Depuis le début d’année, la filière cacao fait face à d’importantes difficultés au niveau du bassin ouest-africain. En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, l’heure est cependant à l’accalmie.
En Côte d’Ivoire, l’horizon s’éclaircit pour le segment de commercialisation du cacao. Selon Bloomberg, dans une publication du 25 février, les négociants ont repris leurs achats de fèves stimulés par la baisse du coût de la matière première.
Si le calcul du prix final d’acquisition de l’or brun tenait jusqu’ici compte en plus du prix du marché, du différentiel d’origine, prime associée à la qualité du produit et du différentiel de revenu décent de 400 $ (344 €) par tonne instauré depuis 2020/2021 pour améliorer la condition des producteurs, ces deux derniers éléments ont été désormais supprimés par le Conseil du Café-Cacao (CCC) selon le média économique.
La décision vient mettre un terme au bras de fer en cours depuis plusieurs semaines entre le régulateur et les acheteurs qui mettaient en lumière le caractère coûteux des fèves ivoiriennes. Cet épisode vient rappeler en outre, une séquence similaire en 2020/2021 où la baisse de la demande de cacao liée à la mauvaise conjoncture économique avait conduit le régulateur à négocier des décotes sur la fève ivoirienne qui ont supprimé les gains du DRD.
Alors que cette démarche devrait relancer les ventes à terme pour la petite traite qui démarrera d’ici avril, les analystes estiment que les acheteurs pourraient encore bénéficier d’un coup de pouce avec d’ici la fin du mois une annonce d’un prix au producteur à la baisse pour ladite saison. Fixé actuellement à 2 800 Fcfa/kg (soit environ 5 000 $ la tonne) pour la campagne principale d’octobre à mars, ce tarif reste supérieur aux cours mondiaux qui fluctuent depuis février entre 3 000 et 4 000 $.
Espoir Olodo

