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Santé et environnement : l’Afrique de l’Ouest se dote d’un label d’excellence

SCIENCES. Comment les changements environnementaux affectent-ils les sociétés et la santé en Afrique de l’Ouest ? Pour répondre à cette question, l’Unité de recherche mixte « Environnement, santé, sociétés » est devenue un Centre d’excellence africain (CEA)

Comment assurer le bien-être de l’homme en Afrique de l’Ouest, alors que le milieu change en vitesse accélérée ? Exode rural, fortes croissances de l’urbanisation et de la démographie (la population double tous les 25 ans rien qu’au Sénégal), transition nutritionnelle, sans parler des aléas climatiques et naturels renforcés par la pression de l’homme (hausse des températures, sécheresses récurrentes, désertification, salinisation des eaux souterraines et des terres, érosion côtière)… Voilà 9 ans que les chercheurs de l’Unité mixte internationale (UMI) « Environnement, santé, société » surveillent l’évolution des systèmes socio-environnementaux, et décryptent leurs répercussions en matière d’épidémies, de maladies, de nutrition, d’écologie ou d’énergie.

Des travaux essentiels pour guider les politiques publiques, et qui viennent d’être récompensés : l’UMI a été promue Centre d’excellence africain (CEA), avec l’onction de la Banque mondiale qui en a fait l’annonce le 16 novembre. L’institution de Bretton Woods va ainsi doter le Sénégal de 6 millions de dollars (sous forme de prêt) sur 4 ans et demi. Un peu à l’instar des « labex » (laboratoires d’excellence) français, le label « Centre d’excellence africain » vise à valoriser et soutenir la recherche de haut-niveau. Avec en plus, cette exigence de renforcer la formation de qualité sur le continent.

Une bonne nouvelle pour cette équipe internationale, qui associe le Centre national français de recherche scientifique (CNRS), l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD), le Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) de Ouagadougou, l’université des sciences, techniques et technologies (USTT) de Bamako, et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Travaux d’envergure sur la pollution

Lamine Gueye, neurologiste et neurophysiologiste, dirige l’UMI depuis 2015. Spécialiste des maladies chroniques non-transmissibles (hypertension, diabète, obésité, AVC), il détaille le type de recherches mises en oeuvre à l’UMI. « Nous étudions par exemple la pollution de l’air et de l’eau. Sur l’air, nous menons une étude comparée entre Dakar et Ouagadougou. Ce sont deux villes différentes, l’une est côtière, avec une concentration de population, des véhicules parfois âgés, des poussières du Sahara balayées par le vent. Ouaga, c’est un autre profil, car elle subit aussi des fumées engendrées par les nombreux deux-roues, et une importante pollution liée à la cuisson alimentaire. Tout cela se répercute sur la santé publique et notamment sur les maladies respiratoires », explique-t-il.

 ©  J-L Peiry, 2017
vue aérienne de drone prise en aout 2017 dans la zone où est basé l’OHMi Tessékéré, Widou-Thiengoly. © J-L Peiry, 2017

« L’équipe basée à Bamako est plus spécialisée en microbiologie et s’intéresse aux parasitoses ; c’est aussi un centre de référence sur le paludisme. Ces partenariats permettent à l’UMI d’être innovante. En plus, notre approche est interdisciplinaire. Nous avons des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens, des dentistes, des anthropologues, des sociologues de la santé, des géographes, des biologistes, des spécialistes de l’écologie végétale, de la botanique… » énumère-t-il patiemment.

Interdisciplinarité

Jean-Luc Peiry, qui dirigeait le laboratoire de géographie physique et environnementale à l’université de Clermont-Ferrand, a rejoint cette unité « Environnement, santé, sociétés » en 2016 en raison, justement, du brassage entre disciplines scientifiques. « Dans les études sur la pollution de l’air, des physiciens et chimistes cherchent à identifier les différents types de pollution et à les mesurer, des médecins étudient les problèmes de santé, des biologistes se penchent sur les allergènes, des sociologues et anthropologues cherchent à connaître les habitudes des populations, pour voir si elles sont conscientes des risques et comment elles s’en prémunissent… C’est une manière tout à fait différente de travailler. Il faut accepter ce que fait l’autre, le langage propre à sa discipline, et réapprendre à exprimer sa recherche. Mais en termes d’avancées des connaissances, c’est là qu’on peut réaliser des progrès. Cette qualité de la recherche interdisciplinaire m’a beaucoup plu », résume-t-il.

Autre exemple d’interdisciplinarité : la prévalence de l’hypertension et du diabète mesurée par le Pr Gueye indique des taux presque similaires en zones urbaines et rurales au Sénégal (25 % d’hypertension chez les plus de 20 ans en ville). Comment l’interpréter ? « L’abondance de nouveaux produits trop sucrés, trop salés ou très riches en huile de palme sur les marchés depuis 5 ou 6 ans ne peut qu’avoir des répercussions sur les hausses des cas de diabète ou d’hypertension. Mais ce qui est nouveau, c’est que ça gagne le monde rural. Par exemple, au nord du Sénégal, dans une zone de pasteurs peuls connus pour leur alimentation frugale et assez pauvre en viande, on observe un taux d’hypertension anormalement élevé. Est-ce qu’on doit regarder les facteurs génétiques, environnementaux, étudier la présence du sel dans l’eau, comparer les standards internationaux ? Pour une question de santé publique comme celle-ci, il faut une recherche interdisciplinaire », affirme Jean-Luc Peiry.

Grande muraille verte

Au sein de l’Observatoire hommes-milieux international de Ferlo, au nord du Sénégal, ce dernier participe aussi aux recherches sur les impacts de la Grande muraille verte (GMV), projet panafricain visant à lutter contre la désertification de la zone sahélo-saharienne. Elle s’étend sur 545 km d’ouest en est au Sénégal, et suppose de planter environ 5 000 hectares d’arbres par an. L’Agence nationale de la Grande muraille verte bénéficie ainsi des conseils des chercheurs « sur ce qui convient le mieux en termes de reboisement et de biodiversité (espèces locales, espèces fruitières, plantes à haute valeur ajoutée comme l’acacia, ou espèces résistantes à la sécheresse) tandis que des médecins et anthropologues regardent comment la santé des populations riveraines évolue dans le temps », précise le Pr Peiry.

 ©   J-L Peiry ; 2015
Campement Peul entre Widou Thiengoly et Tessékéré. © J-L Peiry ; 2015

Relations avec acteurs publics et privés

La relation avec les pouvoirs publics est cruciale pour cette équipe censée faire une recherche appliquée. « Nos résultats servent à la décision », rappelle Lamine Gueye. « Les constats établis dans le cadre de l’hypertension et du diabète ont été pris en compte pour lancer le programme contre les maladies chroniques non transmissibles. C’est important, car nos États ont longtemps ciblé les maladies infectieuses en prêtant moins d’intérêt à ces maladies-là », ajoute celui qui s’intéresse aussi aux problèmes d’obésité et de surpoids à Dakar, où la prévalence se situe entre 8 et 10 % chez l’ensemble des enfants scolarisés.

« On travaille également avec la population. J’organise par exemple des conférences grand public sur l’hypertension artérielle, pour informer sur le diagnostic tardif et les complications, car les signes de ces maladies sont très méconnus. On fait des films documentaires, des émissions de radio… », reprend Lamine Gueye.

Prochain palier pour ce centre d’excellence : établir des ponts avec le privé, et en particulier avec les entreprises des secteurs de l’environnement et de la santé. « Nous allons proposer des formations adaptées aux questions qu’ils se posent. C’est de l’expertise, mais qu’ils vont en général chercher dans des cabinets spécialisés », précise le professeur sénégalais.

Outre cette dimension de « recherche utile », l’UMI, devenue Centre d’excellence africain, se doit enfin de porter une attention particulière à la formation. Un volet prépondérant sur le continent africain, où la proportion de chercheurs dans la population active est la plus faible du monde. Selon l’Unesco, l’Afrique subsaharienne comptait 96 chercheurs par million d’habitants en 2015, contre 4 226 en Amérique du Nord ou en Europe occidentale, et une moyenne mondiale de 1 151.

Afrique de l’Ouest : «Des habitants se sont déplacés une dizaine de fois en trente ans»

Pour la chercheuse Florence de Longueville, les populations d’Afrique de l’Ouest touchées par les catastrophes naturelles et le changement climatique n’ont pas toujours les moyens de quitter leur ville ou leur village et tentent de survivre comme elles le peuvent.

Florence de Longueville, du département de géographie de l’université de Namur (Belgique), étudie depuis une dizaine d’années l’impact des catastrophes naturelles et du changement climatique sur les villes et villages d’Afrique de l’Ouest. Selon la chercheuse, «les populations concernées ont parfaitement conscience de la menace», qui crée «une peur, un stress général» dans les sociétés.

Comment la population s’adapte-t-elle à l’érosion côtière, et plus généralement aux conséquences du changement climatique sur les littoraux ?

Il faut rappeler que la cause première de l’érosion n’est pas le changement climatique, mais toute une série d’interventions humaines, par exemple la construction du port dans le cas de Cotonou (Bénin), sur lequel j’ai travaillé, les barrages, l’extraction de sable, etc. Mais le changement climatique va partout accélérer le phénomène : c’est déjà observable, mesurable sur les photos satellitaires. Quelles conséquences ? On s’imagine que puisque la terre disparaît, les gens vont partir. Mais nos travaux montrent que les seules personnes qui partent, ce sont celles qui en ont les moyens. Tous les autres sont coincés dans cette zone. Ils bougent, parfois de seulement quelques mètres, au gré de l’avancement de la mer. Nous avons rencontré des habitants qui se sont déplacés une dizaine de fois en trente ans. On ne peut pas parler de stratégie d’adaptation, c’est de la survie.

En Afrique, les habitants des côtes sont-ils les premiers touchés par les effets du réchauffement et de la montée des eaux ?

Ils ne sont pas plus touchés, ils le sont de manière différente. J’ai aussi beaucoup travaillé sur l’impact de la désertification au Sahel, qui a des conséquences considérables. Dans certaines zones d’Afrique, ce sont les inondations qui provoquent des déplacements de population, en particulier dans les villes, dans d’autres ce sont les sécheresses et la variabilité climatique. Mais à la différence de ces phénomènes saisonniers, irréguliers, qui peuvent laisser un répit à la population entre deux mauvaises années, l’avancée de la mer, elle, est irréversible. En cas de tempête, elle arrache tout d’un coup, en cas d’érosion, elle ne recule pas. Pourtant, paradoxalement, les zones littorales sont de plus en plus habitées. D’après le Programme des Nations unies pour l’environnement, les trois quarts de la population mondiale vivront à moins de 60 kilomètres des côtes en 2030. En Afrique de l’Ouest, une partie des grandes villes est située sur la côte, et elles attirent les ruraux. Sur la côte elle-même, on observe beaucoup de familles pauvres qui s’installent de façon anarchique dans des zones à risque, car il y a du terrain informel disponible. Mais aussi des promoteurs qui misent sur le développement du tourisme.

Peut-on déjà parler de migrations climatiques ?

Il y a beaucoup d’idées reçues sur cette question. Même dans les zones arides, on ne peut pas dire sécheresse égale migration. Ce n’est jamais aussi simple. Il y a toute une série de facteurs qui déclenchent la migration. Le facteur environnemental seul ne suffit pas. Il faut le relier à des causes économiques, politiques, culturelles, démographiques. Il est difficile pour un Occidental de mesurer cet attachement à la terre, mais en Afrique, couper le lien avec la terre des ancêtres, c’est une décision extrêmement lourde. Avant de se déplacer, les gens tentent souvent de s’adapter sur place, par exemple en diversifiant leurs activités économiques. Il existe d’autres stratégies que la migration. Celle-ci est rarement choisie en premier lieu. Elle est risquée et coûteuse. D’autant que la décision de partir est souvent prise après plusieurs années de mauvaises récoltes, quand tout a été tenté et que les réserves (alimentaires et financières) sont épuisées. Enfin, quand il y a déplacement, celui-ci s’oriente d’abord vers des villes secondaires, puis, si des opportunités se présentent, vers la capitale ou la grande ville.

Y a-t-il une prise de conscience de l’urgence, malgré le fait que les modifications environnementales s’inscrivent dans le temps long ?

Dans nos travaux, nous distinguons les événements rapides des événements lents. Les tempêtes, les typhons ne laissent aucun choix aux habitants. La sécheresse, l’érosion, ont des conséquences à plus long terme, mais les populations concernées ont parfaitement conscience de la menace, des changements climatiques en cours. Jamais, dans un entretien de terrain, quelqu’un ne m’a dit : «Tout est normal, tout va bien.» J’ai ressenti une peur, un stress général. Cette incertitude est un vrai obstacle pour construire une société.

Célian Macé

Les mariages précoces ruinent l’Afrique

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Sur le continent, 4 millions de filles ont été mariées avant leurs 18 ans en 2017, ce qui a des conséquences dans les domaines de la santé, de l’économie et de l’éducation.

Le mariage précoce coûte très cher à l’Afrique. Ce serait même la principale cause d’un développement avorté, puisqu’il engendrerait un manque à gagner pour le continent de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

C’est ce qui ressort de l’étude intitulée « Eduquer les filles et mettre fin au mariage d’enfants : une priorité pour l’Afrique », publiée par la Banque mondiale fin novembre et étudiant les données socio-économiques de douze pays d’Afrique subsaharienne (Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo, Ouganda, Ethiopie, Tanzanie, Mozambique, Malawi et Zambie) et de l’Egypte. Rien que sur cette zone, qui abrite la moitié de la population du continent, ce sont pas moins de 55,4 milliards d’euros que les auteurs de l’étude estiment perdus pour l’économie et le développement.

L’Unicef évalue à 12 millions le nombre de filles mariées pendant leur enfance chaque année dans le monde. Même si le phénomène a connu une baisse de 15 % lors de la dernière décennie, une sur cinq est encore mariée avant ses 18 ans. L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus touché par cette problématique, avec 4 millions de mariages précoces en 2017.

L’étude de la Banque mondiale, présentée lors du deuxième sommet de la Commission de l’Union africaine à Accra, au Ghana, fin novembre, évalue les pertes de production de richesses pour les pays dont les femmes, mariées trop tôt, sont en partie exclues. Les privant d’une éducation de qualité, ces pays s’amputent d’une force de travail et des gains de revenus qui vont avec. Sur la question de la démographie, ces jeunes filles faisant plus d’enfants que les autres femmes, le gain de richesse s’élèverait par exemple à 22,77 milliards d’euros dès la première année d’élimination du mariage précoce.

Peser sur les décisions du ménage

De fait, ces unions entraînent des réactions en chaîne extrêmement dommageables. Les premières concernées sont bien sûr les jeunes filles, qui voient leur avenir leur échapper. Les mariages précoces les obligent à quitter les bancs de l’école et font d’elles des mères avant l’heure. Ce qui met en danger leur santé et celle de leurs enfants, puisque les risques de mortalité maternelle et infantile, aussi bien que de retard de croissance, sont plus élevés quand la mère est très jeune. Par ailleurs, sur toute leur vie, ces « mariées précoces » contribuent malgré elles au boom démographique à l’œuvre sur ce continent qui comptera 2,4 milliards d’individus en 2050, selon l’Institut national d’études démographiques (INED).

De cet enchaînement peu vertueux, le maillon central reste évidemment l’école. Or en Afrique subsaharienne, sept filles sur dix terminent le cycle primaire, mais seulement quatre sur dix bouclent le premier cycle du secondaire, où elles gagnent les moyens de leur autonomie future, tant intellectuelle qu’économique. Cet abandon scolaire réduit leur capacité à peser sur les décisions du ménage, les expose davantage aux violences conjugales et, parfois, à la mort. Le récent rapport du Bureau des Nations unies sur la drogue et la criminalité (UNODC) révèle d’ailleurs que près de 4,2 millions d’Africaines, filles et femmes confondues, ont été tuées par leurs partenaires en 2017.

Si de nombreux pays africains ont réalisé de grands progrès en matière d’égalité entre garçons et filles pour l’accès à l’école primaire, beaucoup reste à faire pour que les jeunes filles puissent profiter aussi du collège et du lycée. Car les femmes qui ont fait des études secondaires ont non seulement plus de chances de trouver un travail, mais elles gagnent aussi deux fois mieux leur vie, ont moins d’enfants et des grossesses plus tardives.

Diminuer le mariage précoce aurait donc pour effet rapide de réduire la pression démographique et d’augmenter le niveau de vie des familles, en particulier les plus pauvres. Comment y parvenir ? Chaque année d’étude réduisant d’au moins cinq points le pourcentage de risque de se marier avant l’âge de 18 ans, l’un des meilleurs moyens, confirme le rapport de la Banque mondiale, est bien de maintenir le plus longtemps possible les filles à l’école au-delà du primaire. La boucle est bouclée.

Sandrine Berthaud-Clair

Arrêtons de comparer l’écosystème tech africain avec la Silicon Valley

D’un bout à l’autre du continent africain, la nouvelle économie numérique promet de répondre à certains des grands enjeux de développement. Nous avons profité du festival FUTUR.E.S de juin 2018 pour rencontrer Rebecca Enonchong, l’une des figures de la tech sur ce continent.

Du Woe Lab de Lomé au Togo à la Silicon Mountain du Cameroun, le continent africain est déjà une terre fertile pour la tech. L’Afrique verra-t-elle naître la prochaine Silicon Valley ?

REBECCA ENONCHONG : Je ne suis pas favorable à la comparaison systématique avec la Silicon Valley. Chacun des pays d’Afrique possède son modèle qui propose quelque chose de différent. Et nous avons nos propres atouts. Si l’on emmène des entrepreneurs de la Silicon Valley dans la Silicon Mountain au Cameroun ils ne réussiront peut-être pas car l’environnement y est très différent par rapport aux États-Unis. Les compétences ne sont pas systématiquement transférables.

Par ailleurs, tous les pays ne sont pas au même niveau de développement, certains pays vont plus vite que d’autres. C’est le cas de l’Afrique du Sud, du Kenya, du Nigeria ou du Rwanda. Au Cameroun, il y a beaucoup de startups, mais la démarche d’innovation n’infuse pas encore dans toute la société. Quant à l’Afrique centrale, elle est très en retard par rapport aux pays d’Afrique de l’Est et de l’Ouest. Globalement, il y a encore un fossé entre pays francophones et pays anglophones.

Quels sont les grands défis auxquels pourrait répondre la tech, à l’échelle du continent ?

R.E. : Ils sont nombreux mais je retiens la santé, l’éducation et l’agriculture. Dans le domaine de la santé, on peut par exemple utiliser la médecine à distance pour établir des diagnostics et trouver des solutions dans des zones reculées où il n’y a pas de médecin. Au Mali, cette médecine 2.0 est en plein essor, notamment grâce au Raft (Réseau Afrique francophone pour la médecine).

Pour ce qui est de l’éducation, il y a les MOOCS (massive online open courses). Certains ne nécessitent même pas de connexion à Internet car en Afrique la technologie USSD (unstructured supplementary service data) est très développée. Ce sont des codes que l’on utilise pour recharger du crédit téléphonique, tous les Africains savent s’en servir. Ils peuvent donc étudier directement sur leur mobile et se financer des formations en direct, avec des tests et un suivi. Au Kenya, la startup Eneza Education a déjà plus de trois millions d’utilisateurs.

Les solutions tech sont également nombreuses dans le domaine de l’agriculture. Au Rwanda, de jeunes entrepreneurs ont créé un capteur qui donne des informations précises sur la composition de la terre, ce qui permet aux agriculteurs d’optimiser leurs cultures. Une initiative similaire baptisée iCow existe au Kenya. Ces technologies fonctionnent grâce au mobile, les exploitants agricoles reçoivent des informations précises sur l’état des sols par SMS. 

Le mobile est la technologie phare sur le continent africain…

R.E. : Tout à fait, l’Afrique est mobile-first, voire même mobile-only ! Le continent a sauté l’étape des ordinateurs pour passer directement au téléphone mobile. Les Africains s’en servent pour tout : communiquer, trouver de l’information, travailler et aussi payer. Néanmoins il y a une différence entre le mobile wallet en Europe et aux États-Unis et la mobile money en Afrique, qui n’est pas liée à un compte en banque ou à une carte de crédit. C’est une monnaie qui est entièrement associée à un numéro de téléphone : on y reçoit notre salaire, on peut payer nos employés, nos impôts, la scolarité de nos enfants, le loyer. Tout passe par ce porte-monnaie associé à son numéro de téléphone.

Vous défendez également une approche inclusive de la tech. D’après vous, pourquoi est-ce nécessaire ?

 R.E. : Aujourd’hui la technologie a une représentation physique, celle d’un homme blanc. Je pense que cela doit absolument changer. C’est un combat que l’on doit mener en Europe, en Afrique et même aux États-Unis. Quand on parle d’IA aujourd’hui, on parle d’une technologie qui a déjà intégré des biais racistes et sexistes. On est en train d’informatiser les biais et de les structurer. C’est pour cela que je défends le besoin de plus de diversité. On doit faire en sorte que le succès technologique ait un visage différent pour ne pas que la technologie renforce les inégalités.

Le Sénégal est-il le pays d’Afrique subsaharienne avec plus de femmes chefs d’entreprise ?

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« Femmes chefs d’entreprise en Afrique subsaharienne : le Sénégal premier de la classe », titre Actusen.

« Selon un rapport de Global Entrepreneurship Monitor (GEM), le pays de la Téranga (Sénégal) occupe la première place parmi les Etats d’Afrique subsaharienne dans la création d’entreprises par des femmes », rapporte le media en ligne.

« Le Sénégal compte le plus grand nombre de femmes chefs d’entreprise actives dans la région, soit 36,8 %, contre 5,9 % pour l’Afrique du Sud (…) D’après le document, 62,9 % des femmes ont créé une entreprise, parce qu’elles profitent de l’opportunité plutôt que par nécessité », ajoute le site.

Africa Check a examiné cette information à la demande d’une lectrice.

D’où tient-on ce rang ?

Dans l’article, Actusen publie, in extenso, un communiqué qu’il attribue Global Entrepreneurship Monitor (GEM), un think thank britannique.

Africa Check a contacté le bureau du GEM, basé à Londres. Son directeur des opérations, Chris Aylet, confirme que ce communiqué émane de leur service presse basé en Afrique du Sud.

« Cet article (d’Actusen) fait référence à une publication qui n’est pas la plus récente, mais celle dans laquelle nous avons décrit la situation au Sénégal », ajoute M. Aylet avant d’indiquer le « rapport pertinent » pour tirer des informations sur le Sénégal.

Que dit ce document ?

Intitulé « Women’s entrepreneurship 2016-2017 report », le document met en relief que « les 74 économies examinées font apparaître des différences substantielles dans les taux d’activités entrepreneuriales des femmes, allant de 3 % en Allemagne, Jordanie, Italie et France à 37 % au Sénégal », un peu plus au-dessus de la moyenne de « 36 % » observée en Afrique au Sud du Sahara.

En Afrique subsaharienne, les pays concernés par cette étude sont le Burkina Faso, le Cameroun, le Botswana, le Sénégal et l’Afrique du Sud.

Le rapport met en vedette le Sénégal en indiquant qu’« une femme sur trois est en train de développer sa propre affaire ». Cette dynamique concerne surtout « les tranches d’âge 35-44 et 45-54 »

Qu’en est-il des opportunités d’affaires ?

Le GEM explique que la majorité des femmes sénégalaises (environ 62,9 %) ont plutôt créé des entreprises, « parce qu’elles ont vu des opportunités offertes » par l’environnement macro-économique que par nécessité.

À ce niveau, l’Afrique du Sud vient en tête avec 71,6 %.

Pourcentage de femmes ayant créé des entreprises par opportunité entre 2015 et 2016.

Le Sénégal, pas couvert par l’étude de la BAD 

En 2015, la Banque africaine de développement a produit un rapport intitulé « Where are the women ? ». Ce document montre que la place des femmes à la tête des entreprises ou des conseils d’administration basés en Afrique est de 12,7 % en moyenne.

Le rapport propose un classement des pays africains où il a été observé plus de femmes chefs d’entreprises.

Dans 307 entreprises basées dans 12 pays africains, les femmes responsables de grandes entreprises représentent le tiers des directeurs et membres de conseils d’administration. Parmi ces pays, la Côte d’Ivoire a plus faible taux. Le Sénégal n’est couvert par cette étude.

 

« Pas tout à fait correct »

 Le directeur des opérations du GEM a confié à Africa Check qu’« il ne serait pas tout à fait correct » de dire que le Sénégal compte le plus de femmes chefs d’entreprises.

« Ce qui est mesuré, c’est le taux de femmes engagées dans l’esprit d’entreprise (travaillant dans des entreprises de 0 à 42 mois), explique-t-il.

« Il n’est pas forcément vrai qu’elles sont dirigeantes. Les données n’ont pas été collectées dans tous les pays d’Afrique subsaharienne, mais uniquement au Botswana, au Burkina Faso, au Cameroun, au Sénégal et en Afrique du Sud », relève Chris Aylet.

« 32 % des entreprises sénégalaises appartiennent à des femmes »

Africa Check a également contacté la présidente de l’Union des femmes chefs d’entreprise (UFCE) du Sénégal, Nicole Gakou, qui a fait savoir qu’elle ne peut pas « répondre par l’affirmative » à la question de savoir si le Sénégal était le pays d’Afrique subsaharienne qui compte le plus de femmes chefs d’entreprise.

« Par contre, les résultats du dernier recensement général des entreprises effectué par l’ANSD [Agence nationale de la statistique et de la démographie] ont montré que 32 % des entreprises créées au Sénégal appartiennent aux femmes. Il y est dit aussi qu’il existe plus 400 000 entreprises », ajoute-t-elle.

 Conclusion : l’information n’est pas prouvée

Le Sénégal compte plus de femmes chefs d’entreprise en Afrique subsaharienne, a récemment écrit un site d’information, citant un rapport du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) indiquant que 36,8 % de femmes au Sénégal développent leurs propres affaires.

D’après le directeur des opérations du cabinet britannique, cela ne veut pas dire qu’il y a plus de femmes directrices ou patronnes de conseil d’administration au Sénégal qu’ailleurs en Afrique subsaharienne. De plus, « les données n’ont pas été collectées dans tous les pays d’Afrique subsaharienne, mais uniquement au Botswana, au Burkina Faso, au Cameroun, au Sénégal et en Afrique du Sud », a-t-il relevé.

Aussi, l’Union des femmes chefs d’entreprise du Sénégal s’est gardée de répondre par l’affirmative.

Par conséquent, l’affirmation n’est pas prouvée.

Edité par Assane Diagne

Situation financière du Sénégal : Ngouda Fall Kane renvoie le ministre Amadou Ba à ses cours d’économie

Les déclarations faites, récemment, par le ministre de l’Economie et des Finances pour rassurer les populations que le Sénégal se portait bien financièrement ont, à nouveau, été démenties. Après la sortie d’Amadou Ba qui avait soulevé des vagues de frustration à l’Université de Dakar et les assurances de celui-ci devant les députés, ce week-end, voilà qu’un économiste et financier s’invite au débat pour contredire l’argentier de l’Etat. Il s’agit de Ngouda Fall Kane, ancien patron de la Centif, par ailleurs ancien Inspecteur général d’Etat (Ige). 

Dans un entretien qu’il a accordé à Dakaractu, M. Kane a relevé la nécessité, aujourd’hui, pour le Sénégal de revoir sa politique. ‘’Il nous faut faire revenir la planification économique et des plans de développement à moyen et long termes. Il nous faut aussi revenir à un budget sincère et ne pas suivre ce farceur de ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba. Lui qui nous parle de tension budgétaire. Qu’est-ce que cela signifie une tension budgétaire ? La tension budgétaire n’a rien à voir avec la tension de trésorerie. La tension de trésorerie est souvent conjoncturelle. Elle peut être suivie par ce qu’on appelle une période d’aisance de trésorerie. Et je dis que le Sénégal est dans une situation de déficit chronique de trésorerie. Il y a des problèmes au niveau des finances de l’Etat. Et nous dirons un jour la réalité et le vrai problème’’, promet-il.

Le  Sénégal confronté à un déficit chronique de trésorerie 

Dans la même lancé, il précise : « On parle de tension budgétaire, tout simplement quand les prévisions budgétaires sont insuffisantes pour les charges de l’Etat. Et pour corriger une tension budgétaire, c’est très simple : on crée un collectif budgétaire, c’est-à-dire une loi de finance rectificative (Lfr). On augmente les prévisions. Le Sénégal ne traverse pas une tension budgétaire’’, a-t-il dit avec insistance.

Macky Sall invité à dire ce qu’il y a réellement au sein des finances de l’Etat 

Ancien Secrétaire général (Sg) du ministère de l’Economie et des Finances, il a vivement condamné les propos du ministre Amadou Ba. ‘’C’est impropre d’ailleurs de dire ce qu’il a dit. Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas juste ! Le problème est plus profond que ça ! (…). Le Sénégal ne se porte pas bien ! Il faut que le ministre des finances nous dise la vérité ! Il dit qu’il y a plus de 350 milliards dans le compte de l’Etat à la Banque centrale (Bceao). Mais, c’est extraordinaire ! Et quels sont les engagements financiers à court terme de l’Etat ? Si les engagements financiers de l’Etat, à court termes, sont à 2 000 milliards de F Cfa, le Sénégal serait en déficit de trésorerie de près de 1 650 milliards F Cfa. Que le ministre des Finances arrête ! (Il se répète). 
  
S’il y a autant de milliards, il n’a qu’à payer ce qu’il doit aux gens 

Ngouda Fall Kane dénonce les dires du ministre. ‘’ll est le premier des ministres des Finances, dans l’histoire du Sénégal, qui dit haut et fort, en tout cas, les disponibilités du Trésor à la Banque centrale. Cela a toujours été un mythe pour le Sénégalais lambda. Tout le monde sait aujourd’hui, qu’il y a tant de milliards dans les comptes de l’Etat. S’il y a autant de milliards et qu’il n’a aucun engagement, pourquoi ne pas lubrifier l’économie ? Il n’a qu’à payer ce qu’il doit aux gens’’, a-t-il dit avant d’ajouter : ‘’Dans cette situation financière de l’Etat, le mensonge est plus important. Ce qu’on nous dit ne correspond pas à la réalité. Ce que les Sénégalais veulent aujourd’hui, c’est la vérité. Il faudrait que le président de la République nous dise ce qu’il y a réellement au sein des finances de l’Etat. Je crois que c’est ce qu’on attend de lui.  Il y a des problèmes, il le sait. Mais, il ne faut pas que Amadou Ba se mette à s’amuser avec des concepts qu’il ne maitrise pas’’, lâche-t-il.

Sénégal: racket organisé au sein de la gendarmerie

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Au Sénégal, la mise en garde du commandant de la gendarmerie territoriale est un coup de semonce. Dans une note interne, le général Moussa Fall a dénoncé des rackets au sein de trois brigades. Concrètement, la hiérarchie de la gendarmerie a découvert l’existence de caisses noires gérées directement par des gradés. Des enquêtes sont toujours en cours.

Datée du 28 novembre dernier, la note interne, explosive, a fuité ce week-end. Le général Moussa Tall y exprime sa colère et son inquiétude.

« Des caisses sont ouvertes au nom de l’unité sans aucun fondement légal. De telles pratiques scandaleuses n’honorent pas la valeur incarnée du gendarme », a déclaré le commandant de la gendarmerie territoriale.

Découvertes dans les brigades des régions sud, centre-ouest et centre, le général détaille ensuite ces « caisses illicites » en indiquant la caisse journalière du commandant de brigade tenue à hauteur de 10 000 francs CFA ou plus, la caisse hebdomadaire établie à 15 000 francs par jour, et enfin la caisse spéciale du commandant de brigade avec des versements de 100 000 francs CFA, une à deux fois par semaine.

L’inquiétude du général est donc forte. Il ajoute, en effet, que les investigations menées confirment que « ces pratiques se font à l’échelle nationale ». Moussa Tall appelle à les dénoncer et demande aux gradés qui sont directement visés d’y mettre fin immédiatement. Il indique par ailleurs que des sanctions seront prises.

Docteur Cheikh Tidiane DIEYE dissèque la corruption bureaucratique au Sénégal.

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Un nouveau livre qui fera surement parlé de lui, tant, dans la forme comme dans le fond, il est ponctuel, mesuré et profondément dense et documenté. Il s’agit de « La corruption bureaucratique au Sénégal: Trajectoires, Ressorts et Représentations populaires », publié par le Dr Cheikh Tidiane DIEYE aux éditions l’Harmattan. Contrairement à ce que le titre peut laisser paraitre, ce n’est pas un livre-scandale. C’est un livre de connaissances. 

Dr Dièye y fournit une contribution majeure à la compréhension du phénomène de la corruption, à travers l’analyse de ses acteurs, ses facteurs facilitateurs, ses mécanismes et ses représentations populaires. En effet, l’ouvrage est le fruit de plus d’une quinzaine d’années de recherches et d’observation des pratiques et comportements des acteurs sénégalais, des acteurs politiques aux citoyens en passant par les agents de l’administration publique, vis-à-vis de la corruption.

Le livre est divisé en cinq chapitres. Le premier est consacré à la présentation du cadre théorique et conceptuel de la corruption. Il met en débat les concepts de corruption et de bureaucratie pour montrer leur complexité et leur transdisciplinarité. Le second chapitre analyse les pratiques professionnelles officielles et officieuses qui naissent et se déploient dans les interstices de l’administration publique, et expliquent en partie les comportements des agents comme ceux des usagers. Le troisième chapitre analyse la trajectoire de l’État Sénégalais, de l’indépendance à nos jours, et la façon dont les régimes successifs ont lutté contre la corruption ou l’ont utilisée comme instrument de gouvernance politique. Le quatrième chapitre présente les processus, les acteurs et les institutions de la lutte contre la corruption, les résultats de cette lutte et les défis et limites auxquels elle fait face. Enfin le cinquième chapitre est consacré à l’analyse de la façon dont l’État est perçue par les citoyens, et au-delà, la manière particulièrement ambigüe et ambivalente dont la société, dans son ensemble, se comporte avec le phénomène de la corruption ou vis-à-vis du bien public.

Ce livre devrait être utile à de nombreux acteurs. D’abord à l’OFNAC et aux institutions de lutte contre la corruption qui devraient y trouver le moyen de cerner de plus près et de mieux comprendre l’objet de leur création. Ensuite aux acteurs politiques qui, dans le contexte de la prochaine élection Présidentielle, pourraient y trouver les outils théoriques et pratiques pour mieux affiner leurs stratégies de lutte contre la corruption dans leurs offres de programme. Enfin aux organisations de la société civile qui pourraient cibler davantage leur plaidoyer sur la lutte contre la corruption afin de l’adapter aux contingences bureaucratiques, politiques, sociales ainsi qu’au contexte culturel de la gouvernance.

Le libre est disponible chez l’Harmattan à partir de ce mardi 11 décembre 2018.

Dette publique : Amadou Bâ persiste «..le Sénégal a un risque de surendettement faible… »

Le ministre de l’Economie et des Finances Amadou Bâ qui faisait face hier aux parlementaires, pour défendre la situation économique du Sénégal, entre autres points, a déclaré que « le Fmi estime que le Sénégal a un risque de surendettement faible et l’agence Moody’s ne l’a pas contredit », dit-il.

Selon l’argentier de l’Etat, le pays attire les investisseurs. C’est « ce qui fait que le Sénégal n’a pas de problème pour lever des fonds. Parce que la gestion est rigoureuse et transparentes. Et les investissements sont faits pour améliorer la situation du pays », se réjouit-il.

COP 24- Changements climatiques : Le Stand du Sénégal pour vendre les efforts de notre pays

C’est journée « off » au niveau du village de la COP 24 ce Dimanche.  Le Sénégal pour sa participation  à la Conférence des Parties (Cop24), occupe un stand au niveau du village, financé par l’État du Sénégal.  Pour les officiels sénégalais, la mise en place d’un tel stand d’exposition pour notre pays, traduit l’engagement du Président Macky Sall, en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de l’environnement de notre planète. 

Un « espace Sénégal » ponctué d’animation scientifique, et qui permet de faire connaître aux visiteurs ce qui se fait au Sénégal en matière de changement climatique. Des présentations sur l’énergie avec un focus sur celle renouvelable en direction desquelles le Sénégal s’est inscrit, a été mis en exergue. Des « Side events », rencontre interne, ont aussi porté sur des thèmes tels que le lien entre le transport et la qualité de l’air lors desquels la Belgique a pris part et où des solutions ont été proposées pour améliorer la mobilité urbaine, comme expliqué par la Directrice de l’environnement et des établissements classés, Marylin Diarra.
Il se tiendra demain une rencontre du genre sur le thème l’Érosion Côtière et les Ressources en eau, pour enfin arriver à la journée du Sénégal prévue le mercredi 12 Décembre et qui bouclera le tour de ces rencontres avec les thématiques Énergie et Agriculture selon nos mêmes sources.
Le Ministre de l’environnement, le Dr Mame Thierno Dieng, qui rejoint la délégation demain, prendra part à la session ministérielle, qui examinera les divers points inscrits à l’agenda des décisions de cette COP24.

COP 24- Changements climatiques : Le Stand du Sénégal pour vendre les efforts de notre pays

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