Accueil Blog Page 18

Dépistage du Vih : Le Sénégal se dote d’un « autotest »

XALIMANEWS : Le Sénégal, dans le cadre de la diversification de l’offre de dépistage du VIH, vient de se doter d’un autotest VIH, un dispositif oral de détection des anticorps du VIH permettant aux populations de connaître leur statut sérologique.

L’annonce a été faite lundi par la cheffe du service du laboratoire de virologie et bactériologie de l’hôpital « Dalal Jam’’ de Guédiawaye, professeur Ndèye Coumba Touré Kane, lors d’un symposium tenu en marge du lancement des 2-èmes journées scientifiques du Sida au Sénégal.

Cette avancée a été réalisée dans le cadre du projet dénommé « Autotest VIH, libre d’accéder à la connaissance de son statut’’ (ATLAS). D’une durée de trois ans et demi pour un coût de 15 millions de dollars, il mis en oeuvre en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal.

ATLAS est mis en œuvre au Sénégal par le consortium Solidarité thérapeutique et initiatives pour la santé (SOLTHIS), en partenariat avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS) et d’autres partenaires.

Selon le Professeur Ndèye Coumba Touré Kane, l’autotest est une stratégie innovante qui va aider à améliorer le diagnostic dans des pays comme le Sénégal, qui a une épidémie de type concentré.

La prévalence est, en effet, « faible dans la population générale, mais élevée chez les populations clés qui sont souvent des populations cachées ».

Professeur de microbiologie à la faculté de médicine de l’UCAD, Ndèye Coumba Touré Kane souligne que l’autotest représente un outil d’aide à l’orientation vers le diagnostic.

« C’est un test comme le test de grossesse utilisé par les femmes enceintes et si le test est réactif, la personne se rend vers une structure de soins pour sa confirmation ou pas », a-t-elle indiqué.

Elle a souligné que les stratégies actuellement développées au Sénégal, conformément aux recommandations de l’ONUSIDA, sont basées sur la démarche dite « tester et traiter ». Ainsi, si le test est positif, l’intéressé est orienté vers le dispositif de soins pour une prise en charge adéquate.

En 2015, l’ONUSIDA estimait que le monde a inversé la propagation du VIH et annonçait le recul de l’épidémie.

L’on estimait alors que la riposte avait franchi une étape fondamentale et que « mettre fin à l’épidémie du Sida d’ici 2030 » était devenu le nouveau challenge.

Pour atteindre cet objectif, l’ONUSIDA recommande une étape intermédiaire à l’horizon 2020 afin que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique.

Les recommandations veulent que 90% des personnes dépistées positives reçoivent un traitement anti rétroviral durable et que 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée.

D’après le professeur Ndèye Coumba Touré Kane, l’approche de l’autotest va améliorer l’atteinte du premier 90 pour 2020.

Elle a indiqué que le Sénégal a atteint 71 % des objectifs fixés. Ce résultat « montre’’ selon elle « que nous avons un gap à atteindre’’.

Mme Kane exhorte à « faire des efforts pour rattraper ce gap’’, au vu du fait que « l’efficacité de l’autotest est prouvée par plusieurs études »

Santé-Journée mondiale des handicapés : Plaidoyer pour «plus de considération»

«Participation citoyenne et politique des personnes handicapées». C’est le thème retenu pour cette 27e édition de la célébration de la Journée mondiale des personnes handicapées. Une journée proclamée par l’institution des Nations Unies depuis le 3 décembre 1992 et qui coïncide, au Sénégal, avec la Semaine nationale des personnes handicapées qui s’étend du 3 au 8 décembre, conformément à la loi d’orientation sociale n°2010-15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées.
Une occasion saisie par toutes les associations concernées du pays pour crier leur doléance.

A travers la voix de leur président, elles réclament ‘’plus de considération’’.

Joint par téléphone, Yatma Fall fait remarquer que le gouvernement a certes fait des efforts sur la promotion et la protection des handicapés. Mais il y a des manquements de la part de certains ministères.

Selon lui, les personnes handicapées, au Sénégal, rencontrent un certain nombre de difficultés liées notamment à «la santé et à l’appareillage, à l’éducation et à la formation, à l’emploi et à l’insertion, et à l’accessibilité, c’est-à-dire l’aménagement du cadre de vie général». Précisant que «le handicap, c’est une question de droit humain, une question de principe».

M. Fall d’informer, dans la foulée, que ces difficultés ne pourront trouver solutions que dans la mise en œuvre de politiques efficaces et surtout inclusives pour les handicapés.

Ceci, ajoute le président des handicapés du Sénégal, «pour que, désormais, toutes les stratégies et tous les programmes nationaux qui seront développés dans le cadre de l’éducation, prennent en charge nos enfants handicapés».

Plaidant l’élargissement des cartes d’égalité des chances, il a, par ailleurs, déploré le manque de soutien et de présence des collectivités locales. «Nous représentons 15 % de la population et le pays ne peut se développer en nous marginalisant. Nous dénonçons cette discrimination de la part des élus locaux», s’est-il enfin indigné.

Célébrée un peu partout dans le monde, cette journée vise à promouvoir les droits et le bien-être des personnes handicapées dans toutes les sphères de la société et du développement, et à accroître la sensibilisation à leur situation, particulièrement dans les aspects de la vie économique, sociale, politique et culturelle.

Le Sénégal élu président du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

Le Sénégal a été élu, par acclamation, lundi à Genève, à la présidence du Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies, rapporte mardi le quotidien à grand tirage Le Soleil.

La présidence sénégalaise de ce conseil sera assurée par Coly Seck, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, par ailleurs représentant permanent du Sénégal auprès de cette instance et d’autres organisations internationales à Genève.

Il va remplacer le Slovène Vojislavsuc, en poste jusqu’à la fin de l’année, et prendra fonction à la tête du Conseil des droits de l’homme au mois de janvier 2019 pour un mandat d’un an.

« Ce choix confirme dans ce qu’il a de plus essentiel, la vision politique et l’action de Son Excellence Macky Sall, président de la République du Sénégal, en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’Homme, la consolidation de la démocratie et le respect de l’Etat de droit« , s’est réjoui à cette occasion le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Sidiki Kaba.

Il a relevé, dans ce sens, que « le Sénégal qui a reçu l’endossement de l’Afrique pour assurer la présidence du conseil des droits de l’Homme, envisage, avec d’autres pays, d’organiser à Genève, en marge de la 40è session du conseil en février-mars 2019 un événement parallèle qui portera sur la contribution de l’Afrique à l’émergence et à la consolidation des droits de l’homme dans le système des Nations Unies« .

Le 16 octobre 2017, le Sénégal a été élu avec 188 voix au Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies pour la période 2018-2020, à New York, à l’occasion de la Soixante-douzième session (en cours) de l’Assemblée générale des Nations-unies. Après ses mandats successifs de 2006-2009 et de 2009-2012, le Sénégal a intégré à nouveau, le 1er janvier 2018, cet important organe composé de 47 Etats membres, dont le siège se trouve à Genève.

Coly Seck devient ainsi le troisième Africain à être élu Président du CDH après le Gabonais Baudelaire Ndong Ella et le Nigérian Martin Ihoeghian Uhomoibhi.

Un virage économique pour éviter le cercle vicieux de la stagnation séculaire au Sénégal en 2019.

Le ministre de l’Economie et des Finances a admis mi-novembre 2018 la tension budgétaire actuelle soulignée par les institutions internationales et des économistes. Nous proposons dans cette note une piste d’ajustement économique dans une approche macro-économique pour y remédier de manière proactive.

L’examen actuel par l’Assemblée Nationale de la Loi de Finances 2019 offre une fenêtre de tir intéressante pour participer au débat actuel sur la tension budgétaire admise par les autorités pour la fin de l’année 2018, estimée par la Banque Mondiale « un peu plus de 100 milliards de F CFA » pour boucler l’année selon les prévisions initiales.

La science macro-économique nous enseigne que la sincérité d’un budget se mesure de son équilibre l’aune autour des métriques de la comptabilité publique et de sa soutenabilité. En effet, le compte de dépenses et de recettes du budget de l’exercice s’analyse en s’intéressant d’une part au déficit ou l’excédent global, y compris le service de la dette ; d’autre part en prenant en compte le flux annuel du stock de dette souveraine et la monétisation dudit déficit public par la banque centrale.

Le choix du modèle économique est dès lors d’une extrême importance, si tant est que l’objectif global est l’éradication de la pauvreté. La littérature économique dans sa tentative de compréhension de cette finalité politique a émis plusieurs concepts, notamment l’économie duale et le surplus de chômage de Lewis, le capital humain de Schultz, la théorie des stades de développement et le décollage/rattrapage de Gerschenkron et Rostow et le structuralisme de Seer, Prebish et Hirschmann, etc

Les limites du Plan Sénégal Emergent (PSE) pour raboter la pauvreté sont contenues dans son schéma économique de financement par un endettement massif étranger (près de 6000 milliards de F CFA selon la Conférence de Paris de la phase 1). En effet, l’approche de ce plan est celle d’un soutien à une politique de l’offre adossée à un financement massif pour résorber le gap infrastructurel, qui selon la théorie néo-keynésienne du « Trickle Down » (ruisselage), devrait profiter à la population au bout du tuyau ! C’est ce modèle économique qui est la trame du PSE et qui a apporté ces 3 dernières années les taux de croissance du PIB supérieurs à 6%.

Justement, cette croissance a ses déterminants trop axés sur les services, comme en témoigne l’année 2017 où avec un taux de croissance de 6,5%, la contribution du secteur tertiaire était de 4,5 en points de croissance, soit les 2/3. Pour rappel en 2017, le poids relatif du secteur primaire, qui emploie plus de 50% de la population active, est de 14,4% du Pib, tandis que les secteurs secondaire et tertiaire représentent respectivement 21,7% et 63,9%.

Ainsi, le modèle actuel de l’économie sénégalaise fabrique depuis plusieurs années d’une part du déficit courant imputable au fait que les services sont faiblement exportables ; d’autre part de l’inflation importée issue de la combinaison d’une productivité́ agricole trop molle et d’une forte demande de produits alimentaires. C’est cela le lien entre le déséquilibre structurel de la politique budgétaire qui a engendré la tension de trésorerie et la politique économique menée.

Par ailleurs, la faible productivité́ de l’agriculture, qui entraine une lente absorption de la main d’œuvre dans les zones rurales, génère une hausse des inégalités de revenus et perpétue les déficits publics, tout en favorisant une contre-gentrification des zones périurbaines. L’Etat, en tentant de compenser la hausse des inégalités de revenus, crée un modèle de l’assistanat, où la productivité des employés et surtout la compétitivité des entreprises sont largement en-deçà de la performance attendue.

Du côté du financement de l’économie réelle, le système financier domestique consacre de plus en plus de ressources au financement du déficit public par l’achat massif des titres obligataires (bons et obligations de l’Etat), de sorte que le financement des investissements lourds est en partie contraint par la disponibilité́ de l’épargne extérieure. En effet, l’arbitrage de taux est une activité de spéculation très lucrative à laquelle s’adonnent les banques pour accroitre leur PNB sans supporter les risques d’orienter l’épargne vers des investissements rentables au plus grand nombre, tout en offrant aux épargnants une liquidité́ élevée. Le risque qui s’en suit, c’est la création de « Lazy Banks », des banques paresseuses, ce qui accentue les effets d’éviction sur l’investissement pour répondre aux besoins de financements des PME/PMI et des privés.

L’addition des biais de la politique économique choisie et du système financier actuel traduit la tension de trésorerie budgétaire politique budgétaire que nous vivons en ce moment. Il s’agira désormais, sur le plan économique, de mettre l’accent non seulement sur le taux de croissance mais encore sur le type de croissance. Cela appelle dès lors une réflexion et des propositions pour un rééquilibrage autour du soutien à une politique de la demande pour une croissance soutenue, durable et, in fine, inclusive. La croissance inclusive peut ainsi s’articuler autour de trois piliers : une croissance reposant sur une base large d’acteurs locaux, une forte création d’emplois productifs et une attention portée aux groupes défavorisés (jeunes, femmes et populations rurales).

Seydina NDIAYE

Enjeux commerciaux d’un retrait du Sénégal de la Zone CFA

La monnaie commune confère un sentiment d’appartenance à une communauté. Elle constitue donc  une phase importante du processus d’intégration en facilitant les échanges entre pays de la zone, au bénéfice des économies nationales et des acteurs économiques et en instaurant un système efficace de confiance à l’intérieur de cette zone. Aussi,  le 12 Mai 1962, 7 pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Sénégal, ont-ils adopté le traité créant l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA). Celle-ci sera complétée le 10 janvier 1994 par le traité instituant l’union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA).

Bien que le Sénégal ait joué un rôle majeur dans ce processus,  la question de son retrait pur et simple de l’union monétaire est de plus en plus agitée dans le débat politique et pousse à s’interroger sur sa pertinence, au regard de la dynamique irréversible d’une intégration africaine.

L’importance du marché africain pour le Sénégal 

L’Afrique occupe une place importante dans le commerce extérieur du Sénégal qui, en 2017, y a réalisé 42,1% de ses exportations totales contre 39,1 % en 2011 et n’y a importé que 17,8%  de ses besoins. La CEDEAO absorbe 80% des exportations sénégalaises sur le Continent africain et l’UEMOA constitue le premier marché d’exportation du Sénégal. En 2017, elle a absorbé 60% des exportations sénégalaises sur le continent africain et 25,41% de ses exportations totales. Durant la période 2008-2017, la valeur moyenne des exportations sénégalaises dans la zone UEMOA s’est établie à 307,184 milliards de francs CFA contre 76,206 milliards pour les importations, réalisant sur la même période, un excédent commercial de 230,978 milliards en moyenne par an.  Ce  résultat positif s’explique par l’existence du marché unique qui favorise une libre circulation des personnes et des biens et incite l’implantation de moyennes et grandes entreprises  dans des pays stables comme le Sénégal, pour tirer profit du marché sous régional, créant ainsi de l’emploi et de la valeur pour les populations.

La viabilité d’un retrait du Sénégal de la Zone CFA 

Le Sénégal peut se retirer de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA), conformément aux dispositions de l’article 36  du Traité modifié de l’UMOA. Ce retrait impliquerait celui de l’Union économique et monétaire Ouest africaine qui complète l’union monétaire et aurait des conséquences mineures sur l’accès au marché si le Sénégal décidait de rester dans la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Toutefois, la CEDEAO ayant un projet de monnaie commune à l’horizon 2020, le Sénégal devrait, pour garder son autonomie monétaire, se retirer également de la CEDEAO. Ce retrait remettrait  en cause l’accès des produits sénégalais à un marché de près de 300 millions d’habitants et constituerait un renoncement à tirer profit de la libre circulation des personnes et des biens et du pouvoir des blocs régionaux  dans les négociations commerciales internationales. Ce qui isolerait le Sénégal dans la région Ouest africaine.

L’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine ayant été signé individuellement par les Etats-parties, le Sénégal accéderait à son principal marché d’exportation dans les mêmes conditions que les pays hors CEDEAO. Cette situation effriterait ses parts de marché sur sa principale zone d’exportation et aggraverait le déficit de la  balance commerciale et par ricochet  celui de la balance des transactions courantes (BTC). Or, le déficit de la BTC s’accompagne généralement d’un déficit budgétaire. D’où la notion de déficits jumeaux. Le déficit budgétaire entrainerait une baisse des dépenses publiques,des prestations offertes aux populations mais également de l’activité économique, de l’emploi, accroitrait la pauvreté et ferait peser un risque sur la stabilité sociale.

Au regard de cette probable réaction en chaine, l’assertion de Son Excellence, Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal trouve tout son sens : ‘’ la monnaie CFA a des avantages. Elle a peut-être aussi des inconvénients, mais peut-on tout de suite la jeter et engager une aventure ?’’.Question d’autant plus pertinente que le FCFA, quoi qu’on puisse en dire, constitue encore un gage de stabilité et de sécurité  du fait de sa crédibilité internationale qui fait défaut aux autres monnaies de la région.

Assome Aminata Diatta, 

Directrice du Commerce extérieur 

PME et CSS, au menu d’alioune SARR

«99% des Petites et moyennes entreprises du Sénégal sont dans le secteur informel », a déclaré le ministre du Commerce lors de la cérémonie inaugurale de la 27ème foire internationale de Dakar qui a pour thème «  Compétitivité  des Pme des pays en développement face aux défis de la mondialisation».

Selon lui, c’est ce qui explique leurs  difficultés  à avoir des financements, à accéder aux marchés et à la formation technique, notamment des lycées professionnels et des universités techniques. Pour autant, Alioune Sarr a estimé que « la foire est une occasion pour elles de présenter leurs produits, de faire la promotion de leurs marques mais également de rencontrer des partenaires». Quid de la création de Dakar expo?

Pour le ministre, celle-ci permettra au Sénégal de « se positionner durablement dans les foires et les salons internationaux car c’est un secteur très dynamique dans le monde. Il permettra également d’accompagner la politique commerciale industrielle du Sénégal pour les Petites et moyennes entreprises ». Et le ministre d’ajouter dans la foulée que 25 % de la production publique est réservée aux Pme.

Interrogé en outre sur la colère des travailleurs de la Compagnie sucrière sénégalaise, Alioune Sarr annonce que «  le gouvernement a mis des instruments  de protection sur le cordon douanier. Le prix de référence  est de  499 000 F Cfa, le sucre sénégalais bénéficie d’une TVA réduite mais aussi l’imposition du quota de l’importation du sucre ». Il affirmera dès lors que « le gouvernement  est disposé à accompagner la compagnie à commercialiser 136 000 tonnes en 2017 et 144 000 tonnes en 2018. Il en fera de même en 2019 pour vendre les 7000 tonnes qui restent ».

Poursuivant son propos, il expliquera que le gouvernement gèle toutes les importations quand il y a la production, mais dès que la production est finie, il autorise les importations en fonction des besoins des populations et cela est valable dans tous les secteurs que ce soit l’oignon la pomme de terre, la tomate…

Pourquoi des entrepreneurs sénégalais cherchent des partenaires en Russie

Invités de la Journée économique du Sénégal qui s’est récemment déroulée dans la capitale russe, deux entrepreneurs sénégalais, Issa Barro et Iba Diagne, expliquaient à Sputnik l’objectif de leur déplacement en Russie et leurs attentes quant à une potentielle collaboration avec des partenaires locaux.

Deux hommes d’affaires sénégalais, Issa Barro, président d’une agence de voyage réceptive et d’une dizaines d’hôtels, et Iba Diagne, directeur des relations publiques du Nadji.Bi Group, l’un des principaux fabricants en solutions solaires mobiles et d’autoconsommation, se sont rendus en Russie pour prendre part à la Journée économique du Sénégal qui a récemment eu lieu à Moscou. Comme ils l’ont précisé à Sputnik, pour eux, c’est l’occasion de nouer des contacts avec de potentiels partenaires russes, qualifiés de «formidables» par Iba Diagne, qui a fait ses études en Russie.

Abdou Salam Diallo, ambassadeur du Sénégal à Moscou
© PHOTO. AMBASSADE DU SÉNÉGAL À MOSCOU
Comment l’ambassadeur du Sénégal en Russie qualifie les liens entre Dakar et Moscou

«Je serai personnellement heureux de travailler avec les Russes parce que […] je sais qu’est-ce que c’est la capacité technologique de la Russie, des Russes, leur adaptabilité, je sais qu’il sont des partenaires formidables, tout simplement».

Le directeur des relations publiques du Nadji.Bi Group, leader «au Sénégal et même en Afrique de l’Ouest» de la construction de produits solaires à la technologie développée par l’entreprise, restera à Moscou pendant encore deux semaines, après le forum économique, afin de rencontrer de potentiels partenaires russes pour «discuter avec eux».

L’autre interlocuteur de Sputnik, Issa Barro, a quant à lui tiré ses propres conclusions concernant la Russie et ses habitants lors de son dernier passage à l’occasion de la Coupe du Monde qui s’y déroulait cet été.

«J’étais agréablement surpris parce que, de là-bas, tout ce qu’on avait comme appréciations par rapport aux Russes, fermés, etc… C’était le contraire que j’ai trouvé pendant la Coupe du Monde.»

Iba Diagne
© PHOTO. AHMED DIOP
Iba Diagne

Selon M. Barro, le but principal de son voyage à Moscou avec sa participation à la Journée économique du Sénégal est de rencontrer de potentiels partenaires russes pour ensuite «développer le tourisme entre la Russie et le Sénégal» et «programmer les destinations» du Sénégal à la Russie.

Abdou Salam Diallo, ambassadeur du Sénégal à Moscou
© PHOTO. AMBASSADE DU SÉNÉGAL À MOSCOU
Les pays ayant en partage le franc CFA pourraient-ils y renoncer?

L’interlocuteur de Sputnik a indiqué qu’actuellement le tourisme se «porte bien» dans son pays et que, depuis 2007, il était en hausse de 18% et ce pour plusieurs raisons. D’après lui, le Sénégal présente de nombreux avantages qui pourraient attirer les Russes.

«Au Sénégal, il y a beaucoup d’atouts, d’abord sur le plan politique. C’est l’un des pays les plus stables en Afrique […] à une beauté fantastique […]. On est parmi les cinq pays les plus ensoleillés du monde […]. Nous avons des parcs nationaux, une grande faune, il y a également le réseau routier aujourd’hui, et il est remarquable. Donc l’infrastructure se développe au Sénégal grâce à une bonne politique de l’État.»

Côte d’Ivoire : Abidjan abrite le lancement officiel du projet E-Com@Africa

(Agence Ecofin) – Le ministre ivoirien de l’Economie numérique et de la Poste, Claude Isaac De (photo), a procédé, ce lundi 3 décembre 2018, à Abidjan, au lancement du projet E-Com@Africa.

Le projet E-Com@Africa, initié par l’Union postale universelle (UPU), vise à encourager la mise en place de hubs de plateformes logistiques dédiées en vue de promouvoir le réseau postal, les produits postaux pour la logistique, la distribution, les retours et les paiements transfrontaliers sur le continent africain.

C’est dans cette optique que cinq pays d’Afrique, dont la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Cameroun et l’Afrique du Sud prendront part à des séances de travail du 3 au 7 décembre 2018, à Abidjan. Au centre de ces rencontres, l’ambition de l’UPU de positionner le réseau postal comme l’un des principaux facilitateurs du commerce électronique, afin de permettre à leurs différentes institutions d’être à la tête du E-commerce.

Selon Claude Isaac De, concernant la Poste de Côte d’Ivoire, « le Gouvernement est prêt à soutenir les nécessaires efforts de restructuration et de relance pour en faire un acteur incontournable du e-commerce en Côte d’Ivoire ». Poursuivant, Claude Isaac De a souligné que « l’Etat de Côte d’Ivoire jouera sa partition en mettant à disposition les ressources nécessaires, notamment pour la construction dans le cadre du projet E-Com@Africa d’un Centre de Tri et d’un Centre de logistique /Express en zone aéroportuaire ».

Pour rappel, le ministre ivoirien de l’Economie numérique et de la Poste, Claude Isaac De et le secrétaire général de l’Union postale universelle (UPU), Bishar A. Hussein, ont procédé à la signature d’une convention relative à la mise en place d’une plateforme appelée Ecom-Africa, pour la promotion du e-commerce, en septembre dernier, à Addis-Abeba.

Flore Kacou

Le Ghana lance l’interopérabilité totale de ses moyens de paiement électronique

(Agence Ecofin) – Le Ghana devrait lancer la seconde phase de l’interopérabilité dans le Mobile Money, ce 28 novembre 2018. Cette opération lui permettra d’offrir aux populations une interopérabilité totale des moyens de paiement électronique. Le ministre de l’information, Kojo Oppong Nkrumah, l’annonçait le 24 novembre dernier, au cours d’un point de presse. 

La seconde phase de l’interopérabilité dans le Mobile Money porte sur l’interconnexion des portefeuilles mobiles de Vodafone, MTN et AirtelTigo à E-zwich, le système de commutation et de paiement par carte à puce du Ghana, géré par les systèmes interbancaires de paiement et de règlement du Ghana (GhIPSS).

E-zwich prend en charge les transactions en ligne et hors ligne, garantissant des transactions financières telles que le dépôt d’espèces, le retrait, la vente, dans toutes les régions du pays, qu’elles disposent ou non d’un bon réseau de communication.

Avec l’interopérabilité, les abonnés Mobile Money et les détenteurs de cartes E-zwich peuvent désormais transférer de l’argent d’une de ces plateformes de paiement vers l’autre sans obstacle.

La première phase de l’interopérabilité du Mobile Money avait porté sur l’interconnexion des comptes mobiles au Ghana National Switch (système gh-link), le système de commutation et de traitement interbancaire de GhIPSS, qui interconnecte les établissements financiers et les systèmes des prestataires de services de paiement tiers. C’est un écosystème local de paiement électronique basé sur la carte bancaire nationale, avec des canaux tels que les guichets automatiques, les points de vente et le Web.

Avec la deuxième phase de l’interopérabilité du Mobile Money, le Ghana complète le triangle d’inclusion financière qui relie désormais les comptes bancaires, les portefeuilles mobiles et les cartes E-zwich. Cette interopérabilité totale, porteuse d’une plus grande inclusion financière des populations non bancarisées, rapproche davantage le Ghana de son ambition d’être une société « cashless ».

Sénégal : Tigo obtient la licence 4G pour 27 milliards Fcfa, plus de deux ans après Orange

(Agence Ecofin) – L’opérateur de téléphonie Tigo Sénégal, appartenant désormais à SAGA AFRICA HOLDINGS LIMITED, joint-venture formée par les sociétés Teyliom Telecom, NJJ et Sofima, a enfin acquis la licence 4G.

Le 4 décembre 2018, son directeur général, Mass Thiam, a signé la convention de concession ainsi que le cahier des charges relatif à cette technologie mobile avec le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp).

Pour la licence 4G, Tigo Sénégal aurait déboursé la somme de 27 milliards Fcfa. La société télécoms obtient cette ressource télécoms trois ans après sa mise en vente par le gouvernement, le 16 novembre 2015, au prix de réserve de 30 milliards Fcfa. Ce prix est d’ailleurs la cause du retard de l’opérateur dans l’acquisition de cette licence.

L’ancien propriétaire de la compagnie télécoms, Millicom International Cellular (MIC), jugeait le prix de réserve trop élevé, tout comme ses concurrents Sonatel  et Expresso.  Ils avaient d’ailleurs boycotté la licence.

Mais en juin 2016, Sonatel, la filiale du groupe télécoms français Orange, est par la suite parvenue à un accord avec le gouvernement pour la licence et le renouvellement de sa concession sur Sonatel, au prix de 100 milliards Fcfa.

Tigo Sénégal obtient donc la licence 4G plus de deux ans après Orange qui propose le service aux Sénégalais depuis juillet 2016, et la 4G+ depuis septembre 2018.

Sur ce retard accusé par rapport à Orange dans l’obtention de la 4G, Mass Thiam, le directeur général  de Tigo Sénégal  a déclaré lors d’un point de presse que  « parler de retard est peut-être exagéré dans la mesure où nous sommes aujourd’hui détenteurs d’une licence 3G qui nous permet d’accéder à l’ensemble des technologies et de donner aussi une expérience clientèle valorisante ».