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La fintech nigériane Billboxx lève 1,6 million $ pour développer ses activités

Billboxx, une start-up nigériane spécialisée dans la gestion des flux de trésorerie pour les petites et moyennes entreprises en Afrique, a annoncé le mercredi 11 décembre la réussite d’un tour de table d’un montant de 1,6 million de dollars. Les fonds, composés de capitaux propres et de dettes, permettront à la fintech de renforcer son infrastructure technologique, d’élargir ses partenariats et de répondre à un problème critique des petites et moyennes entreprises : les retards de paiements.

Numérisation, IA et santé connectée : le pari d’Ousmane Sonko pour le Sénégal

Le pays a amorcé, depuis quelques années, une nouvelle ère en intégrant le numérique au cœur de sa stratégie de développement. Les autorités ambitionnent de stimuler l’innovation technologique et de moderniser ses services publics afin de renforcer sa compétitivité au niveau régional.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a présenté, le vendredi 27 décembre, sa déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Ce document, qui repose sur un programme de réformes économiques ambitieuses visant à redresser le pays au cours des cinq prochaines années, place le numérique au cœur de la transformation et de la modernisation du Sénégal.

Parmi les premières initiatives annoncées figurent la numérisation des grands registres de l’État et le lancement d’une phase pilote du projet « Zéro papier », qui vise à simplifier les démarches administratives et à améliorer la qualité des services publics.

Dans sa déclaration, le gouvernement a également mis en avant sa volonté de soutenir le développement d’un écosystème d’acteurs réunissant des chercheurs, start-up et industriels, afin de promouvoir des investissements dans l’intelligence artificielle, le développement de logiciels, la cybersécurité, l’externalisation de services à haute valeur ajoutée et la gestion des données massives. L’objectif est d’offrir des solutions adaptées aux besoins des entreprises, tout en positionnant le Sénégal comme un hub technologique en Afrique de l’Ouest.

La modernisation du système éducatif constitue également une priorité. Le programme prévoit l’introduction de technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, dans les curricula scolaires, afin de préparer la jeunesse sénégalaise à l’économie numérique de demain. Ces réformes éducatives reflètent une volonté de renforcer le capital humain, pilier essentiel du développement technologique et économique du pays.

Le secteur de la santé bénéficie également de cette dynamique, avec un projet de numérisation intégrale et la mise à l’échelle du dossier patient informatisé. Ces mesures visent à améliorer l’accès aux soins et la gestion des services hospitaliers, tout en renforçant l’efficacité du système de santé national.

Ces réformes s’inscrivent dans le cadre du référentiel Sénégal 2050, qui trace la voie vers une prospérité partagée et une modernisation inclusive. L’annonce prochaine de la stratégie « New Deal Technologique », prévue pour janvier 2025, viendra préciser les contours de cette ambition numérique, illustrant comment le numérique peut devenir un pilier du redressement économique et social du Sénégal.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Sénégal : Ousmane Sonko insiste sur la cybersécurité, deux jours après une attaque

(Agence Ecofin) – En Afrique de l’Ouest, le Sénégal fait partie des leaders en matière de numérique. Cependant, le pays fait encore face à des défis majeurs en matière de cybersécurité.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko (photo), a souligné l’importance de renforcer la cybersécurité nationale lors d’une assemblée parlementaire tenue le vendredi 27 décembre. Cette déclaration survient au lendemain d’une cyberattaque ayant ciblé plusieurs sites web gouvernementaux du pays. 

« Nous sommes dans une insécurité numérique extrêmement grave dans ce pays. Rien qu’hier, le ministre des Finances m’informait que notre système a encore été attaqué, heureusement, qu’il y a eu une réaction rapide, mais il y a eu des dommages. Les logiciels que nous utilisons, on ne les maîtrise pas, on n’a pas les clés et personne ne sait d’où est-ce qu’ils proviennent. Les pays ancrés dans ce domaine, s’ils décident de bloquer le Sénégal tout de suite, il y a des chances qu’ils y arrivent », explique le chef du gouvernement.

Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), le Sénégal se classe dans la catégorie Tier 3 avec un score de 67,17 sur 100 à l’indice de cybersécurité. Ce résultat le place loin derrière des leaders ouest-africains comme le Ghana (99,27) et le Bénin (91,54), soulignant les efforts nécessaires pour renforcer la sécurité numérique du pays.

Cette déclaration intervient alors que le gouvernement ambitionne de positionner le Sénégal comme un leader de l’innovation numérique en Afrique. Le pays affiche un score de 69,3 à l’indice d’adoption des TIC, bien au-dessus de la moyenne africaine fixée à 50,3. En octobre dernier, le gouvernement a d’ailleurs dévoilé sa stratégie numérique SN 2034 nommée « New Deal Technologique » visant à accélérer la transformation numérique du pays.

Améliorer la cybersécurité pourrait également devenir un levier économique pour le Sénégal. D’après la Commission économique africaine des Nations unies, le manque de préparation du continent en matière de cybersécurité coûte aux États environ 10 % de leur PIB. Chaque année, la cybercriminalité fait perdre près de 4 milliards de dollars au continent.

Melchior Koba

Edité par Sèna D. B. de Sodji

Le Président Mamadou DIA, une histoire constitutionnelle jamais racontée …

19« Le 14 décembre 1962, trente-neuf (39) députés déposent une motion de censure contre le gouvernement. Toutefois, le 17 décembre lors du vote de la motion, le Président DIA fait évacuer l’Assemblée nationale par la garde républicaine et la gendarmerie ; 4 députés seront arrêtés. Précisons d’emblée que même durant cette arrestation, le directeur de la gendarmerie de l’époque le lieutenant Ameth FALL a refusé d’exécuter cet ordre sans réquisition ; « c’est le commandant de la garde républicaine, le commandant Tamsir BA qui se chargera de l’exécuter ». Ce qui était compréhensible puisque la mise en mouvement de cette dernière n’était pas subordonnée à un formalisme préalable. Mais les militaires sénégalais, bien que visiblement divisés, se rangeront finalement du côté de celui que la Constitution a désigné comme leur chef : le Président de la République. Ainsi, les 4 députés seront libérés par les commandos avec le capitaine Pereira ; et le 17 décembre les parachutistes procéderont à l’arrestation du Président du conseil, mettant définitivement fin à 48 heures de crises qui auraient pu, sans la pondération des FDS, plonger le Sénégal dans le chaos »

(Cheikh SENE, L’implication des forces de sécurité et de défense dans le processus de démocratisation de l’Etat au Sénégal, Thèse de doctorat, Université Cheikh Anta DIOP, 2019).

A mon sens, l’agencement constitutionnel des séquences subséquentes à la crise de décembre 1962 porterait à croire que le hasard existe quand rien n’est fortuit. L’histoire n’est pas toujours vraie ; elle est parfois un mélange d’illusion et de cruauté. .

Le présent hommage est pour nous l’occasion opportune de faire un détour historique pour dénouer un passé constitutionnel jusque-là confié au silence et encastré dans l’oubli.

I. Une vérité sur le Père de l’indépendance

En septembre 1959, les dirigeants de la Fédération du Mali firent connaître leur décision d’accéder à l’indépendance en application de l’article 78 de la Constitution française du 4 octobre 1958.

Le 13 septembre 1958 à Saint-Louis du Sénégal, le général de Gaulle reconnut l’existence de la Fédération du Mali, et la vocation de celle-ci et des Etats qui la composent, à « accéder à la souveraineté ».

Le premier texte fondamental du Sénégal régissant l’organisation constitutionnelle remonte, en 1959, à travers la loi n° 59-003 du 24 janvier 1959 qui fut adoptée par l’Assemblée constituante du Sénégal dans le cadre de la Fédération du Mali regroupant notre pays et la République soudanaise ou Soudan français (actuel Mali).

Face à la marche résolue, pacifique et républicaine vers l’indépendance, des négociations s’ouvrirent à Paris le 18 janvier 1960. Le 4 avril 1960, à Paris, les délégations de ces Etats et celle de la France signent ou paraphent les accords dits de Paris portant dévolution des pouvoirs de la Communauté à la Fédération du Mali (Modibo Keïta pour le Gouvernement soudanais et Mamadou DIA pour le Gouvernement sénégalais). C’est cette date du « 4 avril » que la République du Sénégal a choisi pour célébrer, chaque année, la fête nationale de l’indépendance, et non celle du 20 août coïncidant avec l’éclatement de la Fédération du Mali.

Consécutivement au vol en éclat de la Fédération, notre pauys, à travers « la loi sénégalaise n° 60-01 A.L.S du 20 août 1960 (loi constitutionnelle) abrogeant toutes les lois et tous les décrets portant transfert de compétences au profit de la Fédération du Mali ». Conséquemment, l’Etat du Sénégal se retire de cette Fédération ouest-africaine et « proclame son indépendance » (article 3 de ladite loi).

La République du Sénégal se retire de la Fédération du Mail. Elle proclame son indépendance.
Au vu des hauts faits politiques accomplis par le Président du Conseil, Mamadou DIA, dans notre marche pacifique vers l’indépendance nationale (conduite de la délégation officielle du Sénégal et signature des accords de Paris du 4 avril 1960 marquant la date de l’Indépendance nationale ; promulgation des textes constitutionnels à l’origine de l’indépendance du Sénégal), une interrogation jaillit de notre réflexion : à qui reviendrait juridiquement le titre de Père-fondateur de la République du Sénégal, à côté du Père-fondateur de la Nation sénégalaise ?

II. Les ressorts constitutionnels de la crise de 1962

Dans le contexte de la crise de 1962, une question délicate doit préoccuper l’esprit du constitutionnaliste : le Président Léopold Sédar SENGHOR avait-il la faveur du droit en recourant au référendum du 3 mars 1963 ? Evidemment que oui, si l’on se réfère à la modification constitutionnelle du 18 décembre 1962 : « Il est ajouté à la Constitution de la République du Sénégal un article 66 bis ainsi libellé :Par dérogation aux dispositions des articles 25, 53 et 66 de la Constitution fixant les pouvoirs et les attributions du Président du Conseil, le Chef de l’Etat devient Chef de l’Exécutif. Il peut soumettre au référendum un projet de révision constitutionnelle, après avis du Président de l’Assemblée nationale, du Conseil des ministres et d’une commission spéciale de l’Assemblée ».

Il faut noter, et c’est troublant, la coïncidence des actes constitutionnels avec l’arrestation du Président Mamadou DIA qui s’en est sitôt suivie. En effet, par une réforme cavalière, exactement le 18 décembre 1962, la Constitution est révisée pour trouver ou justifier la base constitutionnelle à ce qui allait devenir, dans l’imaginaire des juristes, une nouvelle Constitution alors qu’il ne s’agissait techniquement que d’une « loi constitutionnelle » révisant la Constitution du 24 janvier 1959, à la suite de la révision constitutionnelle du 26 août 1960.

L’hypothèse de l’empressement est vérifiée par l’enchaînement éclair des procédures : « L’Assemblée nationale, après en avoir délibéré, a adopté en sa séance du 18 décembre 1962 à la majorité qualifiée des 3/5 », « Décret n° 62-193/PR du 18 décembre 1962 portant promulgation selon la procédure d’urgence de la loi n° 62-62 portant modification de la Constitution ».
Cette révision de la Constitution est-elle finalement motivée par la crise du 17 décembre 1962 ou préméditée pour l’anticiper ? En tout état de cause, elle n’intervient que dans les « 45 jours » qui suivent le référendum du 28 octobre 1962 consacrant, en France, l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Est-ce qu’une simple coïncidence temporelle ? Le doute est permis.

En outre, l’élection présidentielle était, avant 1962, le domaine réservé des Assemblées représentatives : « Le Président de la République est élu pour sept ans par un collège électoral comprenant, d’une part, les membres de l’Assemblée nationale et, d’autre part, un délégué par assemblée régionale et un délégué par conseil municipal, réunis en congrès ». Sous ce prétexte politique, les citoyens, mis à l’écart du processus de vote, ne participaient pas directement à l’élection présidentielle. La volonté populaire s’exprimait indirectement à travers un collège électoral : une désignation de « seconde main », puis-je dire !

Par ailleurs, tirant les conséquences de la crise institutionnelle du 17 décembre 1962 et émoustillé par le référendum du 28 octobre 1962 en France , le Président Senghor fait inscrire, lors du référendum constitutionnel du 3 mars 1963, le principe du suffrage universel direct dans l’élection du président de la République. La consécration du suffrage universel direct en 1963 n’est pas sans rapport avec le référendum constitutionnel du 28 octobre 1962 sur « l’élection au suffrage universel direct du président de la République française ».
La simultanéité des agendas constitutionnels en France et au Sénégal est troublante : organisation du référendum 28 octobre 1962en France pour consacrer l’élection du Président de la République au suffrage universel direct et survenance des évènements de décembre 1962 au Sénégal ayant abouti au référendum constitutionnel du 3 mars 1963 consacrant aussi la même cause politique. Cela peut légitimement déclencher des suspicions sur la romance politique des événements de 1962.

Au-delà des controverses juridico-politiques (notamment sur la primauté entre le Parti politique et les Institutions de l’Etat) et des divergences de vue en matière d’orientions économiques et sociales ainsi que des préférences diplomatiques (relation avec la France), les événements de 1962 sont précipités du point de vue strictement constitutionnel. S’agirait-il d’une crise inévitable et prévisible ?

III. Une révision de la Constitution pour le procès politique 

Les personnes visées sont des autorités politiques agissant dans le cadre des fonctions étatiques : le Président de la République, le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement. La nature de la Haute Cour de Justice se dégage du caractère politique des fonctions exercées par les justiciables ainsi que les infractions visées.

La procédure, l’instruction et le jugement de la haute trahison sont au point de rencontre du juridique et du politique : i) le vote en assemblée plénière d’une résolution de mise en accusation ; ii) une décision de renvoi précisant s’il y a preuve suffisante de l’existence des faits énumérés dans la résolution parlementaire ; iii) la composition mixte de l’instance de jugement (députés, magistrat).

Dans l’affaire du Président du Conseil, Mamadou Dia, la Commission d’Instruction a rendu une ordonnance de renvoi devant la Haute Cour de Justice pour les faits suivants : « atteinte à la sûreté de l’Etat, arrestations arbitraires, réquisition de la force publique pour s’opposer à l’exécution des lois et des dispositions légales ». A l’issue du procès, la Cour, qui n’a ni accueilli des circonstances atténuantes, ni entendu la demande de clémence, a prononcé cette peine lourde de « déportation perpétuelle dans une enceinte fortifiée, vingt ans de détention criminelle, cinq ans d’emprisonnement et dix ans d’interdiction des droits civiques ».

Mais, il n’en était pas ainsi toujours. C’est exactement en perspective du procès de Mamadou DIA et de ses co-accusés que la Constitution a placé la Haute Cour de Justice sous l’autorité d’un « magistrat », statutairement soumis, pour sa promotion, à la haute appréciation du Président, adversaire politique du Président Mamadou Dia.

La modifications que porte la loi n° 63-02 du 04 janvier 1963 portant révision des articles 64 et 65 de la Constitution est l’illustration d’une confession frappante :

« Article premier.- Le deuxième alinéa de l’article 64 de la Constitution est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes: Elle [la Haute Cour de Justice] est présidée par un Magistrat ».

En dernier ressort, le scénario de la crise de décembre 1962 me rappelle fatalement le monologue du chœur dans Antigone, par Jean Anouilh : « Et voilà. Maintenant le ressort est bandé. Cela n’a plus qu’à se dérouler tout seul. (…) On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d’honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop qu’on se pose un soir… C’est tout. Après, on n’a plus qu’à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul ».

Pr Meïssa DIAKHATE
Agrégé des Facultés de droit

PILOTE BARRE ET LE GANDIOL À LA MERCI DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Situé à une quinzaine de kilomètres de Saint-Louis, Pilote Barre subit fortement les effets du changement climatique, dont les effets se traduisent par des modifications géomorphologiques importantes. Il en résulte des bouleversements inattendus sur
l’environnement et même la vie des populations locales, d’autant que Pilote Barre compte
jusque-là parmi les symboles vivants de l’attractivité de la zone du Gandiol.

« C’est un village exposé aux effets du changement climatique. Ce qu’on appelle
changement climatique désigne en fait des phénomènes naturels qui n’ont rien à voir avec
la présence de l’homme et qui se traduisent dans nos régions par une augmentation sensible des températures », explique Boubou Aldiouma Sy, professeur de géographie et de géomorphologie à l’université Gaston-Berger (UGB) de Saint-Louis. .

Le géographe, membre du Laboratoire Leïdi (Dynamiques des territoires et développement), s’entretenait avec des journalistes, dans le cadre d’une visite visant à sensibiliser les acteurs des médias sur le changement climatique et ses conséquences dans cette zone côtière. Cette visite de presse à Pilote Barre a été organisée par l’African Journalists Forum, une association de journalistes et de chercheurs de plusieurs pays du continent.

« C’est un village assez ancien, comme celui de Doune Baba Dièye. Ce sont des villages installés dans l’estuaire et dans des fragments de cordons dunaires à l’intérieur de l’estuaire, ce qui est à l’origine de leurs problèmes », ajoute l’universitaire. .

Il fait observer que ces villages se caractérisent par leur ancrage dans un environnement socio-culturel et environnemental qui fait la marque du Gandiol, terroir d’environ 25.000 habitants, situé à quelques kilomètres au sud de Saint-Louis.
Le terroir du Gandiol fait l’objet, à travers l’histoire, de mentions remarquables le présentant comme un pays riche et prospère, carrefour des échanges qui irriguaient toutes les zones à l’entour de la vallée du fleuve Sénégal, un terroir ayant joué un rôle de premier plan dans l’espace sénégambien. .

Un village traditionnel de plus 400 ans impacté En raison de son passé prestigieux et de sa position géographique qui l’expose très fortement à l’érosion côtière, le Gandiol mérite de bénéficier d’une attention particulière en matière de sensibilisation sur le changement climatique.

« Je crois que le changement climatique demeure la principale menace. On a eu l’amère expérience de Doune Baba Dièye et de Keur Bernard, qui sont menacés » par ce
phénomène, comme Tassinère et Pilote Barre, a relevé le journaliste René Massiga Diouf, le président de l’African Journalists Forum, à l’origine de cette visite visant à mettre en exergue les difficultés de ces zones du Gandiol confrontées à l’érosion côtière. « Depuis quelques années, nous menons cette activité. Nous avons été à Doune Baba Dièye et Keur Bernard. Nous sommes ici, aujourd’hui, à Pilote Barre, après Tassinère », a ajouté le journaliste, revenant sur les activités de l’association qu’il dirige. .

Doune Baba Dièye, un village traditionnel de plus 400 ans, fait partie des plus impactés par
le changement climatique et la montée des eaux maritimes du Gandiol. Ce village s’est littéralement métamorphosé avec la création d’un canal de délestage construit pour lutter contre les risques d’inondation de la ville en octobre 2003. .

Depuis lors, le village est sous l’influence directe des courants océaniques et a subi des modifications néfastes, qui se sont traduites par une perte des habitations, la disparition des filaos qui servaient de barrière de protection du village et de la zone côtière.

Il s’en est suivi un exode des habitants, avec la disparition du bétail et d’autres biens, l’aggravation de la remontée de la salinisation. C’est dire que le creusement d’une brèche de quatre mètres dans la langue de Barbarie – bande de sable qui s’étend de la Mauritanie au sud de Saint-Louis et constituait une barrière naturelle entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal  a eu des conséquences néfastes considérables sur l’avenir de ce terroir. Le président de l’African Journalists Forum a signalé que cette visite de sensibilisation s’inscrivait dans le cadre du travail de veille sur l’information environnementale mené par la plateforme qu’il dirige, dans le Gandiol et dans d’autres régions de l’Afrique.

Ce travail vise, selon lui, à montrer les situations que vivent ces localités tout en attirant l’attention des gouvernants sur cette problématique. Aussi a-t-il appelé les autorités concernées à augmenter les outils de prévention pour venir en aide aux populations. Le professeur Boubou Aldiouma Sy pointe de manière générale la hausse des températures, qui se traduisent par la fonte des glaciers dans les pôles et l’augmen￾tation du volume d’eau dans les mers.

Ce changement entraîne le relèvement général du niveau des mers, de l’ordre de 30
centimètres tous les cent ans. « C’est beaucoup et c’est ultrarapide à l’échelle géologique », indique le géomorphologue.

Il en tire la conclusion selon laquelle « tous les habitats, les infrastructures, les villages, entre autres, qui se trouvent le long du trait de côte et des topographies basses, sont exposés par le relèvement et les phénomènes de submersion extrême, des vagues extrêmes qui viennent frapper le trait de côte ». Toutes les infrastructures menacées le long du trait de côte. « C’est ça aujourd’hui le problème de Pilote Barre, c’était le problème de Doune Baba Dièye, de Tassinère, etc. Ce sont vraiment les problèmes que ces villages sont en train de vivre actuellement », a-t-il commenté.

Le scénario du pire, selon lui, c’est que toutes les infrastructures situées sur le long du trait de côte sont plus que jamais menacées.
« À moins et long terme, oui, parce qu’avec le relèvement de la mer, toutes les infrastructures qui sont le long du trait de côte en réalité sont menacées », a-t-il fait savoir, évoquant une projection de levée topographique d’une manière générale sur le continent.

Pour y faire face, il juge nécessaire d’arriver à une compréhension du phénomène. « D’abord comprendre comment les paramètres hydrodynamiques, les courants de dérives, les vagues, les houles, les phénomènes de marée, les phénomènes exceptionnels de submersion marine, entre autres, se comportent ».

« Et pour ça, a préconisé l’universitaire, il faut des appareils assez sophistiqués pour essayer de comprendre ces phénomènes. Une fois qu’on comprend ces phénomènes, il est possible de mettre en place un dispositif pour ralentir la vitesse de destruction de ces infrastructures situées le long du trait de côte ».

Pilote Barre présente « des similitudes environnementales réelles », avec les deux villages
disparus (Doune Baba Dièye et Keur Bernard) et « subit le même niveau de menace qu’avant leur tragique disparition », alerte un dossier de de presse.

L’African Journalists Forum, créée en 2012, est une plateforme d’échanges et d’action au service des médias et des populations africaines. Cette association ambitionne de faire connaître les problèmes de développement auxquels le continent se trouve confronté en mettant à la disposition des populations les outils nécessaires à leur résolution.

 

Par Cheikh Gawane Diop APS Hebdo 

Le BYD Sealion 7, déjà remisé, devient un SUV électrique plus intéressant

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Le nouveau SUV électrique du constructeur chinois, positionné au-dessus du Seal U, a déjà droit à une remise conséquente sur le marché français. Tout de suite, il devient plus intéressant face au Tesla Model Y.

Il y a quelques jours, BYD lançait déjà son cinquième SUV sur le marché français. Après le gros Tang, l’Atto3 compact, le Seal U familial et le Seal U DM-i hybride rechargeable, le constructeur chinois vient de commercialiser le Sealion 7 qui se positionne entre le Seal U et le Tang.

Un peu plus gros qu’un Tesla Model Y (4,83 mètres de long) et capable de développer 530 chevaux en puissance maximale, ce Sealion 7 s’affichait à partir de 30 000 000 F CFA ou même à 37 000 000 F CFA en version haut de gamme, des tarifs plus élevés que ceux des principaux SUV électriques familiaux du marché. Même s’il peut se targuer à ce prix d’offrir une qualité de finition intérieure et un équipement de série nettement plus généreux, son niveau d’élitisme l’empêche probablement de toucher une clientèle large. D’autant plus qu’il ne se targue pas d’une autonomie maximale particulièrement flatteuse à ces prix au regard de la concurrence.

Le Sealion 7 bénéficie désormais d’une remise de 2 600 000 F CFA dans son édition spéciale « 30 ans », basée sur la finition Comfort avec la couleur Atlantis Grey (gratuite). De quoi le placer au-dessous d’un Model Y Propulsion ou exactement au même niveau que ce dernier une fois le bonus écologique minimum (1 300 000 F CFA) retranché. A ce prix, il offre une autonomie maximale de 483 kilomètres d’après le cycle d’homologation WLTP contre 455 pour son rival américain moins confortable et doté de batteries plus petites. Malgré ses défauts, il devient tout de suite plus intéressant…

Aminata Touré : « L’amnistie ne doit pas couvrir les crimes de sang »

Aminata Touré, haute représentante du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a fait part de ses attentes de la 15e législature, nouvellement installée. L’ancienne collaboratrice de l’ancien chef d’Etat, Macky Sall, a invité les nouveaux députés à abroger la loi d’amnistie adoptée suite aux tragiques évènements survenus au Sénégal entre 2021 et 2023.

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, Aminata Touré, a plaidé pour l’ouverture d’une enquête sur la répression des manifestations politiques qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

Pour le soutien du parti Pastef de Ousmane Sonko, l’abrogation de cette loi est impérative. « L’abrogation de la loi sur l’amnistie des crimes survenus au Sénégal entre 2021 et 2023, des évènements durant lesquels près de quatre-vingts manifestants ont trouvé la mort, selon les organisations de la société civile. Des jeunes, pour l’essentiel, qui ne faisaient que manifester contre le troisième mandat pour réclamer leurs droits et l’organisation des élections. Les responsables doivent être identifiés et traduits en justice. Il ne saurait y avoir d’impunité », a-t-elle averti.

Prenant le décret portant présentation d’un projet de loi d’amnistie le 1er mars 2024, le Macky Sall avait pour objectif d’apaiser le climat. Toutefois, Aminata Touré conteste sa portée. Selon l’ancienne ministre de la Justice, « ’amnistie ne doit pas couvrir les crimes de sang. Il ne peut y avoir d’apaisement et de réconciliation sans justice ».

Le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, libérés de prison après l’adoption de cette loi d’amnistie, pourraient être également poursuivis, si cette loi venait à être abrogée. Interrogée sur cette possibilité, Mme Touré a déclaré :« Cela n’a aucun sens parce qu’ils ont été poursuivis sur de faux fondements. En tout cas, je considère qu’il faut réviser cette loi car tous les crimes de sang doivent être élucidés, notamment lorsque les victimes ne faisaient qu’exercer leur droit constitutionnel ».

Haute cour de justice….

Sur un autre registre, l’ancien Premier ministre sous le régime de Macky Sall a plaidé pour la poursuite des anciens ministres et l’ancien chef d’Etat. Selon elle, il y a eu des faits de mauvaise gouvernance incroyables, dont le premier est lié à la gestion des fonds liés à la lutte contre le Covid-19. C’est un carnage financier qui a été constaté par la Cour des comptes du Sénégal et transmis au procureur, qui l’a rangé dans un tiroir.

Pour garantir la transparence et la redevabilité, de l’avis de Mimi Touré, « Il est donc important que l’on mette en place cette Haute Cour de justice pour que la redevabilité des comptes et la lutte contre l’impunité soient une réalité ».

Poursuites contre Macky Sall…

« Seules les enquêtes détermineront le niveau de responsabilité des uns et des autres. Toutefois, lorsque l’ancien président Macky Sall a annoncé le 3 février le report de l’élection présidentielle, il y a eu des manifestations qui ont occasionné des morts. Sa responsabilité, sur cette question, est établie », a-t-elle conclu.

rfi.fr

Bassirou Diomaye Faye en visite officielle aux Émirats arabes unis

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a débuté ce jeudi 5 décembre 2024, une visite officielle aux Émirats arabes unis.

À l’issue de cette visite, le président sénégalais se rendra au Qatar pour participer au Forum de Doha, du 6 au 8 décembre 2024, sur invitation de Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani, Émir du Qatar. Ce forum international est consacré aux grands enjeux globaux comme la gouvernance, la sécurité et le développement durable.

pressafrik

XXVIe CAN handball seniors dames : le Sénégal, la Tunisie, l’Angola et l’Egypte en demi-finale

Le carré d’As de la XXVIe édition de la CAN Handball dame senior est connu.

Les Lionnes de la Téranga croisent les Aigles de Carthage lors de la première affiche de demi-finale, vendredi 6 décembre, au Gymnase du stade des Martyrs de Kinshasa.

La seconde demi-finale de cette compétition africaine opposera les Palancas Negras d’Angola, tenantes du titre, aux Pharaons d’Egypte.

Les quatre nations sont d’office qualifiées à la 29è édition du Championnat du monde de handball féminin, prévue du 14 janvier au 02 février 2025 dans trois pays : la Norvège, le Danemark et la Croatie.

Journée Mondiale de l’Environnement 2024:la restauration des terres, la désertification et la résilience à la sécheresse

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Plus de 30 000 hectares de terres dégradés restaurés par des Communautés sahéliennes du Sénégal.
Célébrée le 5 juin, la Journée mondiale de l’environnement (JME), initiée en 1972 par l’Assemblée des Nations Unies, est devenue au fil des années une plateforme mondiale facilitant la sensibilisation et la prise d’initiatives afin de répondre aux défis urgents à l’instar du réchauffement climatique. Pour cette année, la campagne de la JME porte sur le thème “ la restauration des terres, la désertification et la résilience à la sécheresse” sous l’accroche « Nos terres, Notre avenir ».

5 juin 2024

Ce choix est justifié par l’urgence de mettre en lumière l’enjeu environnemental de la dégradation des écosystèmes naturels en particulier des formations végétales dont l’humanité en tire ressources et revenus. Cette situation entraîne par conséquent la transformation des terres en déserts ainsi que des écosystèmes florissants en zones mortes rendant ainsi la terre moins à même d’être au service de l’agriculture et des populations.
En effet, la dégradation des terres concerne près de deux milliards d’hectares dans le monde et menace gravement la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations qui en dépendent (FAO, 2021). De plus, les sécheresses pourraient toucher plus de trois quarts de la population mondiale d’ici 2050 si toutefois des actions urgentes ne sont pas prises.

L’Afrique est particulièrement vulnérable à la dégradation des terres et constitue la région la plus gravement touchée. En effet, selon la Banque Mondiale (2015), au moins 485 millions d’africains sont affectés par ce phénomène.

Ce dernier n’épargne pas le Sénégal qui a connu une aggravation de la dégradation de ses terres depuis les années 1970. De plus, le Projet « Évaluation de la dégradation des terres dans les zones arides (LADA) estime à 34% le niveau de la dégradation des terres au Sénégal, ce qui représente une superficie dégradée de 6 860 900 ha.
Afin de renverser cette tendance régressive, le Sénégal a souscrit à plusieurs initiatives et programmes visant à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) à horizon 2030 par rapport à 2017 et à améliorer le paysage national. Dans le cadre de l’initiative AFR100, le Sénégal s’est engagé à restaurer 2 millions d’hectares d’ici 2035. Parallèlement à ces initiatives de l’État, des communautés locales, accompagnées par des ONG développent des stratégies endogènes de restauration des terres agricoles dégradées à travers la promotion des techniques de l’agroforesterie dont la Régénération Naturelle Assistée (RNA). Il s’agit de réintroduire l’arbre dans le paysage agraire en mettant l’accent sur son rôle et son importance dans la production et dans l’espace de culture (restitution des éléments nutritifs au sol, protection contre l’érosion, etc.).
C’est dans ce registre que s’inscrit le programme « Les Communautés Reverdissent le Sahel » dont la mission est de garantir que les communautés, les gouvernements, les ONG et le secteur privé adoptent et reproduisent les techniques de reverdissement, notamment la méthode RNA utilisée par les agriculteurs comme méthode viable de restauration des terres dégradées et de renforcement de la résilience et la sécurité alimentaire des communautés. Pour rappel, ce programme décennal financé par DOB Ecology avec l’appui technique de Both ENDS est mis en œuvre au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal. Il vise à restaurer 200 000 hectares de terres (dont 60 000 ha au le Sénégal), garantir une bonne organisation des agriculteurs qui appliquent la RNA et leur faciliter l’accès aux marchés des produits de la RNA et mettre en place de lois, politiques et stratégies de soutien en appui à la RNA.Ce dernier n’épargne pas le Sénégal qui a connu une aggravation de la dégradation de ses terres depuis les années 1970. De plus, le Projet « Évaluation de la dégradation des terres dans les zones arides (LADA) estime à 34% le niveau de la dégradation des terres au Sénégal, ce qui représente une superficie dégradée de 6 860 900 ha.
Afin de renverser cette tendance régressive, le Sénégal a souscrit à plusieurs initiatives et programmes visant à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) à horizon 2030 par rapport à 2017 et à améliorer le paysage national. Dans le cadre de l’initiative AFR100, le Sénégal s’est engagé à restaurer 2 millions d’hectares d’ici 2035. Parallèlement à ces initiatives de l’État, des communautés locales, accompagnées par des ONG développent des stratégies endogènes de restauration des terres agricoles dégradées à travers la promotion des techniques de l’agroforesterie dont la Régénération Naturelle Assistée (RNA). Il s’agit de réintroduire l’arbre dans le paysage agraire en mettant l’accent sur son rôle et son importance dans la production et dans l’espace de culture (restitution des éléments nutritifs au sol, protection contre l’érosion, etc.).
C’est dans ce registre que s’inscrit le programme « Les Communautés Reverdissent le Sahel » dont la mission est de garantir que les communautés, les gouvernements, les ONG et le secteur privé adoptent et reproduisent les techniques de reverdissement, notamment la méthode RNA utilisée par les agriculteurs comme méthode viable de restauration des terres dégradées et de renforcement de la résilience et la sécurité alimentaire des communautés. Pour rappel, ce programme décennal financé par DOB Ecology avec l’appui technique de Both ENDS est mis en œuvre au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal. Il vise à restaurer 200 000 hectares de terres (dont 60 000 ha au le Sénégal), garantir une bonne organisation des agriculteurs qui appliquent la RNA et leur faciliter l’accès aux marchés des produits de la RNA et mettre en place de lois, politiques et stratégies de soutien en appui à la RNA.
Au Sénégal, il est mis en œuvre par un consortium composé de l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles à travers son Centre National de Recherches Forestières (ISRA/CNRF), de ENDA Énergie, de ENDA Pronat et de IED Afrique qui en assure la coordination au niveau national.
Après cinq (5) années de mise en œuvre, le programme CRS a pu accompagner 11 484 volontaires à mettre sous reverdissement et sous restauration 30 350 ha de terres dégradées dans douze (12) communes réparties dans quatre (04) zones éco-géographiques du Sénégal ( le Sénégal oriental, le bassin arachidier, le Ferlo et les Niayes ).
A ces résultats s’ajoutent, l’installation et le renforcement de 217 cadres de gouvernance appelés comités villageois afin d’assurer la promotion de la RNA, le portage des actions de plaidoyer auprès des élus politiques et le suivi du reverdissement à l’échelle village. Parallèlement, trois (03) observatoires de recherche sont mis en place dans le but de produire des évidences scientifiques comme le taux de séquestration de carbone, le niveau d’amélioration des rendements en fonction de la densité optimale, les choix et préférences des communautés sur les espèces etc.
Par ailleurs, Il convient de noter que le nombre d’hectares mis sous RNA par le programme CRS représente 30% de réalisation des engagements du Sénégal dans le cadre des CDN (scénario inconditionnel) à savoir la mise sous RNA de 99 621 ha de terres agricoles. Pour rappel, la CND « contribution déterminée au niveau national » est aujourd’hui le cadre de référence pour déterminer les engagements du Sénégal à réduire ses émissions de GES au regard de l’accord de Paris.
A travers ces résultats, il est clair que le programme promeut le développement de l’agroforesterie au Sénégal afin d’accroître la production globale et créer des systèmes agricoles plus résilients à la sécheresse à travers l’adoption de techniques de restauration des terres adaptées aux besoins des communautés. D’ailleurs ces réalisations en termes de reverdissement sont en parfaite phase avec la politique environnementale du gouvernement d’autant plus que lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres du mercredi 29 mai 2024, le chef de l’État Bassirou Diomaye FAYE a invité le gouvernement à vulgariser la nouvelle politique du Sénégal en matière d’environnement, de développement durable et de transition écologique découlant du PROJET. Sur ce, il demande au Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique (METE) de veiller, en relation avec l’ensemble des parties prenantes à la préservation et la gestion optimale des ressources naturelles forestières et de la biodiversité.
Cependant, pour une meilleure atteinte des objectifs visés dans cette dynamique, il est essentiel que la RNA soit mieux intégrée dans les politiques publiques nationales : référentiel national de politique environnementale (le Projet), Lettres de politiques sectorielles, programmes de Gestion Durable des Terres (GDT), Programmes de l’ASERGMV etc. Au niveau territorial, la meilleure promotion de la RNA passera nécessairement par son appropriation par les élus municipaux à travers son intégration dans les Plans de Développement Communautaire (PDC) assortie d’un financement. Ceci permettra sans nul doute une restauration significative du couvert végétal au bénéfice des communautés afin de renforcer la croissance économique et la sécurité alimentaire.
En résumé, c’est au prix de la restauration de nos terres à travers des actions endogènes et viables portées par les communautés à la base que nous pouvons préserver les intérêts vitaux des générations futures ; ce qui entre en droite ligne avec les propos du secrétaire général de l’ONU (António Guterres) qui affirme « Nous sommes la génération Restauration. Ensemble, construisons un avenir durable pour la terre, et pour l’humanité ».