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Voici pourquoi il faut se changer quand on rentre chez soi

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Après une journée bien remplie à l’extérieur, rentrer chez soi est un moment de détente bien mérité. Sauf que pour cause de fatigue, il est parfois tentant de conserver nos habits portés pendant la journée. Mais avez-vous déjà envisagé les bienfaits que peut apporter le simple fait de changer de vêtements en rentrant chez vous ? Entre santé et bien-être, découvrez donc pourquoi il faut se changer quand on rentre chez soi.

Nos habits regorgent de bactéries

Lorsque nous sortons au quotidien, nos vêtements entrent en contact avec diverses surfaces et particules en suspension dans l’air. Microbes, bactéries, pollen… tout au long de la journée, ces agents pathogènes nous entourent. Résultat ? Nos habits hébergent une multitude de bactéries qui peuvent être source de contamination.

Qu’elles proviennent des surfaces, des transports en commun ou encore des poignées de porte, ces bactéries peuvent facilement se transférer sur nos vêtements, créant ainsi un environnement propice à leur prolifération. Voici pourquoi il faut se changer quand on rentre chez soi ! Vous éviterez ainsi de transférer ces éléments potentiellement nocifs dans notre intérieur, réduisant ainsi le risque de maladies et d’allergies.

Préserver la propreté de son domicile

Garder nos vêtements extérieurs à l’écart est également une manière d’éviter de salir notre intérieur. En effet, non seulement les bactéries s’accrochent à nos vêtements, mais elles peuvent également se propager sur nos literies. Il suffit que vous vous allongiez deux secondes sur votre lit pour contaminer votre espace de repos et vous mettre potentiellement en danger. Une très bonne raison de se changer directement quand on rentre chez soi !

Par ailleurs, il est important de noter que les bactéries sont des organismes résilients capables de survivre dans des conditions difficiles. Sur des tissus comme le coton ou le polyester, elles peuvent persister pendant des semaines si elles ne sont pas éliminées correctement. Ainsi, elles peuvent provoquer des infections cutanées, des allergies et d’autres problèmes de santé indésirables.

Du côté des chaussures, c’est le même refrain. Eh oui, elles sont également des vecteurs potentiels de saleté et de germes. En marchant à l’extérieur, elles entrent en contact avec diverses surfaces contaminées, telles que le sol des rues, les parcs, les transports publics… Si nous portons nos chaussures à l’intérieur de notre domicile, nous risquons de propager ces bactéries dans notre espace de vie.

Alors pour éviter cela, veillez à changer de vêtements dès que vous rentrez chez vous et à déposer vos chaussures sur le tapis d’entrée. De cette manière, vous contribuez à préserver votre domicile propre.

Changer de vêtements : d’autres bienfaits insoupçonnés

L’habitude de se changer en rentrant chez soi offre de nombreux avantages pour notre santé, notre hygiène, et notre bien-être global. En effet, porter des vêtements extérieurs à la maison peut avoir un impact sur la qualité de notre sommeil. En passant en tenue de nuit, notre corps associe ce rituel à la détente et au repos, favorisant ainsi une meilleure transition vers le sommeil et un repos plus réparateur.

Par ailleurs, se changer en arrivant chez soi permet de créer une frontière claire entre notre vie publique et notre intimité. Cela est particulièrement bénéfique pour celleux qui partagent leur domicile avec d’autres personnes, aidant à marquer un espace personnel distinct.

Un moment de transition apaisant

Changer de vêtements en rentrant à la maison peut servir de rituel de transition apaisant entre la frénésie du monde extérieur et le calme de notre espace personnel. Ce geste simple aide à signaler au cerveau que la journée de travail ou les activités extérieures sont terminées et qu’il est temps de se détendre. Pour celleux qui travaillent à domicile, cela peut être particulièrement utile pour créer une séparation mentale entre les responsabilités professionnelles et le temps de repos.

De plus, cette pratique favorise une sensation de confort immédiat. En optant pour des tenues douces et agréables, nous encourageons notre corps à se détendre et à se sentir à l’aise. C’est un moyen efficace de relâcher le stress accumulé et de profiter pleinement de notre temps à la maison.

Renforcer le sentiment de bien-être

Au-delà des bienfaits physiques, changer de vêtements contribue également à renforcer notre sentiment de bien-être. Les vêtements que nous portons ont un impact significatif sur notre humeur. En choisissant des habits dans lesquels nous nous sentons bien, nous créons une ambiance propice à la relaxation et à la satisfaction personnelle.

En fin de compte, se changer en arrivant chez soi est une habitude qui peut enrichir notre quotidien de manière simple mais efficace. Que ce soit pour favoriser une meilleure qualité de sommeil, pour créer une séparation entre les différents aspects de notre vie, ou simplement pour se sentir bien dans notre espace, c’est un geste à adopter sans hésitation.

En adoptant l’habitude de changer de vêtements en rentrant chez vous, vous faites bien plus que simplement vous débarrasser des contraintes extérieures de la journée. C’est un acte de transition qui vous permet de quitter le tumulte du monde extérieur, d’entrer dans votre propre sanctuaire et de ne pas déposer des milliers de microbes chez vous. Alors, enfilez votre tenue la plus confortable une fois chez vous ! Et d’ailleurs, découvrez 8 techniques malines pour plier vos vêtements en gagnant de la place.

Article de Hanane Balounsi

Le président Diomaye Faye dissout le parlement

Dans la foulée, le président sénégalais a annoncé l’organisation des élections législatives anticipées le 17 novembre.

L’idée était dans l’air depuis, face au blocage du fonctionnement du gouvernement, plus de 5 mois après son installation, et à la menace d’une motion de censure dont il faisait l’objet.

Jeudi, le président sénégalais a dissout le parlement dominé par les partisans de son prédécesseur. Et a annoncé dans la foulée des élections législatives anticipées.

 » Après avoir consulté le Conseil constitutionnel sur la bonne date, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale sur l’opportunité, je dissous l’Assemblée nationale. La date des élections législatives est ainsi fixée au dimanche 17 novembre 2024. », déclaré le président sénégalais dans une allocution télévisée.

Des élections que le pouvoir promet libres et transparentes.  » le gouvernement garantit la bonne organisation de ces élections et l’expression libre et démocratique du choix du peuple, et que le meilleur gagne. », a déclaré le chef de l’Etat sénégalais.

Le pouvoir espère obtenir une majorité à l’Assemblée nationale lors de ce scrutin législatif anticipé afin d’exécuter son programme. Nommé le 2 avril, le Premier Ministre sénégalais Ousmane Sonko, n’a jamais présenté sa politique générale devant les députés.

Son grand oral aurait sans nul doute tourné court, devant une Assemblée Nationale qui lui était hostile.

Africanews

Abidjan accueille le symposium technique de la CAF

Ce rendez-vous de deux jours, organisé par la CAF et la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), se déroulera à partir du jeudi 12 septembre 2024. Un point sur l’héritage de cette compétition sera fait par le Président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, en présence de membres du gouvernement de la Côte d’Ivoire et de Yacine Idriss Diallo, le Président de la FIF.

Ce séminaire réunira des tacticiens issus de 42 fédérations africaines ainsi que des experts internationaux, y compris des représentants de la FIFA et de l’UEFA, afin d’échanger sur l’impact de la Coupe d’Afrique des Nations CAF TotalEnergies, Côte d’Ivoire 2023.

Les entraîneurs, y compris ceux des équipes finalistes telles que la Côte d’Ivoire et le Nigeria, ainsi que des demi-finalistes, l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo, se retrouveront pour échanger sur plusieurs sujets d’actualité avec leurs pairs.

Un programme varié sera proposé lors de la conférence, comprenant des sessions détaillées, des débats et des interventions d’experts prestigieux issus de la communauté footballistique.

Ce symposium technique se penchera sur les moments significatifs du tournoi, en proposant une analyse complète des stratégies qui ont accentué les chefs-d’œuvre de la compétition, ainsi qu’une réflexion sur les perspectives d’avenir du football en Afrique.

Bilan humain incertain suite au naufrage à Mbour d’une pirogue avec au moins 150 passagers

Au Sénégal, les recherches sont toujours en cours ce 9 septembre 2024, suite à un nouveau drame de l’émigration clandestine : une pirogue avec au moins 150 passagers à bord a chaviré la veille au large de la ville de Mbour, à une centaine de kilomètres au sud de Dakar.

Au Sénégal, pour l’heure, pas de bilan définitif encore : cinq corps sans vie ont été repêchés en fin de matinée, ce lundi, par un bateau par un bateau de la marine nationale. Des corps qui viennent s’ajouter aux quatre personnes noyées retrouvées dès dimanche par les pêcheurs venus à la rescousse de la pirogue en détresse. En tout, 24 personnes ont pu être sauvées et trois hommes sont encore à l’hôpital.

Mais ce bilan va sans aucun doute évoluer, s’alourdir : pour l’heure, on ne sait pas avec certitude combien de passagers – 150 ou plus ? – étaient à bord de cette pirogue.

Le bateau a en tout cas quitté l’une des plages de Mbour la veille en milieu d’après-midi, direction les îles Canaries, avant de faire naufrage une trentaine de minutes plus tard, à 3 km des côtes sénégalaises.

Ce sont des pêcheurs qui, les premiers, sont venus à l’aide avec leur pirogue pour repêcher les corps, les survivants et donner l’alerte.

Depuis dimanche soir et ce lundi matin, la marine nationale effectuait des patrouilles en mer pour tenter de trouver des survivants. Et sur le quai de pêche de Mbour l’émotion est vive, parmi les nombreuses familles qui attendent des nouvelles.

Léa-Lisa Westerhoff

En Guinée-Bissau, 2 633 kilos de cocaïne ont été saisis dans un aéronef en provenance du Venezuela

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La police judiciaire bissau-guinéenne a annoncé avoir fait, le 7 septembre, « la plus grande saisie effectuée dans un avion depuis plus d’une décennie ».

La police judiciaire (PJ) bissau-guinéenne a annoncé le 8 septembre, dans un communiqué, la saisie samedi 7 septembre de 2 633 kilos de cocaïne dans un aéronef en provenance du Venezuela, à l’aéroport Osvaldo-Vieira de Bissau.

Le bimoteur de modèle Gulfstream IV, immatriculé XA-SBT, transportait 78 colis de cocaïne, précise-t-elle. Il était en provenance du Venezuela et non du Mexique comme indiqué samedi par une source policière. La saisie a eu lieu samedi à 13 h 46 (locales et GMT).

Selon la PJ, cinq personnes à bord, y compris le pilote, ont été arrêtées. Il s’agit de deux Mexicains, un Colombien, un Brésilien et un Équatorien. Ils seront présentés ce 9 septembre aux enquêteurs du parquet pour des interrogatoires afin de leur appliquer des mesures coercitives, dit le communiqué.

Une longue histoire de trafic aérien

D’après la PJ, l’opération a été menée en étroite coopération avec le Département d’État américain, la marine nationale, la Garde nationale et des agents des renseignements généraux.

« L’Afrique de l’Ouest a une longue histoire de trafic aérien, avec des avions à réaction faisant escale sur la côte. Mais cette saisie est la plus grande effectuée dans un avion depuis plus d’une décennie », a indiqué le 8 septembre François Patuel, chef de la recherche de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans une publication sur X.

Cette saisie « est la plus grande depuis le début de l’année », avait déclaré le 7 Quitole Correia, un membre de l’unité antidrogue à l’aéroport Osvaldo-Vieira.

La Guinée-Bissau est généralement présentée par des acteurs de la sécurité comme un point de passage en Afrique de l’Ouest de la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers l’Europe. L’instabilité et la pauvreté ont favorisé l’implantation de trafiquants de drogue dans cette ex-colonie portugaise.

Jeune Afrique

Les défis des femmes tchadiennes dans la lutte pour leurs droits

Lorsque Milla Nemoudji, une jeune femme de 28 ans originaire d’un village du sud du Tchad, a divorcé de son mari après des années de violences physiques, elle s’est retrouvée sans moyens de survie.

Lorsque Milla Nemoudji, une jeune femme de 28 ans originaire d’un village du sud du Tchad, a divorcé de son mari après des années de violences physiques, elle s’est retrouvée sans moyens de survie.

Bien qu’elle ait été élevée dans une famille d’agriculteurs, elle a eu du mal à s’en sortir dans une communauté où l’accès à la terre est traditionnellement contrôlé par les hommes.

Un combat pour la survie

Avec peu de soutien pour les femmes dans sa situation, le divorce étant relativement rare au Tchad, elle s’est battue pour son indépendance économique. Elle vendait des fruits et d’autres marchandises. Pendant la saison des pluies, elle labourait les champs comme ouvrière. L’année dernière, cependant, un collectif de femmes est arrivé dans son village et elle a décidé d’en faire partie, obtenant enfin l’accès à la terre et son droit de regard sur son utilisation. Elle cultivait du coton, des arachides et du sésame, ce qui lui permettait de gagner suffisamment d’argent pour couvrir ses besoins de base.

Le village de Binmar se trouve à la périphérie de Moundou, la deuxième plus grande ville du Tchad, dans la région densément peuplée du Logone occidental. Des maisons aux toits de chaume se dressent au milieu des champs où les femmes récoltent traditionnellement la terre mais, comme Nemoudji, n’ont que peu ou pas leur mot à dire.

Au Tchad, l’accès à la terre est souvent contrôlé par les chefs de village qui exigent des paiements annuels. Les femmes sont souvent exclues de la propriété foncière et de l’héritage, ce qui les rend dépendantes des hommes de leur famille et renforce leur statut secondaire dans la société.

Les initiatives collectives comme réponse aux normes traditionnelles

La lutte pour les droits fonciers est aggravée par le système juridique dualiste du Tchad, où le droit coutumier remplace souvent le droit écrit, en particulier dans les zones rurales. Si les récentes réformes juridiques signifient que les lois reconnaissent le droit de tout citoyen à posséder des terres, l’application de ces lois est inégale.

Pour les femmes comme Nemoudji qui cherchent à faire valoir leurs droits, la réponse peut être hostile.

« Personne ne peut vous venir en aide, même si tout le monde sait que vous souffrez », a déclaré Nemoudji à l’Associated Press, critiquant le système traditionnel des droits fonciers et exhortant les dirigeants locaux à prendre au sérieux la violence domestique. « Si les femmes ne perdaient pas l’accès aux terres agricoles, elles oseraient quitter leur mari plus tôt. »

Des initiatives comme N-Bio Solutions, le collectif auquel Nemoudji a adhéré, remettent en question ces normes. Fondé par Adèle Noudjilembaye en 2018, une agricultrice et militante d’un village voisin, le collectif est une initiative rare au Tchad qui négocie au nom des femmes avec les chefs traditionnels, qui recherchent ensuite des habitants disposant de terres disponibles et disposés à les louer.

Jusqu’à présent, Noudjilembaye gère cinq collectifs de ce type comptant en moyenne 25 membres. Bien que ces initiatives gagnent lentement en popularité, elles sont limitées par les ressources financières et l’hésitation de certaines femmes à risquer le peu qu’elles ont.

Noudjilembaye a déclaré à l’AP que « malgré la violence et la négligence, de nombreuses femmes restent (dans cette situation) en raison de la dépendance financière, de la peur du jugement de la société ou du manque de soutien ».

Les efforts de ces collectifs ont des implications plus larges pour l’égalité des sexes et l’agriculture durable au Tchad. Les femmes de Binmar ont adopté des pratiques agricoles durables, notamment la rotation des cultures, l’agriculture biologique et l’utilisation de semences résistantes à la sécheresse, qui aident à préserver le sol et à augmenter la productivité.

En général, les femmes qui ont accès à la terre et aux ressources sont plus susceptibles de mettre en œuvre des pratiques agricoles durables et d’améliorer les systèmes alimentaires locaux, selon les Nations Unies.

Des défis persistants

Mais au Tchad, la vie des femmes qui tentent de faire valoir leurs droits est particulièrement difficile.

Le Tchad est classé 144e sur 146 pays, selon le rapport mondial sur l’écart entre les sexes 2024 établi par le Forum économique mondial. Le taux de mortalité maternelle du pays est élevé, avec 1 063 décès pour 100 000 naissances en 2020, soit plus de trois fois la moyenne mondiale, selon l’ONU. Seules 20 % des jeunes femmes sont alphabétisées.

Pour Nemoudji, la réponse de sa famille à sa situation a été principalement passive. Ils lui ont offert un endroit où loger et lui ont fourni un soutien émotionnel, mais n’ont pas fait grand-chose pour la confronter Elle a déclaré qu’elle ne pouvait pas se défendre contre son agresseur ou demander justice en son nom.

« Le système m’a laissé tomber lorsque j’ai demandé de l’aide après que mon mari a incendié ma maison », a déclaré Nemoudji. Lorsqu’elle a signalé l’incident au chef du village, « rien n’a été fait pour résoudre mon conflit ».

La cheffe du village Marie Djetoyom, une femme héréditaire, a déclaré à l’AP qu’elle avait peur d’agir et de risquer d’être emprisonnée en représailles. Elle a affirmé qu’elle devait agir dans le cadre des lois foncières coutumières.

Malgré le manque de soutien des chefs traditionnels et des autorités locales, les femmes du village d’environ 120 habitants ont trouvé de la force dans le collectif.

« Les pratiques culturelles ne favorisant pas l’accès à la terre pour de nombreuses femmes individuellement, l’alternative communautaire reste la meilleure possibilité pour atteindre l’objectif », a déclaré Innocent Bename, chercheur au CEREAD, un centre de recherche basé à N’Djamena, la capitale du Tchad.

Marie Depaque, une autre villageoise qui a eu du mal à s’en sortir après que son deuxième mari a refusé de soutenir financièrement ses enfants issus de son premier mariage, a ajouté que « notre combat pour les droits fonciers n’est pas seulement une question de survie économique, mais aussi de justice, d’égalité et d’espoir d’un avenir meilleur ».

Nemoudji rêve d’offrir de meilleures opportunités d’éducation aux enfants de sa communauté afin qu’ils puissent briser le cycle de la pauvreté et de la violence. Elle milite au sein de la communauté pour que le système de propriété foncière change.

« Connaître mes droits signifie que je peux demander de l’aide aux autorités et exiger la justice », a-t-elle déclaré.

Africanews

L’activiste camerounais Ramon Cotta dans un état critique

Ramon Cotta, de son vrai nom Yves Kibouy Bershu, vivait au Gabon depuis dix ans, où il était également connu sous le nom de Steve Akam. Un activiste devenu célèbre pour ses vidéos TikTok très critiques envers les autorités camerounaises.

Avec le réchauffement des relations diplomatiques entre le Gabon et le Cameroun, depuis le coup d’Etat militaire au Gabon, Libreville est devenue une ville moins sûre pour les dissidents camerounais comme Ramon Cotta.

L’activiste a donc été arrêté, puis remis aux autorités camerounaises à la mi-juillet, selon HRW. Puis, plus aucune trace de lui.

Etat critique

Le 20 août 2024, les avocats de Ramon Cotta ont déclaré à Human Rights Watch qu’ils l’avaient localisé dans une cellule de sécurité du tribunal militaire de Yaoundé, paralysé du côté gauche et souffrant de « graves déficiences visuelles », à la suite de tortures subies en détention.

La dernière fois que Ramon Cotta avait été vu, c’était dans une vidéo diffusée sur les médias sociaux le 21 juillet, où il se tenait menotté et entouré par des membres de la police camerounaise à un poste frontière entre le Gabon et le Cameroun, dans la ville camerounaise de Kye-Ossi.

« Des informations inquiétantes indiquent qu’il pourrait déjà avoir perdu la vue et la capacité de marcher correctement à cause de la torture », estime Ilaria Allegrozzi, chercheuse à Human Rights Watch, dans un rapport publié ce mardi 24 août.

« Ses avocats ont déclaré à HRW que leur client était accusé d’actes de terrorisme, d’insurrection, de financement du terrorisme, de trafic d’armes et d’insulte au chef de l’Etat et aux membres du gouvernement », ajoute la chercheuse.

La répression des opposants

Pour HRW, depuis des années, le gouvernement camerounais réprime l’opposition et la liberté d’expression, emprisonne des militants politiques, des journalistes et des dissidents.

A l’approche des élections générales de 2025, il restreint de plus en plus les libertés d’expression et d’association dit l’ONG de défense des droits de l’homme.

L’assassinat du journaliste Martinez Zogo, en janvier 2023, avait remis au-devant de l’actualité la question des atteintes aux droits de l’Homme et à la liberté d’expression au Cameroun.

Le gouvernement camerounais dénonce de son côté « la montée des propos injurieux contre les institutions et ceux qui les incarnent », dans la perspective de l’élection présidentielle de 2025.

Georges Ibrahim Tounkara

Le Sénégal suspend les activités minières polluantes près de la frontière malienne

Confrontées à une « situation préoccupante » sur les plans environnemental et sanitaire aux abords de la rivière Falémé, les autorités sénégalaises y ont décrété l’arrêt des activités minières jusqu’au 30 juin 2027.

Le Sénégal suspend pour trois ans les activités minières sur la rive gauche de la Falémé dans le sud-est du pays, à la frontière malienne, pour préserver l’environnement et protéger la santé des populations, indique un décret présidentiel publié mardi.

Principal affluent du fleuve Sénégal, la Falémé est confrontée à une grave pollution en raison de l’utilisation intensive de produits chimiques destinés à l’exploitation des mines d’or, principalement artisanales, qui prolifèrent dans la région. Elle est une ressource vitale pour des milliers d’habitants qui utilisent la rivière pour leurs activités agricoles et pour l’alimentation du bétail.

« Cette situation préoccupante appelle de la part des autorités nationales des mesures fortes afin de trouver une solution juste aux incessantes plaintes des populations riveraines », a expliqué le ministère des Mines dans un rapport publié la semaine dernière.

Ruée vers l’or dans le Kédougou

La suspension prévue jusqu’au 30 juin 2027 s’étend sur un rayon de 500 mètres autour de la rive gauche de ce cours d’eau, dont une partie est située le long de la frontière malienne. La délivrance de titre minier est également suspendue.

La région de Kédougou, où coule la Falémé, connaît depuis une vingtaine d’années une ruée vers l’or. Des milliers de personnes, venues de toute l’Afrique de l’Ouest, tentent d’y faire fortune. Les activités minières illégales ont prospéré.

Cette situation « nécessite la mobilisation de stratégies et de dispositifs de préservation de la Falémé, de protection de l’environnement, de stabilité sociale et de garantie de l’ordre et de la sécurité », souligne le rapport du ministère des Mines.

En 2014, l’État du Sénégal avait déjà instauré une zone où l’orpaillage artisanal est autorisé pour tenter de réguler l’activité.

(Avec AFP)

Football : Osimhen, un avenir incertain en club ?

L’agent de Osimhen, Roberto Calenda, accuse les dirigeants napolitains de ne pas jouer franc jeu.

À quatre jours de la clôture du mercato estival, l’avenir de Victor Osimhen demeure incertain.

L’avant-centre nigérian, qui a rejoint Naples en 2020 en provenance de Lille, souhaite quitter le club. Si le désir du joueur de changer d’air est bien connu, L’agent de Osimhen, Roberto Calenda, accuse les dirigeants napolitains de ne pas jouer franc jeu. Calenda a même reproché publiquement au club son manque de respect envers son client.

Alors qu’il était attendu au PSG, les négociations semblent avoir été plombées par le montant du transfert demandée par Naples : 130 millions de dollars. Une somme

jugée trop élevée par les dirigeants qataris du club français.

En parallèle, Chelsea aurait également manifesté un intérêt pour le « super eagle ». Cependant, les négociations ont échoué en raison des exigences salariales du joueur. Selon les médias britanniques, Osimhen réclamerait plus de 2 millions d’euros par mois pour rejoindre les Blues, ce qui ferait de lui le joueur le mieux payé de la Premier League. Chelsea a depuis été refroidi.

Il ne reste plus que l’offre de 70 millions de dollars d’Al Ahli, en Arabie Saoudite, acceptée par Naples. Toutefois, le meilleur joueur africain de 2023 exige un salaire conséquent ainsi qu’une clause libératoire lui permettant de revenir en Europe.

Euronews

Les inondations font une trentaine de morts au Mali

Hawa et Adam sont deux petites jumelles qui ont trouvé refuge avec leurs parents à l’école publique de Yirimadio, un quartier périphérique de Bamako au Mali qui accueille 30 ménages et quelque 300 personnes.

Boubacar, leur grand-père, chauffeur de profession, explique comment il a sauvé sa famille lors des inondations des 17 et 18 août dernier dans la capitale malienne.

« Quand l’eau nous a submergés, la nuit tombée, j’ai mis mes enfants et mes petits enfants sur le toit de la maison. J’ai ainsi tenu les pieds des plus petits d’entre eux jusqu’au petit matin. Je n’ai pas eu le temps de prendre quelque affaire que ce soit. Du coup, les eaux ont tout emporté, j’ai tout perdu, absolument tout. »

Article de Mahamadou Kane

« J’ai d’abord sauvé les enfants »

Mawa, une mère de famille, a échappé de peu à la noyade. Elle a été victime d’un effondrement de mur qui l’a blessée au dos et au pied.

« Face à la montée des eaux, j’ai d’abord sauvé les enfants. C’est ensuite que j’ai tenté de récupérer quelques affaires personnelles, dont des ustensiles de cuisine, raconte Mawa. Au moment même où je voulais refermer la porte, l’importante quantité d’eau qui a submergé ma cour m’en a empêché. J’ai donc décidé d’escalader le mur. C’est là où il s’est écrasé. Voulant me relever, il m’a fracassée de nouveau. J’ai alors nagé dans l’eau pour regagner le domicile le plus proche de moi. »

Le district de Bamako compte au total plus de 500 ménages touchés et près de 5.000 personnes sinistrées.

La région de Ségou enregistre pour sa part au moins 12 décès liés aux inondations de la semaine dernière.

Dégâts matériels inestimables

Quant aux dégâts matériels, ils sont inestimables, selon le lieutenant-colonel Nouhoun Coulibaly, directeur régional de la protection civile de Ségou.

« On dénombre plus de 13.000 personnes qui sont affectées par les inondations qui ont frappé la ville de Ségou. Les chiffres de nos agents déployés sur le terrain font état de plus de 500 hectares de champs inondés. Ce qui fait donc 500 hectares de champs détruits. Il y a en plus environ 2.000 maisons effondrées. On ne peut pas quantifier le nombre de puits et de latrines qui ont été endommagés par les eaux de pluie. »

En décrétant l’état de catastrophe naturelle, les autorités de la transition malienne comptent renforcer le stock national de sécurité alimentaire, ou encore venir en aide aux familles touchées par les inondations.

Toujours d’après nos informations, les agents de la protection civile devraient être aussi équipés pour mieux secourir les personnes à risques.

Le curage des caniveaux, des collecteurs, mais aussi des voies d’écoulement d’eau font également partie des plans du gouvernement pour prévenir d’éventuelles inondations.

Mahamadou Kane