Ryder Cup : parlez-vous golf ?

Golf

Les mots ont leur importance dans ce sport qui obéit à un vocabulaire riche et précis. Tour d’horizon de ce glossaire très porté sur l’anglais.

Le golf est un sport méconnu à cause, en partie, du vocabulaire spécifique, essentiellement anglo-saxon, qui y est rattaché. On peut y voir un parallèle avec l’enseignement du droit : apprendre les termes de ce sport, c’est une manière de comprendre ses règles. À l’occasion de la Ryder Cup, qui débute en France la semaine prochaine, Le Point vous propose un petit lexique.

Drive. C’est le premier coup frappé au départ du trou. Le golfeur tape avec puissance la balle dans le but de s’approcher le plus vite possible de l’objectif. La précision est aussi de mise pour réussir ce coup, mais la manière de cogner bien fort la petite boule blanche est primordiale. Pour la subtilité, il faut attendre d’être plus proche du trou.

Putt. Le putt est le coup placé au golf. Il s’exécute sur le green alors que le joueur est proche du trou, et consiste à faire rouler délicatement et habilement la balle. La manœuvre a l’air aisée a priori en raison de la proximité avec le trou, mais le putt nécessite énormément de sang-froid et de concentration. Beaucoup de champions ont eu le poignet qui tremble pour le coup décisif.

Club. C’est la fameuse canne du golfeur lui servant à taper la balle blanche. Ce dernier ne peut en détenir plus de 14 dans son sac, sous peine de sanction. On distingue plusieurs catégories de clubs :

  • – Les bois : pour les coups longs au départ du trou. À l’origine, ces clubs étaient bien fabriqués en bois, mais ceux d’aujourd’hui sont en titane ou dans un autre métal très léger.
  • – Les fers : pour les coups intermédiaires.
  • – Les wedges : ce sont des fers spéciaux, au bout incliné, qui servent pour des coups particuliers, comme sortir la balle d’un bunker. Il s’agit ici de ne pas frapper la balle de manière classique, mais de lui trouver un angle et un effet bien spécifiques.
Les wedges ont une forme bien particulière.© SAM GREENWOOD GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

  • – Les putters : pour les coups proches du trou.

Bunker. C’est un obstacle artificiel et particulier sur le parcours pour rendre la tâche un peu plus délicate pour les joueurs. L’exemple le plus courant est la petite étendue de sable au milieu d’un lac de verdure.

BUNKER © Kevin C. Cox GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Le bunker est un obstacle classique en parcours de golf.

© Kevin C. Cox GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Caddie. Le caddie est la personne qui porte les sacs de clubs du joueur sur le parcours. Mais son rôle dépasse largement celui de porteur. Il est l’épaule, l’oreille et le conseil du joueur durant une partie. Un bon golfeur peut se sentir désemparé sans son caddie.

CADDIE © SAM GREENWOOD GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Tiger Woods et son caddie Joe LaCava (à gauche).

© SAM GREENWOOD GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

 

Swing. Il s’agit du mouvement des hanches du joueur, club en main, avant de frapper la balle. Un bon swing équilibré est indispensable pour réussir son coup, un swing raté est souvent synonyme de coup loupé. C’est l’un des fondements de l’apprentissage du golf. En tennis, l’une des premières choses apprises par les débutants est de bien tenir sa raquette. En golf, c’est le swing qui constitue la base des enseignements initiaux.

Practice. C’est la zone d’entraînement et d’échauffement avant de se lancer dans un parcours. On y travaille particulièrement le swing et la manière de taper les balles. L’exercice se fait de manière continue, sans interruption : le golfeur tape une multitude de balles (de couleur différente de celles du parcours) sans aller en chercher une seule.

Exemple d’une zone de practice.

Par. C’est le nombre de coups définis à l’avance par un écriteau pour réussir un score correct à propos d’un trou précis. Exemple, si le trou n° 12 est classé « Par 5″, il faut le réaliser en cinq coups. S’il est effectué en dessous ou au-dessus de cinq coups, on fait alors intervenir d’autres termes pour nommer et hiérarchiser la performance.

Bogey. Lorsqu’un golfeur fait un bogey, il ne réalise pas une bonne prestation puisque cela signifie qu’il a dépassé le Par d’un coup. Un double bogey correspond à deux coups au-dessus du par, et ainsi de suite. Pour les coups gagnants, on emploie des noms de grands oiseaux. Le birdie désigne un coup en dessous du par, le eagle deux, l’albatros trois.

Cut. En golf, le cut est une frontière séparant les qualifiés des éliminés, qui intervient après les deux premiers tours d’un tournoi. Il se matérialise par un score à ne pas dépasser sous peine de sortie définitive de la compétition. Seuls ceux qui sont en dessous de cette limite du cut touchent de l’argent.

Parcours. C’est le terrain de golf dans son ensemble, avec ses 18 trous.

Green. C’est l’aire de jeu la plus proche du trou. Il n’y a pas un autre endroit du parcours où l’herbe est coupée plus court que sur un green. L’objectif est que cette surface ressemble à un tapis grâce à sa tonte minutieuse, pour que les putts puissent s’exécuter dans les meilleures conditions possible.

GREEN © OLI SCARFF AFP
Exemple d’un green © OLI SCARFF AFP

Fairway. C’est la zone qui sépare l’aire du départ du green. L’herbe y est plus haute et la surface plus étendue, entre généralement 100 et 500 mètres de longueur. La difficulté d’un fairway aide souvent à déterminer le par de ce trou.

FAIRWAY © FRANCK FIFE AFP
Un jardinier s’occupe de la tonte du fairway (illustration).© FRANCK FIFE AFP

Rough. C’est la partie du parcours où l’herbe est la plus touffue. Elle borde le fairway, et c’est dans cette zone verte où la balle est la plus difficile à taper en raison de la hauteur du gazon. Certaines zones de rough sont entretenues, d’autres carrément pas, dans le seul but de rendre difficile le parcours.