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Le Vietnam et le Sénégal veulent renforcer leur coopération commerciale

Un programme de promotion commerciale a été organisé au Sénégal par le Bureau du commerce de l’ambassade du Vietnam en Algérie et au Sénégal du 2 au 8 décembre afin de renforcer les relations commerciales entre les deux pays.

De nombreuses entreprises vietnamiennes spécialisées dans la production de produits agricoles ont participé à l’événement.

Dans le cadre de cet événement, les représentants du Bureau du commerce ont eu des rencontres et des séances de travail avec leurs homologues des ministères sénégalais du Commerce et de l’Industrie, ainsi que de sa chambre de Commerce et d’Industrie, afin de promouvoir les négociations en vue de la signature d’un mémorandum d’accord sur la coopération industrielle et commerciale entre les deux pays.

Un atelier a été organisé le 4 décembre pour présenter le potentiel des liens commerciaux entre le Vietnam et le Sénégal, réunissant plus de 250 entreprises de ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Dans son allocution, le conseiller commercial vietnamien Hoàng Duc Nhuân a informé les participants du développement économique du Vietnam et a proposé des soltions de renforcer les liens économiques et commerciaux bilatéraux.

Le vice-ministre sénégalais du Commerce, Makhtar Lah, a déclaré que son pays travaillait sans relâche pour promouvoir les réformes et ouvrir son économie, améliorer l’environnement des affaires et des investissements pour attirer les investissements étrangers et atteindre son objectif de devenir une économie émergente d’ici 2035.

Accélérer le commerce bilatéral

Selon Hoàng Duc Nhuân, le commerce entre le Vietnam et le Sénégal s’élevait à 70,17 millions de dollars en 2017. Les principales exportations vietnamiennes vers le Sénégal étaient le riz, le thé, le café, le poivre, les légumes, les produits aquatiques et industriels, les chaussures et les textiles.

Hoàng Duc Nhuân a ajouté que lors de la rencontre, les deux parties ont convenu de la nécessité de signer rapidement le mémorandum d’accord sur la coopération commerciale et industrielle, ainsi que de  des accords sur la non double de taxation imposition, ainsi que sur l’encouragement et la protection des investissements, afin de permettre à leurs entreprises d’accroître la coopération commerciale sur les marchés respectifs.

Ils ont également souligné la nécessité de promouvoir le rôle de la promotion du commerce et des agences diplomatiques dans le soutien des activités de leurs entreprises.

La partie sénégalaise a appelé les entreprises vietnamiennes à accroître leurs investissements au Sénégal, notamment dans la transformation des produits agricoles.

La partie vietnamienne a saisi l’occasion pour se rendre à la Foire internationale de Dakar – la plus grande manifestation commerciale du Sénégal, à laquelle participent quelque 670 agences et entreprises nationales et étrangères.

Il a également rencontré des représentants d’importateurs sénégalais et a appris sur les systèmes de distribution de marchandises du pays.

Un haut gradé dénonce la « corruption » dans la gendarmerie

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Le commandant de la gendarmerie territoriale sénégalaise a révélé, dans une note de service, l’existence dans certaines brigades de caisses illégales alimentées par le fruit de ce racket sur les routes.

Le porte-parole de la gendarmerie sénégalaise a indiqué que des mesures seront bientôt prises pour y mettre un terme.

Dans le document, dont la BBC a obtenu copie, le commandant de la gendarmerie territoriale sénégalaise, le général de brigade Moussa Fall indique avoir constaté l’existence dans certaines brigades de caisses ouvertes sans aucun fondement légal.

Des caisses qui, selon lui, vont de 10 mille et 15 mille francs CFA par jours à 100 mille par semaine et qui sont alimentées par un racket organisé par des responsables des brigades.

Le général de brigade Moussa Fall cite le cas de trois brigades des légions de gendarmerie sud, centre ouest et centre, tout en précisant que des investigations ont révélé qu’il s’agit d’une pratique à l’échelle nationale.

En réaction, le coordonnateur du Forum Civil, branche sénégalaise de Transparency International a fait un post sur Twitter dans lequel il dit saluer le courage du général Moussa Fall qui considère que la corruption dans les services de sécurité est une réelle menace pour la stabilité intérieure et sous régionale

Investi ce dimanche, Pierre Goudiaby décortique le slogan « Atepa Mo ko res »

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lnvesti ce dimanche candidat à la présidentielle de 2019 et  galvanisé par une foule acquis à sa cause, qui scandait « Atepa mo ko res », l’architecte, plein d’humour, a pris le soin d’expliquer ce slogan.

« C’est quoi Res » ? S’est-t-il demandé. « Res » signifie Révolution économique sociale et industrielle du Sénégal », dira-t-il. « Maintenant nous allons tous dire nio ko ress », invite-il tout le monde à le rejoindre dans combat. Il a plaidé pour la « refonte des mentalités ». « Certains de nos aïeux doivent se retourner dans leurs tombes du fait de ce que nous sommes devenus », déplore le leader du mouvement «Sénégal rék», lancé le 7 juillet 2018. « Les valeurs d’intégrité et de dignité aujourd’hui presque oubliées. Les sillons sont malheureusement bouchés, les valeurs dévoyées et le chemin a été tristement détourné », illustre-t-il.  Il croit savoir que des hommes « sans foi ni loi », transforment la politique en fond de commerce, les partis politiques en Gie ».

« Je suis candidat pour intéresser les Sénégalais à un avenir dont-ils doivent être les acteurs souverains. Je suis candidat parce que convaincu que l’homme politique est différent du politique d’occasion… », précise l’architecte réputé. Ce dernier annonce que lorsqu’il accédera au plus haut destin  politique, le service militaire sera obligatoire sous forme de service civique. Ce, pour inculquer « la droiture,  l’amour du travail, la discipline »

Cette cérémonie s’est déroulée dans la sobriété. Selon Atepa, c’est à l’image du style de gouvernance du Sénégal qu’il propose, une fois élu président de la République du Sénégal.

L’immigration vue d’Afrique

L’Europe est divisée, plus que jamais, sur les questions de l’immigration, comme en témoignent ses déchirements sur le « Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières », qui sera signé à Marrakech lors du Sommet de l’ONU, les 10 et 11 décembre. Le Canada n’est pas en reste.

Mais qu’en est-il des pays sources de cette immigration ? Quel rôle jouent-ils dans la gestion de cette crise ? Et quelle est leur part de responsabilité ?

Un acteur qui compte

L’un des continents au cœur de cet enjeu est l’Afrique. En 2015, l’Europe de l’Ouest comptait près de 10 millions d’Africains, dont 5,3 millions de Maghrébins et 4,4 millions de subsahariens.

Au Canada, l’Afrique s’est hissée au 2e rang des pays sources d’immigration, selon le recensement de 2016.

L’Asie et le Moyen-Orient demeurent notre principal bassin d’immigration, accaparant 61,8 %, mais pour la première fois depuis 2011, le continent africain se classe deuxième devant l’Europe, avec 13,4 %.

Une immigration majoritairement anglophone avec, en tête, le Nigéria, mais qui a enregistré la plus forte hausse parmi les Africains francophones, en provenance de l’Algérie et du Maroc, mais aussi du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, du Mali, etc.

Elle se destine principalement au Québec et aux provinces où les communautés francophones minoritaires peinent à freiner le recul du français au Canada.

Le Plan québécois d’immigration de l’ancien gouvernement libéral avait planifié des admissions, pour 2018, de près de 27 % pour l’Afrique, contre 14 % pour l’Amérique, 18 % pour l’Europe et 41 % pour l’Asie.

C’est dire que l’Afrique est un acteur qui compte dans nos politiques d’immigration au Québec et au Canada.

Une responsabilité partagée

Pas étonnant que le sommet de l’ONU sur le Pacte mondial pour les migrations se tienne au Maroc.

Porte d’entrée de l’Afrique sur l’Europe, le Maroc a longtemps été un pays de transit pour les migrants subsahariens et un mauvais élève quant aux traitements qui leur étaient réservés.

Mais sous le leadership de son roi, Mohamed VI, les choses sont en train de changer. En l’espace d’une dizaine d’années, une série de mesures législatives et administratives ont été adoptées pour les accueillir et les intégrer.

Le roi avait plaidé pour un « Agenda africain sur la migration », appelant les leaders africains à assumer leurs responsabilités.

Une stratégie nationale d’immigration et d’asile a été adoptée et un département ministériel chargé des Affaires de la migration a été créé au Maroc.

27 000 migrants en situation irrégulière ont vu leur statut légalisé et d’autres sont en cours de régularisation. Des obstacles ont été levés pour leur permettre l’accès aux services publics et à l’emploi.

Par ailleurs, le Maroc poursuit activement une politique de retour volontaire pour les Marocains résidant à l’étranger. 22 000 d’entre eux s’en sont prévalus.

Autant d’initiatives audacieuses saluées tant en Afrique que par les organisations internationales.

Clairement, la crise des migrants n’est pas que l’affaire des pays d’accueil, mais aussi celle de leurs pays d’origine, une responsabilité partagée dont le Maroc est en train de montrer la voie.

Intelligence artificielle : Clé de changements profonds en Afrique, l’IA crée autant d’opportunités que de défis

A Paris, fin novembre, les dirigeants d’entreprises de services numériques, directeurs de systèmes d’information, organisations patronales africaines, personnalités politiques et représentants de la société civile ont eu l’occasion de revenir longuement sur l’Intelligence artificielle et les opportunités qu’elle représente pour le continent africain. L’intelligence artificielle soulève également de nombreux défis à relever pour l’Afrique.

L’Intelligence artificielle (IA) en Afrique a été au cœur des débats lors des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), les 22 et 23 novembre derniers à Paris. Selon un document transmis à la presse qui revient sur les grands aspects des échanges, l’IA «devrait être réellement implantée [en Afrique] d’ici 3-4 ans».

Les participants à l’ATDA ont expliqué que cette nouvelle technologie ne nécessite pas le déploiement d’infrastructures particulières, un facteur qui aurait pu empêcher son éclosion sur un continent qui est en manque de moyen financier. «Longtemps handicapées par les lourds investissements nécessaires au déploiement des serveurs indispensables au traitement de gros volumes de données, les entreprises africaines ont désormais un accès simplifié grâce au cloud [stockage de données en ligne]. Désormais, les jeunes développeurs peuvent, partout sur le continent, innover sur des applications simples et apporter des solutions nouvelles», explique le communiqué.

L’IA dit-on, permet de répondre à un réel besoin en Afrique, à savoir d’avoir un «reach» massif, alors que le continent connaît une croissance démographique extrêmement rapide, et cela sans s’appuyer sur des structures installées, qu’elles soient humaines ou infrastructurelles. A ce propos, le ministre marocain de la Réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohammed Benabdelkader, a estimé que l’IA peut être une opportunité pour la réalisation des Objectifs du développement durable en Afrique, mais que cela suppose une prise de conscience dans la préparation en parallèle des aspects réglementaires et éthiques «qui pourront facilement, dans le cas contraire, constituer un frein à l’émergence de cette nouvelle niche économique». Il a ajouté que l’implantation de l’IA pourrait impliquer des progrès en matière démocratie, de gouvernance et faciliter la vie aux populations.

Ainsi, les participants à l’ATDA ont recommandé que l’IA, soit utilisée au bénéfice du plus grand nombre. «L’IA est une technologie puissante, et comme toute technologie puissante elle doit être utilisée au bénéfice du plus grand nombre», a exhorté Emmanuel Lempert, directeur des affaires publiques du groupe SAP, ajoutant qu’«elle va très certainement s’accompagner d’une croissance de la production de richesses par habitant mais la question pour les décideurs est comment distribuer ces nouvelles richesses. C’est une question politique, c’est aussi une question sociale…».

De grandes opportunités pour l’Afrique

L’implantation de l’IA ouvre beaucoup d’opportunités pour les populations du continent africain. Celle-ci permettra selon les participants de l’ATDA, l’émergence de tissu entrepreneurial dynamique et plutôt jeune. Aussi, grâce à cette avancée, l’on compte beaucoup plus de jeunes startuppers, d’autant plus que ni le niveau d’études, ni l’âge ne seront plus des facteurs de blocage. «Enfin, le coût d’investissement à l’entrée est relativement bas, ce qui permet d’entrer sur le marché sans forcément lever de financements importants», ajoute-t-on.

L’implantation totale de l’IA aura également des conséquences positives dans divers autres secteurs, ceux dans lesquels les solutions venues d’ailleurs ne sont pas adaptables d’un continent à un autre. «Dans le secteur de l’agriculture, par exemple, l’aridité des sols est un exemple de défi spécifiquement africain : la start-up E-farm propose ainsi des capteurs permettant de mesurer l’aridité des sols, et devrait à terme permettre de créer une base de données indiquant le niveau d’aridité du sol pour l’ensemble du continent», note la déclaration.

La même source évoque également l’éducation et la formation, indiquant que l’IA rendra possible un suivi robotisé et personnalisé des élèves, ce qui permettra d’optimiser les potentialités dans des pays où le manque de financements publics crée des classes surpeuplées, atteignant parfois jusqu’à 80 élèves pour un professeur. «Enfin, l’IA devrait donner à l’Afrique les moyens d’exploiter ses propres données, alors que celles-ci sont déjà convoitées par les plus grandes multinationales. L’extrême rareté des « data analysts » en Afrique faisant de sa data une réserve largement inutilisée ; le « machine learning » et ses modèles prédictifs permettront de traiter celle-ci de façon automatisée, en limitant le recours aux ressources humaines», a-t-on ajouté dans la déclaration transmise à la presse.

Des défis liés à l’implantation

L’implantation de l’IA s’il s’agit de grande réalisation positive pour le développement du continent, elle demande cependant de la part des autorités du continent de relever un certain nombre de défis inhérents. «Si l’IA ne nécessite pas la mise en place d’infrastructures particulières depuis le passage au cloud, l’accélération de la couverture internet sur le continent reste un enjeu de taille, quand seulement 20% de la population africaine bénéficie d’un accès à internet. Plus spécifiquement, l’accès au haut-débit reste marginal alors qu’il est bien souvent nécessaire sur les applications et services ayant recours à l’IA. Se pose aussi l’enjeu du tarif de la connexion, qui doit devenir plus accessible dans un contexte de revenus médians faibles», averti-t-on dans la déclaration. En dehors du problème de l’accès à Internet, nait un défi : celui de la sécurité des données mises en ligne. «La cyber-sécurité est le premier défi du développement digital, quel que soit le continent : aucun terminal, aucune interface, du smartphone au desktop, ne nous mettent à l’abri d’attaques», a déclaré Pascal Naudin, directeur B2B de Kaspersky Lab en Afrique du Nord, cité dans le document.

En dehors de ces défis très importants, un autre défi est celui de la fuite des cerveaux. Les participants de l’ATDA ont expliqué que la recherche universitaire malgré le dévouement des jeunes chercheurs, a du mal à suivre. Ainsi, certains ne peuvent compter que sur des géants internationaux ou universités étrangères, ce qui crée une fuite des cerveaux et des idées, voire parfois même un manque à gagner pour les acteurs locaux qui s’engagent à former les jeunes. «La fuite des cerveaux, c’est un désavantage pour nos économies et pour nos sociétés, mais c’est également un réel manque à gagner en termes de formation. Dans le cadre de mon studio de jeux vidéos, je forme des jeunes africains à la programmation, ce qui revient environ à 15 000 euros par formation. Lorsque ces jeunes partent dans les studios français, canadiens, étasuniens, c’est une fierté pour mon studio, mais c’est aussi une perte sèche», a expliqué Mohamed Zoghlami, directeur de Saphir Prod, studio de jeux vidéos tunisien.

Rappelons que les participants à l’ATDA sont notamment issus du monde du numérique, à l’instar de dirigeants d’entreprises de services numériques et de directeurs de systèmes d’information.

Le Sénégal et l’UE signent un nouveau document de stratégie conjointe couvrant la période 2018-2023

Le gouvernement sénégalais et l’Union européenne, par le biais de sa Délégation au Sénégal, ont signé vendredi à Dakar, un nouveau document de stratégie conjointe couvrant la période 2018-2023 pour un montant de près de 492 milliards de francs Cfa.

Le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, et la cheffe de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal, Irène Mingasson ont paraphé ce document servant de cadre commun de coopération entre les deux parties, indique un communiqué.

«Cette signature s’inscrit dans le cadre du partenariat diversifié qui couvre plusieurs domaines de l’action extérieure de l’UE et de ses Etats membres. L’UE demeure l’un des principaux bailleurs de fonds du Sénégal et son appui concerne des secteurs essentiels du développement économique et social du pays», a expliqué Amadou Ba.

Actusen.sn

Sénégal : Macky Sall pour un usage des adresses électroniques officielles

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(CIO Mag) – A force de le voir insister régulièrement là-dessus, on mesure à quel point le président de la République du Sénégal y tient. Vendredi en animant la traditionnelle conférence de presse conjointe avec son homologue estonienne, Macky Sall s’est une nouvelle fois attaqué à l’utilisation des emails tels que Gmail, Yahoo ou encore Hotmail.

« Nous avons des plateformes de l’ADIE (Ndlr, Agence de l’informatique de l’Etat). On a d’ailleurs des noms de domaine. Moi, mes mails, c’est sur .Sn, mais pas Google, Yahoo ou je ne sais quoi d’autre. Nous avons des systèmes sécurisés, mais il faut davantage sécuriser puisqu’une matière qui évolue constamment demande que l’on soit à la pointe du progrès ».

Le Chef de l’Etat sénégalais a fait cette sortie devant le directeur général de l’ADIE, Cheikh Bakhoum, et le ministre de la communication, des télécommunications, des postes et de l’économie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé, accompagné de son homologue de la promotion des investissements, Khoudia Mbaye. Pour Macky Sall, ce sont des choix de souveraineté à opérer au nom de la confidence et de l’intégrité des données gouvernementales.

Elimane, Dakar

Un succès d’éradication de mouches tsé-tsé dans une région du Sénégal

Des chercheurs français et sénégalais ont pu éradiquer une population de mouches tsé-tsé, vecteur de la maladie du sommeil, dans la région du Sénégal la plus peuplée en hommes et en bovins.

Pour cela, ils ont lâché progressivement des mâles rendus stériles au moyen d’une technique d’irradiation. Une méthode qui, appliquée en pleine nature, nécessite une réflexion éthique.

Ce samedi 8 décembre, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, va officiellement annoncer le succès de l’éradication de la mouche tsé-tsé dans la zone côtière des Niayes, petite région en surface (1 000 km2) mais dense en population humaine et en bovins.

Un travail entamé en 2007, coordonné par Jérémy Bouyer, vétérinaire entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), actuellement à l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) à Vienne (1).

Un frein au développement de l’élevage

La mouche tsé-tsé, ou glossine, transmet par piqûre des trypanosomes à l’origine de maladies parasitaires aussi bien chez l’homme qui développe alors la « maladie du sommeil », possiblement mortelle en l’absence de traitement, que chez les bovins.

Chez ces derniers, l’infection provoque une baisse de la fertilité, une perte de poids et parfois la mort. Mais les glossines limitent considérablement l’amélioration de l’élevage dans toute l’Afrique subsaharienne, comme au Sénégal où 80 % du lait consommé est importé.

La technique de l’insecte stérile

Au préalable, les chercheurs se sont assurés que la population de mouches tsé-tsé était bien isolée, qu’elle ne recevait pas la visite de mouches venant d’une autre population sauvage. Les chercheurs ont également fait des études socio-économiques et des enquêtes sur les troupeaux.

Dès 2012, la mise en place de pièges insecticides et de traitements des bovins a permis de réduire la population de glossines. Puis les lâchers de mâles stérilisés par une technique d’irradiation (rayons ionisants qui neutralisent les organes génitaux, mais qui en aucun cas ne rendent les mouches radioactives) ont anéanti les dernières mouches sauvages. Les pupes (stade nymphal) irradiées proviennent de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).

Cette technique de l’insecte stérile a fait ses preuves dans la lutte contre de nombreux insectes ravageurs ou vecteurs comme les mouches des fruits, ainsi que contre la lucilie bouchère qui s’attaquait aux animaux d’élevage, en 1980, aux États-Unis et en Libye, et dans les années 1990 en Amérique centrale. « Au départ du projet, on capturait près de 100 glossines par jour et par pièges dans certains sites, se souvient Jérémy Bouyer, peu avant juillet, on en retrouvait une ou deux par mois. Aujourd’hui, c’est zéro ! »

Une plus grande production des bovins et une extension dans une plus grande région

L’éradication des mouches tsé-tsé permet aux éleveurs de s’affranchir des vaches résistantes à la maladie, peu productives, pour élever des races plus performantes en lait et en viande. Ce contexte favorable à l’élevage devrait induire une hausse de la production annuelle équivalente à 2,8 millions d’euros par an, selon les estimations de l’étude d’impact menée en parallèle du projet. Une autre retombée déjà visible est la réduction des surfaces cultivées par les éleveurs : un enjeu important dans un contexte de pression foncière.

Fortes du succès de ce programme d’éradication, les autorités sénégalaises envisagent une extension sur une zone de 5 000 km2 du Sine Saloum, un delta situé au sud de la Petite-Côte, formé par la confluence du Sine et du Saloum.

Dans cette région, le problème posé par les glossines est plus important encore, car les mouches transmettent deux espèces de trypanosomes, dont l’une est bien plus virulente.

Ces résultats s’inscrivent dans une vaste campagne d’éradication panafricaine d’éradication des glossines (Pattec) lancée en 2001 à l’échelle du continent, notamment au Burkina Faso, en Guinée et au Sénégal. « Le Cirad a joué un rôle dans la production de connaissances, dans la formation et le renforcement de capacité, mais aussi en suscitant un partenariat multiacteurs incluant les décideurs politiques », explique Sylvie Lewicki, directrice régionale du Cirad Afrique de l’Ouest – zone sèche.

Questions éthiques et impacts sur la biodiversité

Tout au long du programme d’éradication, Jérémy Bouyer et ses collègues ont été très attentifs à l’impact de leurs actions sur la biodiversité. « Nous avons effectué un suivi environnemental très poussé grâce notamment à des bio-indicateurs pertinents, explique le chercheur. Nous avons observé une légère perte de biodiversité pendant la période des traitements insecticides, puis un retour à la normale ».

Enfin, « si l’éradication mondiale des glossines n’est pas justifiée d’un point de vue éthique, les campagnes d’élimination localisées ciblant des populations isolées sont éthiquement défendables ».

Denis Sergent

Sidi, une perte si dure ! (Par Coumba Ndoffène Diouf)

C’est ce mardi noir du 04 décembre 2018, que le guide religieux par ailleurs PDG du groupe Walfadjri, est arraché à notre affection à l’hôpital Principal de Dakar à l’âge de 68 ans, suite à un malaise cardiaque. L’annonce du décès a éclaté tel un coup de tonnerre car étant très surprenante. L’annonce d’une mort est toujours surprenante d’ailleurs. Mais celle de Sidi l’a été plus, en tout cas pour moi.

Sidi Lamine Niass est né le 15 août 1950 à Kaolack. Il était une personnalité publique, juriste, enseignant, journaliste et guide religieux. Il est le fondateur et le Président directeur général du groupe de presse sénégalais Walfadjri.
Sidi, le Mollah de la religion islamique
Illustre petit-fils d’El Hadj Abdoulaye Niass (le grand) fondateur de la branche niassène de la Tarîqa tidiane, Sidi Lamine Niass s’est beaucoup investi pour l’unification de la grande famille niassène. Le mollah entretenait d’excellentes relations avec l’ensemble des foyers religieux du Sénégal, n’accordant pas une grande différence entre sunnites, chiites et soufis. Sidi Lamine Niass a également beaucoup œuvré pour l’entente entre les confréries à travers des actes concrets et remarquables.
Après cette première expérience dans les salles de classe où il a enseigné l’Arabe étant très jeune, il partit en Égypte où il étudia le Droit et la Jurisprudence islamique à l’université Al-Azhar du Caire. Sidi Lamine s’engage ainsi pour la réhabilitation de la langue arabe dans son pays où la langue français règne sans partage au sein de l’administration. C’est d’ailleurs cet engagement qui l’amène à se lancer dans la presse. Et en janvier 1984, il créa le journal bimensuel Walfadjri (mot arabe signifiant l’aurore).

Académie multimédia de Walfadjri

En 1987, le bimensuel Walfadjri devient hebdomadaire. Au mois mai 1991, le journal devient semi-quotidien paraissant trois fois par semaine. À partir de février 1993, il passe à la formule quotidien. Mais entrepreneur qu’il était, Sidi Lamine Niass n’a pas voulu s’arrêter en si bon chemin. En novembre 1997, il obtient une bande FM (Walf Fm). Et progressivement, il mit en place le premier groupe de presse de l’Afrique de l’Ouest composé d’un quotidien (Walf Quotidien), d’une radio (Walf Fm), d’une télévision (Walf Tv) et d’un site internet (Walfnet). Un groupe de presse qui fait de Sidi Lamine Niass l’un des hommes les plus influents du Sénégal.

Beaucoup de grands noms de la presse sénégalaise sont passé par le groupe Walfadjri qui est considéré comme une académie multimédia. Nous pouvons citer : Souleymane Niang, Elimane Lo, Mamoudou Ibra Kane, Babacar Fall, El Hadji Assane Gueye, Alassane Samba Diop, Antoine Diouf, Ibrahima Benjamin Diagne, Bineta Diallo, Samba Dialimpa Badji, Madické Diagne, Aliou Ndiaye, Becaye Mbaye, Maimouna Ndir, Papa Ngagne Ndiaye, Aissatou Diop Fall, Reine Marie Faye, El Hadji Abdoulaye Lam, Mamadou Ndiaye Doss, Sophie Ahodekon, Coumba Diakhate Mar, Adama Kandé, Omar Gningue… La liste n’est pas exhaustive.

Un pionnier de la lutte pour la démocratie et la liberté de la presse

Sidi Lamine Niass reste un grand pionnier de la lutte pour les libertés et la démocratie. Son engagement consistant face aux différents régimes constitue un legs qui marquera à jamais le peule sénégalais.
Ce même engagement pour la liberté a amené l’homme à s’investir dans l’entreprise médiatique. Véritable vitrine de la presse sénégalaise,

Walfadrji s’est fortement illustré dans la défense des libertés

De novembre 1979 à novembre 1980, Sidy Lamine Niasse passe son premier séjour carcéral. C’était sous le régime du président Senghor. Il n’était pas d’accord avec la gestion du premier président du Sénégal indépendant.
Au début des années 2000, le groupe Walfadjri faisait parti des pionniers de la scène médiatique. A côté de quelques rares chaînes privées, Walfadjri qui se veut être la voix des sans voix, a joué sa partition dans l’éveil des consciences, et a grandement participé à l’avènement de la première alternance politique au Sénégal, avec l’arrivée d’Abdoulaye Wade au pouvoir.

La défense des libertés du groupe Walfadjri et de la presse en général a connu un point culminant en 2009, lorsque le vendredi 25 septembre de cette année, le siège de Walf, sis à Derklé, a été attaqué par des individus présentés comme des disciples de Serigne Modou Kara Mbacké.
Le combat entre Sidi Lamine Niass et les régimes qui se sont succédé au pouvoir a été aussi ressenti sous le règne du président libéral Abdoulaye Wade. Les relations entre les deux hommes étaient souvent heurtées. D’ailleurs, le 19 mars 2011, Sidi Lamine avait appelé à une manifestation contre le régime de Wade à la Place de l’Indépendance.

Et ce n’est pas avec le règne de Macky Sall que son engagement allait cesser. L’homme était un contre-pouvoir. Le mollah de Sacré-Cœur comme l’appelle certains, s’est illustré ces dernières années à travers des sorties virulentes contre le régime du président Macky Sall.
Aujourd’hui Sidi s’en est allé, laissant derrière lui un grand vide. Ne soyons pas émus par la polémique qui a éclaté depuis son décès en ce qui concerne le lieu où il devrait être enterré. Ceci ne fait que confirmer la grandeur de l’homme. Même mort, Sidi Lamine Niass fait parler de lui.

Désormais:
-Qui va faire face aux politiques (comme il le faisait) pour leur dire des vérités salées et leur faire savoir que c’est le peuple souverain, qui décide ?
-Qui va porter la lutte de la liberté de la presse et de la démocratie comme il le faisait ?
-Qui va combler nos cœurs à l’aurore avec le Tafsiroul Qur’aane et le récit des prophètes ?
-Qui va nous faire vivre le jour de la station d’Arafat en direct comme si nous y étions ?
-Qui va nous accompagner durant le Ramadan avec les Sirras et le Tafsiroul Qur’aane ?

Coumba Ndoffène, journaliste

MINE – Société sénégalaise des phosphates de Thiès : 98% de la production exportés

La Société sénégalaise des phosphates de Thiès a fêté mardi dernier ses 70 ans d’existence. Cette entreprise minière exporte 98% de sa production en Europe et veut gagner du terrain au Sénégal.
Les 70 ans d’existence de la Société sénégalaise des phosphates de Thiès (Sspt) ont été célébrés mardi dernier à la Résidence de l’ambassade d’Espagne au Sénégal. Ce fut un moment de communion entre différentes personnalités et cadres qui ont eu à faire leurs premiers pas dans cette boîte qui est une des premières sociétés minières du Sénégal.

«C’est une société extravertie puisque 98% de sa production est exportée en Europe. Elle produit de l’engrais, des aliments de bétail», a expliqué Baïdy Fall, directeur financier des phosphates de Thiès à la retraite depuis trois mois.

La société souffre cependant des effets du Port autonome de Dakar. «On a des difficultés énormes sur la gestion du port et surtout au niveau de nos bateaux», a déploré M. Fall. L’entreprise veut aujourd’hui diversifier sa production et faire des recherches pour trouver d’autres sites, vu qu’il n’y a plus de carrières de phosphates à Thiès. «Notre principal problème, c’est de transformer le produit ici au Sénégal et non de le transporter, le traiter en
Europe et ensuite d’amener une partie au Sénégal, car l’attapulgite en gros c’est pour des litières de chat, alors que très peu de gens  élèvent des chats dans leur maison au Sénégal», note-t-il.
Pour Milène Laréa, présidente du groupe Tolsa et de la Sspt, la politique minière du Sénégal change trop. «Elle change trop souvent, mais
on travaille avec la législation de chaque pays et on n’a pas de problème avec la législation sénégalaise», a confié Mme Laréa.
Présente à la cérémonie, la ministre des Mines et de la géologie a réitéré l’engagement de l’Etat à accompagner l’entreprise dans le cadre de ses partenariats mutuellement avantageux, garantissant la sécurité des investissements d’une part, et d’autre part en offrant des retombées économiques et sociales conséquentes pour l’Etat et les populations.

Aïssatou Sophie Gladima a magnifié l’accompagnement de la Sspt dans l’éveil scientifique des jeunes qui n’ont pas la culture scientifique à travers des activités de terrain.

«Ce n’est pas évident que toutes ces sociétés acceptent des jeunes et les laissent dans l’enceinte de leur usine s’amuser avec la nature, car c’est cela le premier éveil, le contact avec la nature. Et donc la Sspt comme certaines sociétés l’ont compris», a salué Mme  Gladima. La ministre appelle toutes les sociétés à accompagner l’Etat par rapport à cet éveil de jeunes et à la culture scientifique.

ksonko