Alioune Tine : “Lead Africa va rester au Sénégal”

Sénégal

Ferloo.com “Il y a un travail de coulisse qui se fait en coulisse avec Mamadou Mignane Diouf et Djiby Guèye. Ce qui est sûr et d’après mes informations, Lead Africa qui fait un travail colossal pour les citoyens sénégalais va rester au Sénégal”, a révélé l’Expert indépendant des Nations Unies, Alioune Tine sur les ondes de e-media.

“Mon problème c’est cet arrêté du ministre qui viole la constitution, qui  viole les droits de l’Homme. Le ministre n’a pas à regarder le budget de Y en a marre. Trois cent cinquante millions ne sont rien par rapport à des milliards qu’on dépense à tort et à travers. Le problème de fonds au Sénégal, c’est l’argent public”.

A propos de la sortie du président de la République contre le directeur exécutif d’Amnesty- Sénégal, Alioune Tine blanchit Seydi Gassame. “Seydi Gassama ne fait pas de la politique, s’il la fait, il est révoqué dans les minutes qui suivent car les Organisations non gouvernementales font des investigations sur les activités de leurs agents”, laisse-t-il entendre.

Il demande dans la foulée au président de la République et au ministre de l’Intérieur d’abroger ces arrêtés pour mettre en place le Comité sénégalais des droits de l’Homme, car, constate-t-il. “le Sénégal n’a pas d’institution nationale reconnue en la matière sur le plan national et sur le plan international.

Selon Alioune Tine, le Sénégal est un pays démocratique où la liberté est respectée mais s’empresse-t-il d’ajouter : “au Sénégal, comme en Afrique, les véritables problèmes se trouvent dans le champ politique”.

Pour l’Expert des Nations Unies, il convient passer au scanner toutes les questions de démocratie pour arriver à une démocratie digne de ce nom et qu’on cesse de nous “autorouter” sur ces questions.

Alioune Tine prône, dans ce même registre, la construction de nouvelles prisons, que notre système prenne en charge la question de l’équité, l’égalité hommes-femmes…

Il exige également le dialogue sur des questions d’intérêts nationales. Pour ce faire le chef de l’Etat doit mettre des hommes et des femmes qui président ces structures de dialogue pour que prévale un consensus fort sur toutes les questions d’intérêts nationales.

Par ailleurs, Alioune Tine demande au Gouvernement du Sénégal de ne pas dramatiser les avis et recommandations des experts des Nations Unies sur les questions des droits de l’Homme. “Ils font des sorties périodiques mais qui peuvent être bénéfiques ou dangereuses pour un Etat membre de  l’Onu. Le Sénégal doit respecter ses engagements internationaux.

“Depuis quelques temps on constate des défaillances en matière des droits de l’Homme et en matière de démocratie Il y a des déconstructions des institutions depuis la présidentielle de 2000”, a fait remarqué Alioune Tine avant d’estimer que “cette question de consolidation des acquis démocratiques doit être prise en compte dans les priorités nationales”…

Selon Alioune Tine, le Sénégal traverse une période fragile. “Les guides religieux doivent être un rempart pour qu’il ait de l’élection apaisée. Il faut qu’ils élèvent la voix pour parler à tous les acteurs afin de faire une élection transparente”, exige-t-il.