Tout savoir sur les ennemis de votre foie

Santé

L’équilibre alimentaire joue un rôle central dans la bonne santé du foie. Encore faut-il connaître ce qui peut lui faire du mal.

« Mon foie ? Connais pas. » C’était le slogan d’une célèbre publicité des années 1960 pour une marque d’eau gazeuse. Pour préserver cet organe « absolument essentiel au fonctionnement de l’organisme », souligne le professeur Gabriel Perlemuter, auteur d’un livre passionnant sur le sujet*, mieux vaut pourtant le connaître. Lui et ses ennemis.

A quoi sert-il ?

Le foie est l’organe le plus volumineux et le plus lourd de notre organisme, il pèse en moyenne 1,5 kg. Il est situé dans l’abdomen, du côté droit. Il n’a pas de nerfs, contrairement à ce que laisse penser l’expression culinaire « dénerver un foie ». La médecine traditionnelle chinoise l’appelle « le général des armées ». Son rôle est majeur. Il transforme les glucides, lipides et protéines nécessaires au bon fonctionnement de notre corps. Et maintient un taux de sucre constant dans notre sang.

La viande et les œufs à petite dose

Le subtil équilibre de cette machine sophistiquée peut être contrarié par une alimentation trop riche. « Il vaut mieux ne pas prendre de la viande rouge plus de deux fois par semaine car à force elle abîme nos artères », explique le professeur Perlemuter, chef du service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine).

Il conseille plutôt de prendre de la viande blanche, mais pas plus de 200 g par jour. Attention aussi aux œufs. « Il ne faut pas en manger plus de six par semaine, car le jaune est mauvais pour le cholestérol. Et à partir de sept, le risque cardiaque augmente ! », ajoute ce spécialiste de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Gare aux excès de gras

Le régime idéal pour le foie est de 10 à 20 g de lipides par repas. Ce n’est pas énorme ! C’est l’équivalent d’un petit carré de beurre ou d’une cuillère à soupe d’huile ou de crème fraîche. On peut aussi manger du fromage, mais pas en quantité excessive. (…)