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Le Sénégal va introduire le bracelet électronique

Le ministre de la Justice a annoncé vendredi 30 décembre que certains prévenus pourraient être équipés d’un bracelet électronique dès 2019. C’est une alternative à des cas précis de détentions préventives, dans le cadre d’un contrôle judiciaire et hors affaires de terrorisme. En tout, 300 suspects attendent leur jugement en prison depuis plus de trois ans.

Ce bracelet électronique, c’est la solution du gouvernement à de longues détentions dans l’attente d’un procès. D’après le Garde des Sceaux Ismaïla Madior Fall, « les procédures techniques ont été réalisées et le procédé bientôt lancé ». Des prévenus seront équipés de bracelets au mieux courant 2019.

L’équipement remplacera les mandats de dépôt, émis en théorie pour préserver les victimes présumées ou le déroulement de l’enquête… La procédure s’est généralisée, de l’aveu même du ministre : « l’emprisonnement s’est banalisé » et systématisé. Il va donc falloir changer les méthodes des procureurs.

Les grandes écoles françaises se tournent résolument vers le continent africain

HEC, Centrale, Essec… les grandes écoles françaises poussent leurs pions en Afrique, avec une nette préférence pour le Maroc, le Sénégal et la Côte d’ivoire. Après avoir misé sur l’Asie, ces écoles entendent profiter d’un marché en pleine expansion. Une alternative pour les étudiants africains qui n’ont pas les moyens de faire leurs études à Paris.

Les grandes écoles françaises ne se contentent plus d’accueillir les étudiants africains dans l’Hexagone. Beaucoup s’implantent sur le sol africain pour capter ce « marché prometteur » et rayonner à l’international. Le nombre d’étudiants sur le continent devrait passer de 8 à 30 millions d’ici à 2030, selon une analyse démographique du cabinet Paxter pour qui de nombreux pays africains souffrent d’un déficit de formations supérieures.

Il ne se passe pas un mois sans qu’une école publique française ou privée (l’Ecole supérieure de gestion ou l’Ecole supérieure de génie informatique) n’annonce l’ouverture d’un campus ou d’un bureau de représentation en Afrique.
Le français, la langue commune crée un lien fort, même si les pays anglophones comme l’Afrique du Sud, le Ghana, ou le Kenya, ne sont pas oubliés.

Le Maroc, première destination africaine

En douze ans, une dizaine de grandes écoles françaises se sont ainsi implantées à Casablanca et à Rabat: Centrale, l’Ecole des Mines, l’Essec, l’Insa ou encore l’université Paris-Dauphine. En mai 2017, l’école de management Toulouse Business School a inauguré un nouveau campus à Casablanca. La capacité d’accueil dans les universités marocaines étant à saturation, le pays mise sur ces écoles prestigieuses pour les milliers d’ingénieurs et entrepreneurs dont elle à besoin.

Le Maroc joue habilement la carte du trait d’union entre l’Europe et l’Afrique, et attire de nombreux étudiants subsahariens dans ses universités.

En ouvrant ses portes aux grands établissements français, le royaume chérifien espère se positionner comme un hub pour la formation universitaire en Afrique. Plus proche et plus accessible que la France, le Maroc est un bon compromis pour les étudiants africains. Le diplôme français reste un parchemin envié et monnayable pour ces derniers. A l’Ecole Centrale de Casablanca, un tiers des étudiants vient d’Afrique subsaharienne.

La formation des futurs cadres africains fait partie de la stratégie marocaine d’influence en Afrique. L’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) vient ainsi d’annoncer une augmentation du nombre de bourses accordées aux étudiants subsahariens.

Le Sénégal et la Côte d’Ivoire attirent également les établissements français et bon nombres d’étudiants en provenance des pays d’Afrique de L’Ouest.
HEC, par exemple, vient d’ouvrir un bureau à Abidjan. La prestigieuse école de commerce forme depuis des années des cadres africains (en formation continue) en Afrique du Sud, au Kenya à Madagascar et au Maroc.

Un diplôme d’une grande école française est toujours un must sur un CV
    Kako KomlanviEtudiant togolais à Franceinfo Afrique

Sciences-Po a annoncé l’inauguration de son premier bureau de représentation à Nairobi, au Kenya. L’ESIEE, école d’ingénieurs française, possède deux campus en Afrique du Sud, au Cap et à Pretoria.

Les partenariats entre établissements du nord et du sud de la Méditerranée se multiplient. Une école de cybersécurité à vocation régionale a été inaugurée le 6 novembre 2018 à Dakar. Elle a vocation à accompagner la montée en puissance de l’internet africain. Cet établissement permettra de lutter contre le piratage informatique (très présent en Afrique).

Erasmus+, l’appel de l’Afrique

Très loin derrière New York, Londres ou Hong Kong, l’Afrique commence à attirer les étudiants français par le biais du programme européen Erasmus +.
De plus en plus d’étudiants européens font leurs stages internationaux sur ce continent émergeant « où convergent tous enjeux contemporains ».
Les universités américaines ou chinoises ne sont pas en reste. Elles renforcent elles aussi leur présence pour former la nouvelle jeunesse africaine, et repérer les meilleurs talents.

Abandon du Franc CFA : L’ambassadeur du Sénégal en Russie en parle

Dans un entretien accordé à Sputnik, l’ambassadeur du Sénégal près de la Russie évoque l’abandon du Franc Cfa au profit d’une future monnaie commune à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Alors qu’il participait à une journée économique dédiée  à son pays à Moscou, l’ambassadeur du Sénégal près la Russie s’est exprimé sur le franc Cfa. Une monnaie que les pays de la Cedeao s’apprêtent à lâcher selon ses dires.

« Nous sommes en train de réfléchir avec les autres pays qui ont leur monnaie propre pour faire une monnaie de l’Afrique de l’Ouest » a-t-il confié à Sputnik.

Le Franc Cfa est une monnaie coloniale devenue la devise du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Sénégal, du Togo, du Niger et de la Côte d’Ivoire entre autres.

Nos économies étaient très faibles

Pour l‘ambassadeur Abdou Salam Diallo, cette monnaie n’a pas été « une mauvaise chose ».Au contraire, elle a permis aux pays de travailler ensemble. « Dans notre Union monétaire (Union économique et monétaire ouest-africaine ndlr), nous n’avons jamais eu de problèmes pour importer parce que notre monnaie est garantie par le Trésor français » a-t-il fait savoir. Le franc Cfa a profité aux pays à l’époque parce que leurs économies étaient très faibles. Maintenant, la donne a changé et il est légitime de se demander si on veut toujours continuer par utiliser cette monnaie, a-t-il poursuivi. Le discours de l’ambassadeur doit être très bien accueilli dans les cercles panafricanistes qui luttent pour l’abandon du franc Cfa

Sénégal : la division spéciale de la cyber sécurité met fin aux activités de 10 individus pour arnaque sur le net

(CIO Mag) – Comme si c’était un film. Pourtant une réalité. L’affaire dite « Dash plan fait le tour de la toile et a suscite autant de débat à Dakar.Il s’agit  d’un groupe d’individus  composé de footballeurs, de restaurateurs d’étudiants. La division spéciale de la cyber sécurité  qui a mis fin aux activités de ces cybercriminels face à la presse a expliqué le préjudice subi par des citoyens.

Plus de 200 millions de francs CFA ont été soutirés á des citoyens selon le Docteur Papa Gueye, commissaire de police et chef de la Division spéciale de cyber-sécurité. « Les malfaiteurs avaient créé des groupes sur des réseaux sociaux. Ils collectaient les données personnelles de jeunes filles qu’ils présentaient comme étant de mœurs légères. Ces filles subissaient des chantages. Souvent ils leur proposaient une partie intime. Ils  leur demandaient également de l’argent si elles que leurs données soient retirées », a fait savoir le commissaire Gueye.

Les dix personnes arrêtées dans l’affaire vont être jugées au Tribunal de grande instance de Dakar dans quelques jours pour collectes et diffusion à travers Internet et les réseaux sociaux de données à caractère personnel, d’atteinte à l’image, à la dignité et à la réputation.

Le modus operandi de ces cybercriminels

« Ils usaient de divers procédés pour parvenir à soutirer d’importantes sommes d’argent. La plupart  des victimes ont eu la malchance de croire aux histoires qu’ils racontaient. Ils font croire aux victimes un gain de lots suite à un tirage au sort, si ce ne sont des menaces de suspension de la ligne téléphonique de la victime si elle n’exécute pas les ordres des arnaqueurs.

Joe Marone, Dakar

Sénégal : vers la censure sur les réseaux sociaux ?

C’est un texte législatif qui suscite la polémique au Sénégal. Le code des communications électroniques prévoit de nouvelles règles pour encadrer internet. Mais de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer certaines dispositions jugées liberticides et anti-démocratiques.

Whatsapp, Facebook Messenger, Skype ou encore Viber : autant de moyens de communication  qui pourraient être menacés. Au Sénégal, la très controversée loi sur le contrôle des communications électroniques via internet est passée à l’Assemblée nationale.
Une loi et plus précisément l’alinéa de l’article 27 qui dérangent et laissent planer le menace d’une éventuelle censure : « L’Autorité de régulation peut autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu’elle juge utile pour, notamment, préserver la concurrence dans le secteur des communications électroniques et veiller au traitement équitable de services similaires« .

Dans cette université  de Dakar, Emmanuel Sokh, professeur et juriste, veut prévenir ses élèves. Dans sa classe ce matin, une seule d’entre eux a entendu parler de  l’adoption de cette loi. Pourtant, Internet  fait partie  de  la  vie  quotidienne  de  ces étudiants  ultra connectés. « Peut être que demain, en période électorale, vous pourrez avoir votre audio sur
whatsapp qui sera délivré deux jours après ou votre tweet balancé deux jours après. Ce sontdes cas de figures qui sont à prévoir aujourd’hui
« , prévient Emmanuel Sokh.

Papa  Ismaïla  Dieng  est  un  blogueur  sénégalais  influent sur les réseaux sociaux
Depuis  mercredi  sur sa  page Facebook, les commentaires sur l’adoption de cette loi pullent. Connu  pour  son  franc  parler, il craint que cet article 27 menace  directement  son  activité :

« C’est une menace qui plane au dessus de ma tête, elle n’est pas  physique ni légale comme le risque d’aller en  prison mais c’est juste quelqu’un peut désormais exclure mon contenu du web. Ca peut changer énormément de choses. C’est également en tant que citoyen que mon accès à internet ne va plus être démocratique« .

Les autorités, elles, parlent d’un simple problème d’interprétation. Une communication qui malgré tout, ne dissipe pas les inquiétudes, notamment concernant les futures échéances électorales.

Start-up de la semaine : au Sénégal, la fintech Wizall vise d’abord les entreprises

Lancée en 2015 comme plateforme de transfert d’argent, la jeune pousse sénégalaise Wizall a fait évoluer son modèle pour devenir un outil de mobile banking à part entière.

Sur le point de conclure une levée de plusieurs millions auprès de BCP, Wizall vient d’ouvrir sa filiale ivoirienne et se prépare à aborder les marchés malien et burkinabè. À l’origine de cette belle réussite, le Français Sébastien Vetter, ancien associé du cabinet de conseil digital Advise Consulting & Technology, et son associé congolais Ken Kakena, ex-consultant pour le même cabinet.

Tous deux ont accompagné plusieurs opérateurs télécoms dans le développement de leur activité de mobile money en Afrique de l’Ouest, avant de décider de se lancer à leur tour dans l’aventure. En 2015, ils mettent  donc Wizall sur les rails, une application qui propose des bons d’achat digitalisés et des opérations de transfert d’argent au Sénégal.

Le coup de main de Total

Si les deux associés apportent plus de 200 000 euros pour ce lancement, ils reçoivent aussi un solide coup de main de Total, qui a investi dans l’affaire plusieurs millions d’euros.

« On voulait l’appui d’une grande chaîne, qu’il s’agisse d’un réseau pétrolier ou d’un opérateur. Mais Orange avait alors pris des parts dans Afrimarket, que l’on venait un peu concurrencer avec notre système de bons d’achat, on a donc choisi de s’approcher plutôt de Total. Ken Kakena les a rencontrés, et ils ont accepté d’entrer au capital de l’entreprise dès sa création, à hauteur de 30 % », relate Sébastien Vetter, directeur général de Wizall.

Né en France en 1975, ce dernier est passé par l’école de commerce parisienne ESCE avant de travailler dans les télécoms et l’informatique, puis de se lancer dans le conseil. C’est pour cette dernière activité qu’il a déménagé au Sénégal, il y a cinq ans.

Du B2C au B2B

En septembre 2017, la plateforme a évolué pour devenir « un véritable outil de paiement marchand, pour régler ses factures ou acheter du crédit », explique son cofondateur.

Mais le consommateur final n’est plus la cible principale de l’entreprise, qui vise avant tout les entreprises, les ONG et les administrations, à qui elle propose une interface dédiée pour procéder à de très nombreuses opérations : versement de salaires, de bourses d’étude, d’allocations…

ATOUT NON NÉGLIGEABLE DE CE MODÈLE ÉCONOMIQUE POUR L’UTILISATEUR FINAL : LES OPÉRATIONS DE TRANSFERTS SONT GRATUITES

Ainsi, Wizall a décroché en octobre un contrat auprès d’un consortium de BTP sénégalais, qui utilise depuis ses services pour verser les salaires de ses employés. « Dans un premier temps, l’entreprise utilise le programme sous forme de test auprès de 1 500 salariés. Mais à terme, ce sont 2 500 personnes qui sont concernées », précise Sébastien Vetter.

Atout non négligeable de ce modèle économique pour l’utilisateur final : les opérations de transferts sont gratuites. C’est au moment du dépôt de l’argent sur la plateforme, donc auprès des entreprises et organisations, que Wizall prélève sa commission.

Déploiement en Côte d’Ivoire

Cette réorganisation a permis une accélération importante de l’entreprise : alors que la plateforme gérait en septembre 2017 environ 200 000 euros en circulation et opérait 2 000 transactions par mois, elle gère aujourd’hui plus de 3 millions d’euros en circulation, pour 100 000 transferts par mois. Quant au chiffre d’affaires, il devrait passer de 150 000 euros en 2017 à 600 à 800 000 euros en 2018.

L’application a été installée 40 000 fois et l’entreprise compte une cinquantaine de clients business. Wizall a pu s’appuyer sur ces chiffres afin de rassurer les investisseurs et lancer une nouvelle levée de fonds de plusieurs millions d’euros auprès de BCP – qui devrait être officialisée le 4 décembre, a appris Jeune Afrique.

SI ON AVAIT CAMPÉ SUR NOTRE IDÉE DE DÉPART, ON AURAIT FERMÉ DEPUIS LONGTEMPS !

Dans la perspective de cette levée de fonds, la start-up a pu lancer, le 28 novembre, les activités de sa filiale ivoirienne, dont Ken Kakena, jusque là en charge du marché B2B, a pris la direction générale. Actuellement hébergée dans les bureaux de Total, cette dernière s’installera bientôt dans ses propres locaux, au Plateau.

« Nous avons déjà une demi-douzaine d’employés et 1 200 points de vente – où il faut encore former les commerçants – et des contrats en perspective, notamment auprès d’une entreprise de 3 000 salariés », précise Sébastien Vetter, qui espère voir passer le nombre de ses collaborateurs – une trentaine actuellement – à 400 ou 500 d’ici deux ans.

Après la Côte d’Ivoire, viendront le Burkina Faso et le Mali, avant la fin du premier trimestre 2019. Et l’entreprise compte se déployer dans sept à huit pays avant la fin de l’année prochaine.

La régulation « pas si contraignante »

Interrogé sur la régulation sénégalaise, souvent pointée du doigt comme un blocage par les opérateurs de fintech actifs dans le pays, Sébastien Vetter est loin d’être aussi catégorique : « Même si elle pourrait encore évoluer ou être améliorée, la réglementation sénégalaise n’est pas préjudiciable à notre activité, et c’est même très bien qu’elle existe pour éviter les dérives. Mais il est vrai que c’était plus facile pour nous : notre expertise d’anciens consultants dans le secteur nous permet de maîtriser ce cadre juridique. »

L’entrepreneur reconnaît en revanche avoir dû affronter d’autres difficultés, qui ont mis à l’épreuve sa capacité d’adaptation : « Si l’on compare ce que l’on voulait faire, ce que l’on faisait au lancement de l’entreprise et ce que l’ont fait aujourd’hui, les différences sont criantes. Si on avait campé sur notre idée de départ, on aurait fermé depuis longtemps ! », s’amuse-t-il.

Outre le changement de modèle du B to C au B to B, l’entreprise a, par exemple, dû revoir sa communication pour l’adapter aux réalités du terrain. « Au début, nous étions beaucoup trop panafricains, alors que si on veut toucher les gens au Sénégal, c’est en wolof qu’il faut parler », cite par exemple Sébastien Vetter.

Le choix du smartphone

À la différence d’autres outils de mobile money qui mettent en avant leur capacité à fonctionner sur des téléphones de base, hors connexion, Wizall assume son orientation vers les smartphones. « Il s’agit d’un choix délibéré, car le taux d’équipement est en forte croissance et une application offre bien plus de convivialité et de facilité d’utilisation qu’un système compliqué de textos et de codes », explique Sébastien Vetter.

Cela n’empêche pas les destinataires d’un envoi Wizall non équipés de recevoir leur argent. « Ils peuvent recevoir un message avec un code leur permettant de retirer la totalité de la somme en liquide dans l’un de nos points de vente. Mais ceux qui disposent d’un wallet(portefeuille) peuvent quant à eux choisir de n’en retirer qu’une petite partie ou de l’utiliser en autant d’opérations qu’ils le souhaitent », précise le patron de la start-up.

Nouvelle politique pénale du Sénégal : Ismaëla Madior Fall ne veut plus de mandat de dépôt systématiques

NOUVELLE POLITIQUE PÉNALE DU SÉNÉGAL : Ismaëla Madior Fall ne veut plus de mandat de dépôt systématiques

La délivrance systématique des mandats de dépôt est souvent déplorée par les avocats et les organisations de la Société civile. Une revendication à laquelle le ministère de la Justice compte apporter une solution. Lors de la conférence annuelle des chefs de Parquet tenue hier, Ismaïla Madior Fall a informé qu’une nouvelle circulaire sur la politique pénale va insister sur certains aspects comme la rationalisation des mandats de dépôt et l’introduction du bracelet électronique.

La lutte contre la délivrance systématique des mandats de dépôt, qui était une revendication des organisations de défense des droits de l’Homme, est en voie d’être satisfaite. La nouvelle circulaire sur la politique pénale, qui va être signée, va insister sur un certain nombre d’aspects comme la rationalisation des mandats de dépôt. L’information a été donnée hier par le ministre de la Justice lors de la conférence annuelle des chefs de Parquet. Selon Ismaïla Madior Fall, «la circulaire s’emploie à évoquer avec les procureurs une voie pour concilier la présomption d’innocence, le besoin d’information du public, la nécessité de faire respecter la loi, mais aussi de faire en sorte que dans notre système pénal la détention soit l’exception et la liberté la règle». D’après le ministre de la Justice, le document insiste sur le «besoin de faire en sorte qu’on n’envoie en prison que les citoyens qui doivent y aller et que le mandat de dépôt ne soit pas obligatoire». A la place des mandats de dépôt, M. Fall souligne qu’il sera privilégié des mesures comme «la possibilité de convoquer les personnes lorsque celles-ci présentent les garanties de représentation». D’ailleurs, informe-t-il, l’introduction «à partir de l’année prochaine dans le système pénal sénégalais du bracelet électronique» est envisagée. A ce propos, le garde des Sceaux soutient qu’on «peut convoquer des gens, mais lorsqu’ils n’ont pas de garanties suffisantes de représentation et que le procureur appréhende qu’ils disparaissent, on peut les mettre sous bracelet électronique pour qu’ils puissent être suivis».

L’introduction du bracelet électronique dans le système pénal envisagée

Interpellé sur les critiques selon lesquelles les procureurs ont trop de pouvoirs, le ministre estime que c’est une «perception qui se fonde sur certaines pratiques qui sont encadrées par la loi». Et M. Fall d’expliquer : «Parce que souvent ce qu’on observe, ce qui apparaît comme pouvoir ne résulte que des textes. C’est pour ça d’ailleurs que cette circulaire appelle à une meilleure application des textes.» Donc pour lui, «si on applique les textes, on verra que les choses seront à l’endroit et que les procureurs, contrairement à ce qu’on croit, ont des pouvoirs raisonnables, juste nécessaires pour le bon fonctionnement» de la justice. S’agissant des instructions que les procureurs reçoivent de la part de la tutelle, Ismaïla Madior Fall précise qu’elles sont prévues par les textes. Toutefois, il soutient qu’il n’entend y recourir «que lorsque cela est nécessaire et face à des menaces à l’ordre public».
Par ailleurs, le ministre de la Justice informe que des indications sont faites dans la circulaire pour régler le problème des longues détentions et «éviter ces situations regrettables et parfois préjudiciables à la liberté des citoyens». Cependant, le ministre a appelé les procureurs à rester fermes face à certaines menaces. A l’en croire, «il y a des formes de criminalité dont la gravité appelle à la détention». Dans ce cas, il recommande de rester «ferme contre des faits susceptibles d’être des menaces contre la stabilité du pays ou de causer des troubles à l’ordre public». D’ailleurs, il indique qu’il ne «doit être fait aucune concession» contre des faits comme le terrorisme et la traite des personnes.
Ce document qui va entrer en vigueur dès sa signature, renseigne le ministre, «s’emploie à rappeler l’ensemble des procureurs, procureurs généraux et procureurs de la République la façon dont il faut envisager l’application uniforme de la politique pénale sur l’ensemble du territoire». Il rappelle qu’il s’agit d’éviter «qu’il y ait beaucoup de disparités ou de contrariétés dans la façon d’appliquer la politique pénale».

Gawlo.net (Le Quotidien)

Rationalisation des mandats de dépôts : vers l’introduction du bracelet électronique
La lutte contre la délivrance systématique des mandats de dépôts est en voie d’être satisfaite. En effet, la nouvelle circulaire sur la politique pénale, qui va être signée, va insister sur un certain nombre d’aspects comme la rationalisation des mandats de dépôts. Le ministre de la Justice en a fait l’annonce hier.
En clair, Ismaila Madior Fall qui recevait les Chefs de Parquet, a annoncé une batterie de réformes, dont la plus en vue est l’utilisation du bracelet électronique, pour lutter contre la systématisation du mandat de dépôt.

Cependant, selon SourceA, même s’il faut saluer cette annonce, force est de reconnaître que cette promesse du Garde des Sceaux est, quasiment, irréalisable dans notre pays, et pour cause. Rien que, pour une journée de port d’un bracelet électronique, le détenu coûtera, quotidiennement, au contribuable près de 7500 francs, soit, dix fois plus cher que l’entretien d’un détenu (750 F Cfa, par jour).

Gawlo.net (SourceA)

Sénégal: La numérisation des paiements permettrait d’injecter 104 milliards de FCFA par an au PIB

Après de bons progrès sur l’inclusion financière (https://GlobalFIndex.WorldBank.org/), le Sénégal mise sur la numérisation des paiements pour accélérer sa croissance et le développement inclusif.

En numérisant 50% de tous les paiements nationaux, la croissance économique du Sénégal augmenterait de plus de 104 milliards FCFA (plus de 177 millions USD) par an. Cette conclusion provient d’un nouveau rapport (http://bit.ly/2PYwKMV) présenté ce jour par le Premier Ministre au Président de la République et adopté en Conseil des Ministres.

Sous le patronage de Son Excellence Monsieur le Président Macky SALL, l’étude a été pilotée par le Ministre des Finances, celui de l’Economie Solidaire et le Ministre délégué du Premier Ministre pour le compte du gouvernement. Elle a bénéficée du partenariat étroit de la coalition onusienne Better Than Cash Alliance (https://www.BetterThanCash.org/), ainsi que le programme MM4P (http://www.UNCDF.org/mm4p/home) du Fonds d’Investissement des Nations Unies (UNCDF). La Banque Centrale Régionale (BCEAO) ainsi que le secteur privé y ont fortement contribué.

Monsieur Mahammed Dionne, Premier Ministre du Sénégal, déclare : « Une meilleure collaboration des secteurs privé et public autour de la numérisation des paiements permettrait de mobiliser plus de ressources, d’accroître la productivité des entreprises, de renforcer l’inclusion financière et de gagner une contribution annuelle de 104 milliards de Francs CFA au PIB de notre pays. Tout cela concourt à la réalisation de la vision du Chef de l’Etat pour un Sénégal inclusif, en plus de faire partie d’enjeux communs avec les autres pays de l’UEMOA. »

Pour Sa Majesté La Reine Maxima des Pays-BasMandataire spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la promotion de services financiers accessibles à tous qui favorisent le développement (UNSGSA) : « le Sénégal a fait des progrès exceptionnels dans l’inclusion financière au cours de ces dernières années. Je félicite le gouvernement du Sénégal pour son travail sur la numérisation des paiements. Ce travail contribuera à améliorer l’efficacité et la transparence des paiements, mais aussi l’inclusion financière et économique des particuliers et des petites et moyennes entreprises. Le Diagnostic Sur la Numérisation des Paiements offre des pistes de travail intéressantes, dont certaines sont déjà en cours de mise en œuvre. En continuant à numériser leurs paiements aux particuliers, le gouvernement et les entreprises feront des économies et contribueront au développement des populations. »

Les principaux résultats du rapport dévoilent que : 

  • La croissance économique bénéficierait de plus de 104 milliards de francs CFA additionnels par an si le Sénégal digitalisait 50% de l’ensemble de paiements nationaux.
  • L’administration publique a numérisé presque 100% de ses dépenses, gagnant en mobilisation des ressources, stabilité des prévisions financières et de financement du développement.
  • Les collectivités territoriales pourraient multiplier par 7 leur taux de recouvrement journalier des taxes en les collectant électroniquement.
  • L’action sociale globale de l’Etat serait renforcée par la numérisation de l’ensemble des programmes sociaux. La seule numérisation de l’Agence de Couverture Maladie Universelle impacterait 3 millions de bénéficiaires qui sont surtout des femmes et des enfants.
  • Les paiements marchands ont une valeur de 16 000 milliards de FCFA et presque tout se fait en espèces. Numériser 50% de ces transactions augmenterait le PIB de +44 milliards par an et les gains de productivité dépasseront +205 jours dans le secteur formel.

Le Dr. Ruth Goodwin-Groen, Directeur Général de Better Than Cash Alliance, précise : « Nous félicitons le Sénégal d’avoir accéléré son passage aux paiements numériques, en donnant l’exemple à la région. Le gouvernement a numérisé 100% des dépenses aux entreprises et administrations. Il reste les programmes sociaux et la numérisation des recettes qui permettraient d’économiser jusqu’à 75% des coûts. La poursuite de la numérisation des paiements marchands pourrait également avoir un fort impact sur la croissance inclusive du pays. Better Than Cash Alliance reste mobilisée pour accompagner le gouvernement dans ces chantiers ambitieux. »

Afin de mieux saisir cette manne, le rapport recommande en particulier de :

  • Déployer une structure institutionnelle spécialement dédiée aux paiements numériques ;
  • Permettre à toute personne et institution d’envoyer et de recevoir de l’argent sans être limité par des restrictions d’opérateurs ou de plateformes de paiements ;
  • Booster l’innovation tout en sensibilisant davantage l’ensemble des acteurs du marché sur la valeur ajoutée des paiements numériques.

Distribué par APO Group pour Better Than Cash Alliance.

Contact 
Better Than Cash Alliance:
jean.pascal.mvondo@uncdf.org
angela.corbalan@uncdf.org
Notes à l’éditeur
La démarche du Sénégal a impliqué plus de 7 cabinets ministériels et agences publiques. Environ 2000 entreprises et ménages ont été interviewés dans les 14 régions du pays. Quelques 70 experts au total ont été mobilisés pour ladite étude. L’Agence Nationale des Statistiques et de la Démographie (ANSD) www.ANSD.sn, avec les 40 agents formés aux méthodologies de l’Alliance Better Than Cash, a garanti toute l’ingénierie statistique de l’étude. Les paiements à l’échelle nationale de tous les acteurs : Etats, entreprises et ménages ont été captés et analysés soit plus de 10 000 milliards de flux de paiements en volume.

« La forte présence des femmes dans les Parlements africains n’est pas une garantie de changement »

Pour l’historienne et universitaire Anaïs Angelo, la place des femmes en politique ne raconte pas tout de leur condition dans une société.

Rwanda, Namibie, Afrique du Sud et Sénégal… Ces quatre pays africains sont champions de la représentativité des femmes au Parlement. C’est ce que révèle le dernier classement de l’Union interparlementaire (UIP), un organisme suisse créé en 1889 qui collabore avec les Nations unies et met régulièrement à jour les données de 193 pays.

Si les Rwandaises battent tous les records avec 61,3 % de députées, les Mozambicaines font jeu égal avec les Françaises – pas encore à la parité avec 39,6 % de femmes dans l’Hémicycle – talonnées de près par les Ethiopiennes (38,8 %). A peine plus loin dans le peloton, Burundi, Ouganda, Zimbabwe, Tunisie, Cameroun, Angola et Soudan comptent tous entre 36,4 % et 30,5 % de parlementaires femmes.

Ainsi, beaucoup d’Etats africains conjuguent la politique au féminin, à l’instar du Sénégal ou de l’Afrique du Sud. Mais la condition féminine ne se résume pas à une représentativité. Au pays de Nelson Mandela, où les militantes ont eu un rôle déterminant dans la lutte contre l’apartheid, les féminicides sont cinq fois plus nombreux que la moyenne mondiale.

Une ambivalence que connaît bien Anaïs Angelo, historienne spécialiste du système présidentiel kényan. Pour l’auteure d’une biographie politique du premier président du Kenya indépendant, Jomo Kenyatta (1958-1978), postdoctorante au département d’études africaines de l’Université de Vienne (Autriche), la place des femmes en politique ne raconte pas tout de leur condition dans une société.

Comment expliquer que les droits et la lutte contre les violences faites aux femmes avancent si lentement, alors qu’elles sont si nombreuses en politique ?

Anaïs Angelo Il faut se réjouir de voir toujours plus de femmes dans les Parlements ou les Sénats africains, mais ce n’est pas la garantie d’un changement. D’autant moins que les femmes militantes, qui portent la radicalité du changement dans la société, ont souvent beaucoup de mal à se faire une place en politique. A cause des réticences des populations, mais aussi des hommes politiques qui sentent leurs intérêts menacés. Il y a des acteurs derrière les traditions patriarcales qui agissent pour se maintenir au pouvoir et, pour beaucoup, continuer à capter les ressources de l’Etat.

Se faire une place en politique suppose aussi d’être adoubé par les puissants. Dans le Kenya des années 1970, toute femme désireuse de faire de la politique devait se présenter au président de la République qui validait ou non sa candidature à un mandat. Ce fut le cas de Julia Auma Ojiambo, la première femme parlementaire de sa province. Elle était professeure d’université. La chercheuse kényane Marciana Nafula Were a révélé que le président Kenyatta, qui validait chaque candidature, lui aurait soumis le choix suivant : si elle gagnait aux législatives, elle pourrait retrouver son poste à l’université quand elle le souhaiterait ; si elle perdait, il en serait fini de sa carrière académique. La double peine en somme. Heureusement, elle a gagné.

Derrière les systèmes politiques, il y a des réseaux masculins très puissants qui sont aussi difficiles à bouger que les mentalités d’une société.

Sans la colonisation, la montée en puissance des femmes serait-elle allée plus vite ?

On peut l’imaginer car, sur le plan historique, la colonisation a affaibli le rôle politique que les femmes avaient dans les sociétés précoloniales, dont certaines étaient d’ailleurs matriarcales. La colonisation a rompu les équilibres existants et les systèmes politiques actuels des Etats africains sont en grande partie hérités de schémas occidentaux. Mais les élites africaines, lors des indépendances, avaient une marge de manœuvre pour donner davantage de place aux femmes. D’autant que celles-ci se sont partout battues pour la libération de leur pays. Mais une fois la liberté retrouvée, les hommes politiques ont cherché à les maintenir dans la sphère domestique afin d’asseoir leur pouvoir. Et leur rôle a fini par être oublié, voire occulté, dans les récits nationaux.

La question du genre est devenue centrale dans le débat politique…

Aujourd’hui, les hommes politiques ont bien compris que politiser la question du genre peut faire gagner des voix. L’ex-président sud-africain Jacob Zuma a beaucoup joué sur cette corde-là, reléguant la place des femmes à un rang inférieur et construisant une hypermasculinité du pouvoir. En cela, il est allé à rebours de Nelson Mandela qui avait fait de l’égalité des genres un axe important de sa politique. Cette hypermasculinisation a toujours été un outil politique, pas seulement pour discréditer les femmes et les tenir à l’écart du pouvoir, mais aussi pour légitimer son autorité, forcément virile, aux yeux de la population. Elle est construite à travers des discours, des chants, des proverbes relayés au quotidien et intensifiés au moment de périodes électorales. C’est une stratégie populiste payante.

Est-ce que la condition féminine s’améliore lorsque des femmes parviennent au sommet ?

Ce n’est pas évident. Les femmes politiques se heurtent rapidement à des systèmes politiques verrouillés. Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue présidente du Liberia (2006-2018), est vraiment allée chercher les femmes sur le terrain en sillonnant le pays durant ses deux campagnes électorales. Mais une fois parvenue au pouvoir, elle n’a pas vraiment réussi à changer leur sort. En revanche, elle a su maintenir la paix et tenir tête à des foules d’hommes encore habités par la violence de la guerre, ce qui est déjà un exploit.

Arrivées au sommet, les femmes héritent d’un système politique qu’il est difficile de changer en quelques années. Etre trop radicale, c’est prendre le risque de s’isoler politiquement et de ne plus pouvoir gouverner. Par ailleurs, la question de l’application des lois, quand elles existent, par le système judiciaire est un énorme défi dans des Etats fragiles.

Mais l’influence des femmes en politique, élues ou non, ne signifie pas forcément qu’elles défendent un agenda en leur faveur. La quatrième épouse de Jomo Kenyatta, Mama Ngina, était très puissante. A 85 ans, elle a joué un rôle influent pour constituer des réseaux agissant pour la réélection de son fils, Uhuru, en 2017. Et là il n’était pas question de féminisme. La femme peut être un homme politique comme les autres !

En Europe comme en Afrique, beaucoup de femmes africaines ont pu accéder à la politique grâce aux quotas…

La place des femmes en politique est devenue un sujet dans les instances internationales. Il est difficile pour les Etats africains d’éviter cette pression, mais il y a encore de la résistance. Une partie des hommes au pouvoir veut minimiser le changement qu’impulsent les politiques de quotas en essayant de garder la main sur le vote féminin.

Toujours au Kenya, la Cour suprême a ordonné au Parlement de mettre en place la « parité » aux deux tiers prévue dans la Constitution de 2010 et ce n’est toujours pas fait.

Qu’on le veuille ou non, les quotas bouleversent l’ordre établi. S’ils ne sont pas une garantie de changement, celui-ci n’adviendra pas sans la présence, visible par tous, des femmes en politique.

Sandrine Berthaud-Clair

Développement économique : Tokyo assure Dakar de son ‘’soutien constant’’

Dakar, 27 nov (APS) – L’ambassadeur du Japon à Dakar a assuré mardi le Sénégal du « soutien constant » de son pays à la politique de développement économique et social menée par les autorités sénégalaises, à l’occasion de la célébration, ce 27 novembre, de la fête nationale de l’empire nippon.
Tatsuo Arai a pris cet engagement devant les nombreux invités de la réception qu’il a donnée dans les jardins de sa résidence dakaroise, à l’occasion de la célébration de la fête nationale du Japon, qui coïncide avec l’anniversaire de l’empereur Akihito.
« Nos deux pays entretiennent un partenariat privilégié, et vous savez que vous pouvez compter sur le soutien constant du Japon pour vous accompagner dans le processus de développement du Sénégal », a dit l’ambassadeur de l’empire nippon dans un discours prononcé devant ses invités, en présence du ministre sénégalais de la Communication, Abdoulaye Baldé.
Tatsuo Arai a rappelé que son pays et le Sénégal entretiennent depuis 58 ans une coopération qu’il qualifie d’ »ambitieuse », parce qu’elle prend en compte de nombreux domaines, dont les infrastructures, l’agriculture, la pêche, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation et la formation professionnelle.

Cette coopération est fructueuse pour le Sénégal, selon le diplomate japonais, qui cite l’implantation à Dakar, depuis 1984, du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon.

Depuis trente-quatre ans, cet établissement sénégalo-japonais forme des Sénégalais et des ressortissants d’autres pays à la mécanique automobile, à l’électromécanique, à l’informatique industrielle, aux métiers du bâtiment, etc.
Tatsuo Arai a énuméré d’autres réalisations de son pays au Sénégal, dans de nombreux secteurs d’activité, ajoutant que le Japon est en train de faire construire une usine de dessalement de l’eau de mer, pour améliorer l’approvisionnement en eau de la région de Dakar.
De même a-t-il annoncé l’organisation, à Dakar, « au début du mois prochain », par le Japon et le Sénégal, de la première édition du Forum Afrique-Japon sur les sciences, les technologies et l’innovation.
Abdoulaye Baldé, s’exprimant au nom du gouvernement sénégalais, a salué la contribution japonaise à la politique de développement économique et social du Sénégal.
Le Japon aide à la construction d’infrastructures scolaires et sanitaires, d’ouvrages hydrauliques, de transport, mais aussi à la riziculture, a-t-il rappelé, louant les actions menées en terre sénégalaise par les volontaires de l’Agence japonaise de coopération internationale.
La réception donnée par Tatsuo Arai a été agrémentée par les percussions du groupe dirigé par Tapha Ndiaye Rose, fils du défunt tambour-major sénégalais Doudou Ndiaye Rose, dont le talent est reconnu par de nombreux Japonais.
Selon Tatsuo Arai, la fête nationale de cette année est la dernière que le Japon va célébrer sous le règne d’Akihito, son empereur qui va abdiquer le 30 avril prochain.

ESF/BK