ils permettent de promouvoir les offres, les produits et les événements, de rester en contact avec les clients en permanence et de partager les actualités concernant l’entreprise.

La présence sur ces plateformes est devenue fondamentale pour booster la notoriété et l’image de marque. Cependant, il est crucial de bien gérer vos comptes pour en tirer profit efficacement.

Découvrez les différentes étapes à suivre pour mener à bien une stratégie éditoriale sur les réseaux sociaux.

L’importance d’établir un calendrier éditorial pour le social média.

Que serait une stratégie de communication sans les réseaux sociaux ? Pour gérer vos comptes dans les meilleures conditions, il est capital d’établir un calendrier éditorial. Il vous permettra de planifier la publication régulière de vos contenus, de mettre au point les campagnes sur les réseaux sociaux et d’essayer diverses stratégies marketing. En outre, il vous sera plus simple d’examiner vos publications.

Ce calendrier optimisera l’organisation de votre stratégie éditoriale. Tous les membres de l’équipe éditoriale pourront prendre connaissance de leurs tâches respectives. Cela leur permettra de préparer les posts en avance, pour qu’ils soient pertinents et percutants.

De plus, vous pouvez anticiper les jours fériés et dates marquantes et pour créer des visuels captivants pour l’occasion. De cette manière, vous aurez toutes les chances de marquer les esprits de vos cibles.

Mais ce calendrier vous sert également d’outil clé pour analyser le taux d’engagement du public ciblé. Vous pourrez ainsi définir les horaires adéquats pour publier les contenus, les centres d’intérêt de vos cibles, les préférences de ces derniers, ou encore les CTA à adopter.

Quels sont les signes du Cancer du sein qui devraient vous alerter

Quels sont les symptômes du cancer du sein ? Le cancer est la maladie qui fait le plus peur aux Français, et celui du sein représente la première cause de décès par cancer chez les femmes. Mais ce taux de mortalité pourrait baisser de  25 % s’il était détecté à son début. Car même si l’Etat invite gratuitement les femmes tous les 2 ans à des mammographies, peu d’entre nous pensent à examiner régulièrement sa poitrine. 

Quels sont les symptômes du cancer du sein ? Le cancer est la maladie qui fait le plus peur aux Français, et celui du sein représente la première cause de décès par cancer chez les femmes. Mais ce taux de mortalité pourrait baisser de  25 % s’il était détecté à son début. Car même si l’Etat invite gratuitement les femmes tous les 2 ans à des mammographies, peu d’entre nous pensent à examiner régulièrement sa poitrine. Or cet examen suivi d’une auto palpation devrait s’effectuer tous les mois afin de détecter toutes modifications inhabituelles. Découvrez les signes d’un possible cancer du sein qui devraient vous alerter et vous amenez à consulter un médecin.

-Une boule dans le sein

La grosseur au sein est la manifestation la plus connue et la plus reconnaissable des signes d’un cancer du sein. La boule est dure, ne roule pas sous les doigts, elle est fixe, de forme irrégulière, sensible mais le plus souvent non douloureuse. Sauf si la tumeur est très importante, ou enflammée.

Elle ne diminue pas ou ne disparaît pas après les règles et ne se déplace pas.

– Un Changement d’aspect du sein

Le sein n’a plus la même taille ou la même forme

La peau du sein a changé et peut devenir rouge, enflée par endroit comme capitonnée ou plissée.

-Le mamelon ou l’aréole change soudainement d’apparence

En quelques semaines, il peut se  mettre à peler ou se rentrer vers l’intérieur.

-Un écoulement peut apparaitre
Ce liquide qui s’écoule du mamelon peut être blanc, verdâtre ou rouge, contenant du sang.

– Des ganglions apparaissent sous le bras

En haut du sein, sous l’aisselle il s’agit d’une masse dure sous la peau.

Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer du sein.

Mais quoi qu’il en soit, à la moindre inquiétude, prenez rendez-vous avec votre médecin.

Non détecté, et donc non soigné le cancer progressant d’autres signes se produisent  comme :

-une perte de poids inexpliqué

-un manque d’appétit

-une fatigue

-des maux de tête

-une toux persistante

-des troubles de la vision

ATTENTION

Pratiquez l’autopalpation mammaire en première partie du cycle menstruel car avant les règles, les seins sont souvent plus douloureux et plus difficiles à examiner.

L’autopalpation des seins

Si vous êtes une jeune femme choisissez une date approchant des 7 à 10 jours après la fin des règles.

Si vous êtes ménopausée optez pour une date vous convenant, par exemple tous les 1er ou tous les 15 du mois.

Comment examiner ses seins

Couchez-vous bien à plat sur le dos, un bras replié sous la tête.

En commençant par le haut de l’aisselle, la main gauche pour examiner le sein droit, et la droite pour examiner le sein gauche, à plat, avec 3 doigts, en les bougeant en petits cercles, promenez vos doigts en spirales selon le sens des aiguilles d’une montre à la recherche d’un nodule ou d’un épaississement.

Passez d’un endroit à un autre sans soulever vos doigts pour vous assurer de ne pas oublier un centimètre.

Terminez l’examen en douceur en vérifiant s’il n’y a aucun écoulement provenant du mamelon et pas de ganglion sous votre aisselle.

Procédez de la même façon pour le sein gauche.

Les facteurs de risque du cancer du sein

Si la majorité des cancers du sein surviennent sans que l’on en connaisse la raison, des études ont prouvé qu’il est favorisé par

-L’hérédité.

Donc si votre mère ou votre grand-mère a eu un cancer du sein, soyez vigilante !

-Le poids

il a été prouvé que l’obésité augmente le risque du cancer du sein.

-Une consommation régulière d’alcool

– le tabagisme

-Une consommation excessive de viandes rouges

Les légumes, plus que les fruits sont à préférer. Manger un peu de viande c’est bien, mais pas à tous les repas !

-Une prise de la pilule puis la prise d’hormones après la ménopause peuvent  intervenir, mais très faiblement, dans les risques de cancer.

-La sédentarité

La pratique régulière d’un sport  4 h par semaine au moins (par exemple de la gymnastique) peut réduire le risque du cancer.

 

Justice : Le rappeur Mor Talla Gueye alias Nit Doff vient d’être libéré …

Le rappeur Mor Talla Guèye alias Nit Doff est libre. Placé sous mandat de dépôt depuis janvier 2023 pour « diffusion de fausses nouvelles et menace de mort », le rappeur Nit Diff vient d’être libéré ce 16 octobre 2023.

Il a été interpellé le 18 janvier 2023, suite à une vidéo sur les autorités judiciaires du pays. Face aux enquêteurs, le rappeur a confirmé l’authenticité de la vidéo avouant que c’est bien lui. Sans broncher, il va confesser l’ensemble des propos incriminés dans la vidéo.

Nitdoff a présenté des excuses publiques pour ses dérapages dans le Live incriminé. Pour le reste, il a tenté de justifier ses positions. À propos de l’outrage à magistrat, le rappeur a déclaré qu’il répondait au «Juge Dème», qui avait fait une sortie sur les audios de l’affaire Sweet Beauty.